La Turquie a été rattrapée par le conflit syrien après le double attentat qui a fait, samedi, 46 morts et des dizaines de blessés dans la ville de Reyhanli, non loin de la frontière syrienne. Immédiatement accusée d’être responsable de ces explosions, la Syrie a fermement démenti. Selon le ministre syrien de l’Information, le gouvernement turc a transformé les régions frontalières en sanctuaire pour le terrorisme international. Selon Omrane al-Zohbi, Ankara facilite le trafic d’armes, d’explosifs, de voitures piégées, d’argent et de criminels à destination de la Syrie. Aussi, le gouvernement turc et son chef assument-ils, selon lui, une responsabilité directe, politique et morale, vis-à-vis des peuples turc et syrien. M. Zohbi a appelé au départ du Premier ministre turc Recep Tayyeb Erdogan, responsable, selon lui, des malheurs qui frappent la Syrie.
Pour sa part, M. Erdogan a affirmé dimanche que le régime syrien tentait d’entraîner la Turquie dans un "scénario catastrophe". De son côté, son ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a reproché à la communauté internationale son "silence". "La Turquie est en droit de prendre toutes les mesures qu’elle veut, et continuera à le faire", a assuré M. Davutoglu, invitant la communauté internationale à "dire stop" et à "adopter une position claire contre les provocations du régime de Damas qui alimentent le feu". Il a appelé à "une initiative diplomatique urgente pour trouver une solution à la crise syrienne".
La Russie, par la bouche du chef de la commission des AE à la Douma, a affirmé que les accusations portées contre Damas "visent à faire échouer la conférence internationale sur la Syrie" convenue entre MM. John Kerry et Lire la suite »
Ce vendredi 10 mai, le député belge Laurent Louis a demandé au gouvernement une condamnation du dernier raid israélien en Syrie, exposant les multiples infractions israéliennes du droit international, avec le consentement des démocraties dont la Belgique.
Il a commencé par dénoncer les multiples survols israéliens de l’espace aérien libanais, violant la souveraineté d’un état indépendant, avant de rappeler les déclaration de Mme. Del Ponte sur l’utilisation d’armes chimiques par les rebelles syriens, et non par l’état syrien contrairement à ce qu’essaient de véhiculer les médias.
La réponse du ministre du Budget M. Chatel, représentant le ministre des Affaires Etrangères M. Didier Reynders, est tout simplement scandaleuse et repose sur des informations erronées. L’amateurisme du ministère belge des affaires étrangères est d’une honte déconcertante, s’en référant sans cesse aux prises de position de l’administration américaine, partie prenante dans ce conflit.
En bref, la Belgique considère avoir des preuves suffisantes de la détention d’armes chimiques par l’état syrien bien qu’Obama ait encore des doutes sur leur utilisation (oui le ministre s’en remet à Obama…). Toujours d’après le ministre, l’état syrien refuse la visite d’une commission d’enquête internationale sur la présence de ces armes en Syrie.
Or, on sait tous que le président Assad a invité la communauté internationale à visiter les sites qu’ils estiment douteux, tout en respectant la souveraineté syrienne et son droit à se défendre. Ce que refusent manifestement les alliés d’Israël qui ne cherchent qu’une seule chose: détruire ce pays.
Voici l’échange complet entre le député Laurent Louis et le représentant du ministre des affaires étrangères belge :
Dans moins de 2 mois la crise syrienne aura atteint sa deuxième année. Le premier appel à la démission du président syrien par son homologue US, M. Barack Obama, a été lancé il y a 18 mois, le 18/08/2011 ; précédé par celui du président français Nicolas Sarkozy, le 28/05/2011. Entretemps, des dirigeants turcs et arabes n’ont cessé d’annoncer son départ…
Pourtant, M. Bachar al-Assad est toujours fidèle à son poste, tandis que le ministre russe des Affaires étrangères, M. Sergueï Lavrov, déclare que son éviction du pouvoir « est impossible à mettre en oeuvre » ; que l’un des plus importants conseillers du Guide suprême iranien, M. Ali Akbar Velayati, parlant des limites acceptables par son pays quant à la situation syrienne, avertit qu’« Assad reste une ligne rouge » ; et que le ministre syrien des Affaires étrangères, M. Walid al-Mouallem, contredit tout ce qui a pu être colporté à ce sujet et notamment les interprétations consécutives aux déclarations du vice-président syrien, M. Farouk al-Chareh, ajoutant que ceux qui persistent à soumettre la « solution politique » au départ d’Al-Assad assumeront la responsabilité de la poursuite de la guerre en Syrie ! [Intervention télévisée du 19 Janvier 2013 sur Al-fadaiya, NdT].
