Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, Gebran Bassil ne laisse personne indifférent. On l’accuse d’être arrogant, imbu de lui-même. Pourtant, en privé, c’est un homme d’une grande simplicité, spontané, qui possède un solide sens de l’humour. Il tient les dossiers les plus importants et il est la cible de rumeurs et d’attaques les plus virulentes, notamment en raison de sa parenté avec le général Michel Aoun. Avec son franc-parler, il n’hésite pas à répondre à toutes nos questions, même les plus embarrassantes. Portrait du ministre de l’Energie et de l’Eau.
Enfant, il voulait devenir évêque, jusqu’au jour où quelqu’un lui a expliqué qu’il fallait être prêtre d’abord. Il a vécu toutes les contradictions et se revoit comme un élève appliqué, premier de sa classe mais, en même temps, étourdi et agité. Alors qu’il fait des études en génie civil à l’Université américaine de Beyrouth (AUB), il est volontaire dans l’armée et prend part à la guerre de libération en 1989. «Un jour où je suis venu assister aux cours, tout le monde m’a applaudi en classe, car je ne venais pratiquement jamais. Je réussissais à la limite. J’ai passé toute ma vie ainsi», se souvient Gebran Bassil. Très jeune, il sait déjà ce qu’il ne veut pas. «J’aurais pu devenir avocat. J’étais bon en littérature et j’aime argumenter et plaider. La médecine ne me tentait pas, car je ne voulais pas passer dix ans de ma vie à étudier». Il débute par le génie électrique pour virer ensuite vers le génie civil. «J’ai un esprit cartésien. Plus je grandissais et plus les choses devenaient claires pour moi», confie le ministre. Extrémiste de nature, il estime toutefois être capable de modération.
En 1989, comme une majorité de Libanais, il est saisi par la passion suscitée par le général Michel Aoun et se porte volontaire dans l’armée. Il ne connaît pas le général personnellement, mais il a pour lui une grande admiration. «Je lui ai adressé, une fois, une lettre et je suis allé à l’école Champville pour la remettre en main propre à ses filles», raconte Gebran Bassil. Il possède une photo du général Aoun que celui-ci lui a dédicacée après le fameux 13 octobre alors qu’il était à l’ambassade de France. «J’ai accroché cette photo sur le mur de ma chambre et je me suis juré que je ne la retirerai que le jour où il reviendra. Cette photo a jauni et s’est effritée avec le temps mais je la garde toujours».
Infatigable travailleur
Le départ en France du général n’affaiblit pas l’enthousiasme du jeune homme pour la cause. En 1993, il le rencontre une première fois en France. A Batroun, sa ville natale, il colle des affiches et des photos sur les murs et lance des tracts. «Ma mère a saisi, une fois, des Lire la suite »
Nicolas Sehnaoui, ministre libanais des Télécoms, a tenu une conférence de presse pour dénoncer les blocages persistants du PDG d’Ogero, Abdel Menhem Youssef, qui a la main sur les ressources internet de l’état. M. Youssef, pur produit de la corruption haririste, est d’un bord politique opposé à celui du ministre Sehnaoui. Fidèle lieutenant de la famille Hariri, dont le système de corruption fait l’objet d’une offensive sans précédent au Liban de la part du Courant patriotique libre, ceci explique le manque de coopération de cet haut-fonctionnaire d’état vis-à-vis des avancées réalisées par le ministre des télécoms et de toute son équipe.
C’est ainsi que Youssef bloque une grande partie de la capacité disponible pour l’internet au Liban, réduisant de moitié son potentiel.
Sehnaoui explique en détail dans cette conférence de presse le potentiel de l’infrastructure en place sans cesse bloqué par Youssef :
Le CPL regrouperait selon un sondage menée début mai près de 33% des électeurs de la circonscription du Metn.
Le député maronite Ibrahim Kanaan est le candidat le plus populaire de la région avec 51,9% de faveurs, suivi par Samy Gemayel avec 51,5%.
En ce qui concerne le siège orthodoxe, Ghassan Moukheiber recueille 48,7% d’avis favorables alors que Michel Murr doit se contenter de 45 %.
Après les derniers évènements politiques, le CPL aurait encore gagné 5 points passant à 38% de soutien, ceci reste néanmoins à confirmer.
Après avoir mis au défi les blocs parlementaires chiites de soutenir la loi électorale orthodoxe, Samir Geagea retire son soutien à cette réforme électorale cruciale pour les Chrétiens et le retour de leurs droits.
Honte à ce traitre qui avait déjà poignardé dans le dos les chrétiens lors d’un autre moment tristement historique… les accords imposés de Taëf en 1989. Et cela, après avoir contribué au retrait historique des Forces Libanaises des régions de Chouf, Aley et Saïda dans les années 80, provoquant un exode chrétien sans précédent.
