L’Armée libanaise a démantelé pendant les fêtes un dangereux réseau terroriste dont l’objectif était d’exécuter des actes criminels pour saper la sécurité et la stabilité du pays. La cellule était composée de quatre individus, libanais et syriens, qui sont actuellement interrogés par les services de renseignements militaires, qui les ont arrêtés à Beyrouth à l’issue d’une longue surveillance.
Des sources de sécurité qui suivent l’enquête ont rapporté que la mission de cette cellule était de mener des opérations terroristes contre des casernes de l’Armée libanaise, en coopération avec des éléments terroristes du Front al-Nosra basés dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué.
L’enquête a montré que les membres de la cellule projetaient de rééditer le scénario des assassinats, comme ceux qu’a connu le Liban ces dernières années. Une série d’hommes politiques et de responsables sécuritaires figurait sur la liste des cibles de ce groupe dans le but de provoquer des troubles dans la rue chrétienne et musulmane.
Les mêmes sources ajoutent que les éléments terroristes résident à Aïn el-Héloué, à Tripoli et dans la haute montagne de Ersal, et s’employaient à fonder une branche d’al-Nosra dans le camp. Ils ont commencé d’ailleurs les entrainements militaires pour réactiver l’aile militaire d’Al-Qaïda en structurant des groupes adoubés par l’organisation-mère.
L’attentat anti-israélien en Bulgarie avait fait sept morts. Mais les évaluations provisoires des enquêteurs qui incriminent le mouvement chiite libanais ne font pas l’unanimité…
Malgré ses dénégations, le Hezbollah est-il impliqué au premier chef dans l’attentat de Bourgas, en Bulgarie, qui a eu lieu l’an dernier ? La réponse à cette question peut avoir d’importantes conséquences régionales sinon plus.
Petit rappel des faits. Le 18 juillet 2012, un terroriste fait exploser une bombe à côté d’un bus transportant des touristes israéliens qui venaient d’arriver dans la station balnéaire bulgare. Bilan : sept morts, cinq Israéliens, le chauffeur du bus bulgare et le terroriste. Dans les heures qui suivent l’événement, Israël et les États-Unis incriminent le Hezbollah.
Mais il faudra attendre ce 5 février pour avoir du neuf en ce sens : « Il y a des informations concernant des financements et une appartenance au Hezbollah de deux personnes, dont l’auteur de l’attentat », déclarait ce jour-là le ministre bulgare de l’Intérieur, Tsvetan Tsvetanov. Ces personnes « possédaient des passeports de l’Australie et du Canada » et « vivaient Lire la suite »
La montée en puissance de groupes extrémistes et salafistes au Liban commence à inquiéter les citoyens libanais, laïcs et défenseurs d’un état fort. Cette inquiétude est justifiée par le silence complice qui entoure leurs agissements et le soutien international dont bénéficient certaines de ces organisations.
Ce dossier regroupe un recueil d’articles classant chronologiquement les offensives subies par le pays du Cèdre ces dernières années (hormis l’odieux crime de Donniyeh survenu en 2000). L’objectif est de se faire une idée plus précise de la menace afin d’en prendre conscience et de ne pas la banaliser pour mieux la combattre.
L’Armée Libanaise est le fer-de-lance de l’unité libanaise et se trouve être la cible de ces groupes extrémistes. La "pensée" salafiste et la mise en scène d’une supposée menace de l’Armée laïque et du Hezbollah chiite permet à ces groupes de mobiliser les extrémistes sunnites et de leur justifier ainsi des actes barbares et criminels dignes des pires organisations terroristes. Bien que ciblée par cette campagne, la communauté sunnite dans sa grande majorité ne tombe pas dans le piège. Leurs actions restent contenues, elles ne menacent donc pas le tourisme… néanmoins, c’est la coexistence nationale que cherchent à faire sauter ces groupes.
Ensuite, hormis les traditionnels accrochages à Tripoli, entre extrémistes armés sunnites et la minorité alaouite, une accalmie apparente régna de 2008 à 2011 du fait de l’application de l’accord de Doha. Néanmoins, dès la chute du régime de Saad Hariri, les extrémistes resurgirent tout à coup.