Par conséquent, la déduction logique qui s’impose est que « l’axe Russie-Iran-Syrie » a tenu bon et qu’il se dirige probablement vers des solutions politique et sécuritaire qui mériteraient de revenir sérieusement sur les causes premières de ces événements, lesquelles pourraient bientôt influer sur la situation libanaise et sur ce qui s’y prépare du point de vue loi électorale, entre autres. Ce, d’autant plus que de Moscou à Téhéran en passant par la Syrie et le Liban, conviction est faite que ce qui se passe en Syrie est la manifestation d’une « guerre froide mondiale » où Damas est devenue le lieu de la victoire ou de la défaite, tant qu’un compromis n’a pas été trouvé.
Ces jours derniers, ceux qui ont pu rencontrer le président syrien [dans sa résidence que, contrairement aux rumeurs, il n’a pas quittée], se sont dits surpris par son calme et la tranquillité de ses propos. Pour lui, l’équation s’est inversée ; l’État syrien restera droit dans ses bottes tant que cette guerre se prolongera ; le combat n’est pas à situer entre le pouvoir et l’opposition mais entre l’État et des terroristes et, quoi qu’il en coûte, il se poursuivra jusqu’à l’éradication du Lire la suite »
Au sixième jour de l’offensive israélienne contre Gaza, une véritable course contre la montre est engagée entre les démarches diplomatiques pour aboutir à une trêve et l’escalade des bombardements aériens. Pendant ce temps, la riposte palestinienne ne faiblit pas avec la chute de dizaines de roquettes sur des colonies et des villes israéliennes.
De l’avis des observateurs, Israël se trouve toujours dans une impasse. Il subit de fortes pressions de la part de ses alliés occidentaux pour éviter une attaque terrestre, que lui craint de toute façon car ses résultats demeurent incertains face à la forte résistance opposée par les organisations palestiniennes. Premier signe de la confusion et des hésitations qui règnent au sein de l’establishment israélien, l’annonce du «report» de la décision sur un éventuel déclenchement d’une opération terrestre. Une annonce quasi-officielle faite par des «milieux gouvernementaux israéliens» cités par les agences de presse. Pour tenter d’empêcher une escalade aux conséquences inconnues dans la région, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton se rend mardi en Israël, en Égypte et à Ramallah. Le président américain Barack Obama a décidé de Lire la suite »
Le monde change. Il n’est plus ce qu’il était en 2008, lorsque la crise des «Subprime», aux Etats-Unis, a entraîné les pays occidentaux dans la plus grave crise économique depuis le crash de 1929. Une crise qui s’est encore aggravée, en 2011, s’étendant à l’Europe, et montrant à quel point les économies nord-américaines et celles du Vieux continent sont interdépendantes.
Le monde n’est plus ce qu’il était en 2003, lorsque l’Amérique triomphante, sûre d’elle, enivrée par ses avancées technologiques, fière des performances de son économie, dopée par ses succès antérieurs sur la scène internationale, rassurée par l’absence de tout compétiteur de poids, tourne le dos au monde entier, y compris aux Nations unies et à ses partenaires occidentaux, et décide, avec une poignée d’auxiliaires, d’exercer pleinement son hégémonie unilatérale sur le monde. Alors, elle envahit l’Irak.