Combien de temps encore ce chef de guerre, aujourd’hui converti en chef de la corruption à l’encontre des chrétiens va-t-il continuer à sévir de toute sa bêtise ?
L’accord électoral de la dernière minute conclu dans la nuit de mardi entre les Forces libanaises, le Courant du futur (CDF) et le Parti socialiste progressiste (PSP) a mélangé les cartes. L’unanimité chrétienne autour du projet orthodoxe a volé en éclat après le revirement de Samir Geagea, sans pour autant que Lire la suite »
La prise de contact entre Michel Aoun et Samir Geagea pave la voie à la formation historique d’un front commun à l’ensemble des partis chrétiens, ce qui renforce considérablement les chances de la proposition orthodoxe. Mais, à quelques jours de la séance décisive du 15 mai prochain, ceux qui s’y opposent étudient la riposte.
La semaine dernière, le leader du Courant patriotique libre (CPL) a prévenu: «Le flou entretenu ces dernières semaines par l’ensemble des forces politiques n’a que trop duré. Fini les paroles, place aux actes». Place à la politique. Principal opposant à une prorogation du mandat du Parlement, qui ouvrirait la porte à une reconduction du président Michel Sleiman, Michel Aoun avait tout intérêt à bouger et à être le premier à lancer la machine des concertations. Conformément à sa doctrine sur le sujet – «les chrétiens doivent recouvrir le droit de désigner par leurs seules voix leurs représentants» – le maître de Rabié a repris langue avec le seigneur de Mehrab, Samir Geagea.
Le dernier contact remontait à deux ans: symbole de l’importance que constitue pour Aoun le dossier de la loi électorale. Il n’en démord pas. Malgré les messages distillés dans la presse faisant état de la gêne et des réticences des partis chrétiens du 14 mars, ces derniers se sont prononcés en faveur de la proposition orthodoxe au sein de la sous-Commission. Plus profondément, le général est animé par l’opportunité historique que constituerait une loi électorale édictée par les chrétiens.
Ferzli, au secours de sa proposition
Le contact téléphonique a été qualifié par les deux parties d’extrêmement positif. Leurs leaders se sont accordés sur la nécessité de trouver une solution avant la date fatidique du 15 mai. Le contact est noué, la volonté d’une entente est entérinée. Reste à désigner la loi qui sera brandie par les partis chrétiens au Parlement.
Au cours de leur entretien, alors que Aoun a réaffirmé son soutien à la proposition orthodoxe, Samir Geagea a expliqué que son parti travaillait avec le Courant du futur à l’élaboration d’une loi mixte, inspirée de celle proposée par Nabih Berry. Une façon pour le leader des FL d’assurer le minimum syndical. Après tout, il existe une Lire la suite »
Le président de la commission des finances au Parlement, Ibrahim Kanaan, a annoncé le 18 avril, le versement de 300 millions de dollars aux 945 municipalités provenant de la Caisse autonome des municipalités. Les municipalités attendaient ce versement depuis septembre. Le retard est récurrent en raison de différends annuels sur le mode de répartition de ces montants entre les municipalités.
A l’occasion de ce déblocage, le député a annoncé que celui des 1,2 milliards de dollars dus aux municipalités par le ministère des Télécommunications depuis 1995 est aussi imminent. (Le Commerce du Levant d’avril 2013). Les ministères de l’Intérieur, des Télécommunications et des Finances sont en train de finaliser le mécanisme de répartition de ces fonds. Le montant qui s’élève à 3,5% du PIB pourrait faciliter le lancement de projets de développement. Imaginez ce que représentent 1,2 milliards de dollars pour le développement local”, s’exclame Ibrahim Kanaan selon qui les municipalités manquent cruellement de moyens pour financer des projets locaux. Le député cite l’exemple de la construction d’une centaine de places de parking à Sin al-Fil a été plusieurs fois repoussée.
Redoutant la dilapidation des fonds et la corruption, certains experts indépendants ou membres d’ONG affichent un point de vue différent. Les projets de développement financés pourraient être trop éloignés des besoins locaux si des mesures assurant la transparence et la responsabilisation des municipalités ne sont pas prises. Même si la loi oblige les municipalités à annoncer publiquement leur budget, la majorité d’entre elles ne publient qu’une partie des dépenses et des recettes totales et utilisent des lignes budgétaires vagues et allusives. Le problème qui se pose est celui de la capacité institutionnelle des municipalités à utiliser ces fonds à bon escient, disent-ils.
Le général Michel Aoun était l’invité de Jean Aziz dans l’émission "Bila Hassana" ce mardi 2 avril. Le député du Kesrouan, chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, s’est exprimé au sujet des projets réalisés par ses ministres les deux dernières années.
