Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Les relations Liban-Belgique par Johann Verkammen, Ambassadeur de Belgique au Liban

Posted by mplbelgique sur novembre 18, 2007

(Extraits de l’entretien accordé à Jeanne Massad pour la Revue du Liban, Octobre 2007)

<b>Relevez-vous quelque similitude entre la crise belge et celle du Liban? D’aucuns avaient proposé le règlement de notre crise à la manière suisse ou belge. Quel est votre avis à ce sujet?</b>

Comme je viens de le dire, chaque pays a sa propre Histoire, sa composition ethnique, religieuse, sociale et économique. On ne peut pas transposer une situation d’un pays sur un autre pays.

Au Liban, la situation est plus complexe; il y a plus de communautés qu’en Belgique et un élément complique les choses: la forte répercussion des tensions de la région sur la politique libanaise et nous n’avons, heureusement, pas connu la violence que vous avez endurée. Mais qui sait, peut-être qu’un jour le système fédéral que nous avons su développer au fil des années peut servir d’une source d’inspiration et il y a encore beaucoup d’autres systèmes fédéraux dont vous pourriez tirer éventuellement des éléments profitables. J’ose être optimiste que la Belgique et le Liban sortiront de leur crise politique dans les semaines à venir. “Optimism is a moral-duty” disait très justement le philosophe anglo-autrichien Karl Popper!

<b>Comment évaluez vous les relations libano-belges?</b>

Les relations sont excellentes. Il y a une belle collaboration interhumaine. Une communauté très importante belgo-libanaise habitant en Belgique – des médecins, avocats, hommes d’affaires, diamantaires – et vice-versa, nous avons pas mal de Belgo-Libanais vivant au Liban. Seule tache d’ombre: deux ou trois dossiers pénibles de rapts parentaux. Sur le plan politique, un grand intérêt est manifesté par nos politiciens pour ce qui se passe au Liban.

La Belgique tente, où elle le peut, d’aider votre pays pour sortir de la crise. Nous contribuons au contingent de la Finul. M. Brammertz, chef de la commission d’enquête des Nations unies, est belge et nous avons contribué une somme conséquente à la conférence de Paris III. J’espère de tout cœur, que la situation politique se normalisera. Je vois cette élection présidentielle comme une grande opportunité pour le Liban de sortir de cette situation difficile et de redémarrer sur des nouvelles bases. Ceci nous permettra de développer des relations plus fructueuses. Nous préférons en effet envoyer des hommes d’affaires ou des artistes au Liban au lieu d’envoyer des Casques bleus.

Mon souhait une fois, la situation redevenue normale, est de contribuer au rétablissement de plusieurs lignes aériennes directes entre Bruxelles et le Liban et d’améliorer le cadre contractuel entre la Belgique et le Liban, au niveau des relations commerciales. Nous aimerions reprendre le fil des négociations d’un traité de prévention de double imposition, interrompues à cause de la situation politique. Beaucoup d’initiatives sont rendues difficiles pour le moment à cause des actes de violence dont votre pays est victime.

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