On découvrira, plus tard, que les prétextes avancés, pour justifier cette aventure sanglante, étaient des tissus de mensonges. Sa réputation en fut ternie. Les élites de l’époque n’avaient pas compris que la force de l’Amérique ne vient pas seulement des capacités technologiques exceptionnelles de son armée et de la taille de son PIB, mais aussi, et surtout, de l’attraction intellectuelle, culturelle et morale qu’elle exerçait sur le monde. L’arrogance de la force -ou la force arrogante- a transformé le rêve américain, source d’espoir pour une bonne partie de l’humanité, en cauchemar, alimenté par les horribles images d’Abou Ghreib, de Guantanamo, de Haditha, des excès de Blackwater…
Barack Obama et son Administration, et derrière eux l’establishment, ont fait une bonne évaluation de la situation. Ils ont abandonné Lire la suite »
Les masques sont tombés et les gants sont rangés. La confrontation entre les Etats-Unis et leurs alliés arabes et européens d’un côté, la Syrie, l’Iran et leurs amis de l’autre, a lieu sur tous les fronts et par tous les moyens. Ce bras de fer risque d’atteindre un point de non retour et se terminer par une guerre totale. Voilà pourquoi.
Au moment où l’Iran tentait de faire oublier les accusations graves portées contre elle, pour son implication présumée dans une tentative d’assassinat de l’ambassadeur d’Arabie saoudite à Washington, Adel al-Jobeir, un autre dossier est propulsé au devant de la scène: un programme nucléaire qui ne serait pas aussi pacifique. Avant même que le rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ne soit présenté officiellement à l’Onu, les responsables américains et israéliens avaient menacé Téhéran d’une frappe militaire. Réponse du berger à la bergère, les généraux iraniens et le Guide suprême répliquent que, si les installations nucléaires iraniennes étaient visées, Israël serait simplement rasé de la carte! Cette escalade a fait trembler la région, d’autant que l’on n’évoque plus un conflit limité mais une guerre totale et dévastatrice. Car l’Iran n’est pas la Libye, l’Afghanistan ou même l’Irak de Saddam Hussein. Le pays s’est doté, ces quinze dernières années, d’une armée puissante, équipée de milliers de missiles de longue et moyenne portées, ainsi que d’une force aérienne et navale non négligeable.
C’est justement cette réalité qui rassure les observateurs, car attaquer l’Iran militairement serait suicidaire pour l’Etat hébreu. Mais si cela est vrai, quelles sont les raisons de cette escalade verbale sans précédent? La réponse semble simple: les Américains souhaitent durcir substantiellement les sanctions économiques et politiques imposées à la République islamique et désirent voir le Conseil de sécurité adopter une résolution à ce sujet. Or, les deux principaux partenaires de Téhéran: Pékin et Moscou, ne voient pas les choses du même œil, d’où le chantage livré par l’Administration Obama au deux puissances: choisir entre les sanctions économiques et l’attaque militaire.
De graves répercussions
Quelles pourraient être les répercussions d’une frappe contre Téhéran? D’abord, l’Iran, grand exportateur de pétrole avec plus de 4 millions de barils par jour, a fait savoir que ses missiles frapperaient Israël et tous les Etats de la région alliés de Washington. Ainsi, le Koweït, le Qatar, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite seront des cibles prioritaires, sachant qu’avec l’Iran, ils produisent 80% du pétrole mondial. Ce scénario catastrophe fera exploser le prix du baril et mènera à Lire la suite »
Arrêt sur images révèle un «échange à bâtons rompus» et «qui aurait dû rester à huis clos» entre Nicolas Sarkozy et Barack Obama lors du G20 de Cannes, jeudi 3 novembre. Enfermés dans une pièce, les deux chefs d’Etat auraient eu un dialogue saignant sur le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou:
Sarkozy: «Je ne peux plus le voir, c’est un menteur» Obama: «Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours!»
Si ces phrases sont parvenues aux oreilles du site, c’est grâce à «une maladresse de l’organisation»: pendant la discussion, les services de l’Elysée auraient remis aux journalistes des boîtiers de traduction en vue de la conférence de presse à venir, en précisant «que les casques n’étaient pas distribués, parce qu’ils auraient permis de suivre la conversation à huis clos».