Les autorités syriennes ont réussi à arrêter Mohammad Zawahiri, frère du chef d’alQaïda, Ayman Zawihiri, a révélé le journal britannique "The Independent" dans son numéro de ce samedi.
Selon le rapport de ce journal, l’arrestation a eu lieu à Deraa, au Sud-Ouest de la Syrie, lorsque Mohammad Zawahiri tenait une réunion avec les groupes armés de l’opposition.
« Le chef du font Al Nosra, Abou Mohammad el-Joulani, entretient des contacts directs avec lui », précise-t-on dans ce rapport, qui fait état de la croissance de l’influence de ce groupe en Syrie. De plus, le journal britannique fait état de l’adhésion de certains miliciens armés étrangers aux groupes armés en Syrie.
L’AFP a rapporté que l’Armée libanaise a saisi une cargaison d’armes aux frontières nord avant qu’elle ne soit introduite en Syrie. L’opération a eu lieu dans la région de Wadi Khaled, au nord du pays.
Les armes, dissimulées dans une voiture et une camionnette, comprenaient des obus de mortier, des mitrailleuses et des munitions. Les chauffeurs des véhicules, deux Libanais originaires de Wadi Khaled, ont été arrêtés par l’Armée. La télévision Al-Manar du Hezbollah, a indiqué que la cargaison a été saisie dans le village de Mejdel.
La chaine satellitaire syrienne a diffusé de nouveaux enregistrements de conversations téléphoniques entre, selon elle, le député du Courant du futur Okab Sakr et des chefs rebelles syriens.
Le journaliste syrien Rafic Lotof, spécialisé dans le démontage des trucages médiatiques diffusés par les chaine Al-Jazeera et al-Arabiyé, a déclaré qu’il disposait d’autres enregistrements prouvant l’implication de Sakr dans le transfert d’armes aux rebelles syriens.
La télévision syrienne a diffusé 9 minutes d’enregistrements de plusieurs conversations. Certaines d’entre elles ont été Lire la suite »
Les propos du vice-ministre des Affaires étrangères russe Mikhaïl Bogdanov envisageant l’éventualité d’une victoire des rebelles ont incontestablement semé le trouble dans les rangs des défenseurs de la Syrie « telle qu’elle est ». Ces propos ont-ils été sollicités, mal traduits à dessein ? Pas exactement : dans la version anglaise de son intervention Bogdanov parle effectivement d’une perte croissante de contrôle du gouvernement syrien sur son territoire. En revanche, ils sont un rien tronqués, les médias occidentaux insistant sur ce qui les arrange. Bogdanov ajoute en effet : « La lutte va devenir de plus en plus intense et la Syrie va perdre des dizaines – peut-être des centaines – de milliers de civils« . Une perspective effrayante et, selon nous, catastrophiste, mais qui indique bien que pour le responsable russe, le combat ne fait en somme que commencer.
Remettre en perspective
Bogdanov conclut en s’adressant manifestement aux Occidentaux et autres appuis des rebelles : « Si un tel prix pour le renversement un président (Bachar) semble acceptable pour vous, que pouvons nous faire ? un tel prix est bien évidemment inacceptable pour nous« . Or si cette éventualité est « inacceptable » pour Moscou, il est raisonnable de penser que Lire la suite »
La mort, le week-end dernier, d’une vingtaine de jeunes jihadistes libanais en Syrie, a recentré le débat sur le rôle des islamistes dans ce pays. Magazine est allé à la rencontre d’un jihadiste libanais afin de retracer le parcours de ces hommes prêts à mourir au nom de Dieu.
Abou Ghurair el-Traboulsi est un jeune trentenaire portant la longue barbe des islamistes. Ce nom est un pseudonyme lui permettant de protéger son anonymat. «Je ne suis pas un salafiste, juste un musulman pratiquant», se défend-il, une fois l’entrevue amorcée.
La révolution syrienne et la guerre civile qui s’en est suivie ont permis de raviver le flambeau des mouvances islamistes radicales comme celles d’al-Qaïda et des autres salafistes-jihadistes. Vendredi 30 novembre, près de vingt-deux jihadistes libanais ont trouvé la mort, ont été blessés ou capturés dans les environs de Tal Kalakh en Syrie. Les combattants seraient tombés dans une embuscade tendue par l’armée syrienne. Seule l’identité de cinq personnes dont Malek el-Hajj Dib, 23 ans, Abdel-Karim Ibrahim, 18 ans, Abdel-Rahman el-Hasan, 22 ans, Youssef Abou Arida, 26 ans, et Bilal Khodr el-Ghoul, 22 ans, aurait été confirmée.