Le plan pour l’électricité 24h/24 est définitivement en marche après l’arrivée des bateaux générateurs et de facto la réhabilitation en cours des centrales de Zouk et Jieh.
Par ailleurs, il a listé les avancées obtenues au niveau des télécoms, rappelant la situation qui prévalait avant la prise en charge par le CPL de ce ministère… notamment le marché noir des cartes téléphoniques à 100$ alors que dès 2009 Gebran Bassil avait rétabli le marché officiel et fixé à 25$ leur prix. Aujourd’hui, l’internet est 18 fois plus rapide et les abonnements 80% moins chers… sans oublier l’introduction de la 3G en un temps record. Alors que la qualité du service s’est considérablement améliorée, la facture moyenne d’un ménage libanais consacré aux frais de télécoms a été divisé par 2.
Quant à la crise politique que traverse le pays, il a déploré la démission irresponsable de Najib Mikati ainsi que les impositions de Walid Joumblatt notamment à l’égard des chrétiens, rappelant que la communauté druze est pleine de gens honorables, hormis lui. Le général n’a pas exclu la formation d’un gouvernement composé du 8 Mars, du bloc du Changement et de la Réforme, et d’une partie des chrétiens du 14 Mars.
Najib Mikati, le Premier ministre libanais, a annoncé sa démission surprise, vendredi 22 mars, à l’issue d’une réunion gouvernementale houleuse. Cette démission laisse le Liban sans gouvernement à un moment particulièrement critique, aussi bien sur le plan interne qu’au niveau de la situation à ses frontières.
La démission de Najib Mikati a surpris aussi bien ses alliés au sein du gouvernement, que ses adversaires de l’opposition.
Le Premier ministre a annoncé son départ peu après une réunion houleuse du gouvernement, vendredi soir, lors de laquelle il a été mis en échec par une coalition formée de ministres chiites du Mouvement Amal et du Hezbollah et de ministres chrétiens du parti du général Michel Aoun.
Les raisons de la démission
La première porte sur la nomination des membres de la Commission de supervision des élections législatives, ce qui entrave la tenue du scrutin à la date prévue, en juin.
La deuxième concerne la prorogation du mandat du chef des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, qui Lire la suite »
Faites vrombir les moteurs et préparez-vous à appuyer sur le champignon !
Si vous avez toujours rêvé de vous trouver à la place de Michael Schumacher, ça tombe bien, le MPL organise sa grande soirée "Karting". La rencontre se veut avant tout amicale et joyeuse. Comme au Liban, oubliez le code de la route mais le fair-play sera légion! La course se déroulera par équipe de deux, avec essais libres (2×10′) et course (40′). Tout le monde est le bienvenu, une cafétéria accueillera, abreuvera et nourrira les spectateurs.
Quand? Dimanche 10 Mars à 17h00 Où? Au City Kart à Forest Adresse : Square Emile des Grées du Loû 5/A – 1190 Forest Participation : 20€ par personne / 40€ par kart
Les places étant limitées, nous vous demandons de bien vouloir signaler votre présence en répondant à ce mail, ou bien en nous contactant au 0479/53.72.08
Nous vous attendons nombreux… sur le circuit et en dehors!
Le député Alain Aoun a dénoncé la trop longue période consentie pour trouver un consensus que ne voulait manifestement pas le Courant du Futur (Hariri) et le Parti Social Progressiste (Joumblatt).
La dernière proposition soumise par le tandem Ali Bazzi (Amal) – Georges Adwan (FL) s’est confronté à un refus catégorique du tandem Fatfat (Courant du Futur) – Samy Gemayel (Kataeb). Le CPL avait quant à lui soumis ses propositions pour améliorer le projet d’entente.
Les travaux de la sous-commission parlementaire se sont donc clôturés sans entente.
Dans le même temps, Sayyed Hassan Nasrallah a une nouvelle fois réitéré l’appui du Hezbollah au projet de loi de la Rencontre Orthodoxe.
On se dirige donc peut-être vers un vote semaine prochaine, après la convocation de la chambre des députés par son président Nabih Berry. Par ailleurs, la première loi soumise au vote sera la loi orthodoxe… de quoi justifier l’optimisme du député Alain quant à une issue favorable dans cette réforme tant attendue et primordiale pour l’avenir des Chrétiens au Liban.
Recueil d’articles sur la dernière journée de la sous-commission:
19h21 : Fin de la réunion de la souscommission parlementaire électorale
La sous-commission parlementaire chargée d’examiner la loi électorale, a clôturé sa réunion, ce soir.
La réunion présidée par le député Robert Ghanem, n’a abouti à aucune solution concernant l’approbation d’une Lire la suite »