A l’instar de ces «martyrs», Abou Ghurair a grandi dans les quartiers populaires de Tripoli. Il ne rêve, aujourd’hui, que de rejoindre une fois de plus ses compagnons du jihad avec lesquels il a, trois mois durant cette année, mené la «guerre sainte» en Syrie. Contre quels ennemis?
«L’Iran et ses partisans, ceux qui épousent la théorie de la wilayat el-fakih dans le monde arabe, comme le Hezbollah», explique-t-il sur un ton prosaïque. La wilayat el-fakih désigne, en langue persane, la tutelle du guide suprême iranien. «La vie sur terre ne tient qu’à un fil et ce qui compte à mes yeux, c’est la vie dans l’au-delà, le jihad, la guerre sainte Lire la suite »
Notre rencontre aujourd’hui coïncide avec le 69eme anniversaire de l’Indépendance du Liban.
Une indépendance ternie chaque jour par les agressions d’Israël qui, à travers son histoire, a toujours résolu ses problèmes en recourant à la logique de la force, mais qui a été vaincue dernièrement par la logique des droits défendus par les résistants du Liban et de Gaza.
Une indépendance qui est une valeur nationale plus difficile à préserver qu’à récupérer dans un pays où la classe politique est toujours prête à la marchander, comme il s’est avéré, encore une fois, pendant la crise actuelle en Syrie où les ingérences de certains Libanais risquent de justifier plus tard des ingérences syriennes et de menacer, par conséquent, cette indépendance ; ces ingérences renforcent les alibis de « ventre mou » et de « passage de complots » invoqués par la Syrie durant son hégémonie sur le Liban tandis que nous militerons toujours pour que le Liban constitue la « colonne dure » de la région et sa « barrière protectrice ».
Une indépendance d’un pays menacé par la montée d’un intégrisme dans une région riche en sa diversité dont l’élimination ne sera certainement pas sans conséquence fatale sur le monde entier et, en particulier, sur l’Europe et la France.
Mesdames et Messieurs,
Le soi-disant « Printemps Arabe » s’est révélé être un hiver glacial et une plongée dans l’ère des ténèbres. Ainsi, des dictatures sont remplacées par des gouvernements islamistes extrémistes et les mouvements inspirés par Al-Qaeda sont en plein essor. Les conséquences n’ont pas tardé à apparaitre : les propositions de législations islamistes en Egypte, du type application de la Charia ; la prohibition de certaines manifestations et activités artistiques et culturelles dans le Maghreb, l’apparition d’un fanatisme religieux tout-à-fait étranger au Liban et à sa société multiconfessionnelle et, enfin, les attaques terroristes, même contre les pays « parrains », qui nous font penser à une récidive façon Ben Laden.
Ceci dit, les expressions de surprise et de regret ne suffisent plus ; ce qui est exigé aujourd’hui c’est de changer les politiques occidentales qui nous menacent tous. Les manœuvres superficielles cherchant à Lire la suite »
La direction de l’orientation du commandement de l’armée a publié samedi un communiqué annonçant l’arrestation de cinq ressortissants syriens dans la ville de Nabatiyé.
450 grammes d’explosifs ont été retrouvés dans le domicile de Khodr Mohammad al-Fanoush, cheikh Mohammad Saleh al Fatah, Ahmad Mohammad al-Fanoush, Hussein al-Farhan Fatah et Wael al Hussein Hassan. Ces derniers sont soupçonnés de préparer une attaque terroriste et placés actuellement en détention.
L’Armée libanaise affirme aujourd’hui avoir arrêté cinq Syriens en possession de 450 grammes d’explosifs, d’un détonateur et de trois munitions pour mortier dans le marché de Nabatiyeh, au Liban-Sud. Selon des sources sécuritaires, les suspects comptaient utiliser les explosifs demain lors de la célébration de l’Achoura. Cet incident avive les craintes que le conflit syrien ne déborde au Liban voisin. (Source : AP)