Ce qu’auraient alors fait pendant trois minutes certains journalistes en utilisant leur propre casque ou leurs oreillettes de portable. Sans révéler néanmoins les propos, selon certains d’entre eux cités par Arrêt sur images, car cela aurait constitué la reconnaissance d’une «triche» ou d’une infraction aux «règles déontologiques». Le Monde s’est contenté de préciser dans son compte-rendu du sommet que Sarkozy et Obama s’étaient Lire la suite »
Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est brièvement réuni mercredi et a décidé à l’unanimité de transférer la candidature d’adhésion palestinienne au Comité des adhésions du Conseil qui se réunira une première fois vendredi prochain.
Lors d’une réunion qui a duré moins de deux minutes, le président en exercice du Conseil de sécurité, l’ambassadeur libanais à l’ONU Nawaf Salam a lu une brève déclaration sur le déferrement de la candidature palestinienne au Comité des adhésions.
Aucune objection n’ayant été manifestée par les quinze pays membres du Conseil, M. Salam a validé le transfèrement et annoncé une réunion du Comité vendredi à 10h00 (16h00 GMT).
"Sauf si j’entends une proposition contraire j’enverrai la demande d’adhésion de la Palestine au Comité sur les nouveaux membres", a dit M. Salam. Aucune objection n’ayant été formulée, il a alors levé la séance.
Le Conseil de sécurité avait tenu lundi ses premières consultations après le dépôt historique vendredi d’une demande d’adhésion d’un Etat de Palestine aux Nations unies par le président palestinien Mahmoud Abbas.
Les Etats-Unis ont déjà annoncé qu’ils mettraient leur veto au Conseil de sécurité si nécessaire.
L’ambassadeur israélien à l’ONU Ron Prosor a déclaré mercredi devant des journalistes que la Palestine ne "deviendra pas le 194e Etat à l’ONU" et appelé les Palestiniens à renouer sans délai des négociations directes.
"Revenons, sans raccourci, à des négociations directes. Il n’y a pas de raccourci", a-t-il dit, utilisant l’expression employée la semaine dernière par le président américain Barack Obama au sujet de la tentative palestinienne d’obtenir un feu vert du Conseil de sécurité pour leur adhésion à l’ONU.
"La paix, par définition, est un accord entre deux parties", a ajouté l’ambassadeur. "Un Etat palestinien viable ne sera pas réalisé en Lire la suite »
A quelques jours de l’ouverture de l’Assemblée générale des Nations unies, où les Palestiniens devraient demander la reconnaissance de leur Etat, les Israéliens sont horrifiés. La tension monte sur le terrain, raconte le New York Times.
Alors que les Palestiniens s’apprêtent le 20 septembre à défier le gouvernement Obama en demandant leur adhésion et la reconnaissance de leur Etat aux Nations unies, beaucoup redoutent de plus en plus que le conflit israélo-arabe n’entre dans une nouvelle phase explosive. Israël doit déjà faire face à l’hostilité de l’Egypte, de la Turquie et de Gaza", constate un diplomate occidental expérimenté. "Le pays réagira certainement à une offensive pour un Etat palestinien par des mesures punitives en Cisjordanie. Le Congrès américain coupera certainement ses aides aux Palestiniens. L’Autorité palestinienne pourrait s’effondrer. Il se peut que nous allions tout droit à la catastrophe." Ce à quoi les Palestiniens répondent que leur vie est depuis longtemps une catastrophe – à cause des Israéliens, de la colonisation et de l’occupation – et que le temps est venu de changer radicalement de méthode.
Leur saisie des Nations unies, assurent-ils, et leur adhésion, du même coup, aux grandes instances du droit international, s’accompagnera d’une relance des négociations dans un cadre mieux défini. En réalité, personne ne sait ce qu’il en sortira. Les détails de la demande d’adhésion aux Nations unies sont encore à préciser et la suite des événements tient de la partie de poker. Sur le terrain toutefois, certains présages n’annoncent rien de bon. L’armée israélienne procède à des exercices de simulation en tenue pour faire face à d’éventuelles émeutes palestiniennes. La semaine dernière, des colons extrémistes ont vandalisé des mosquées [et arraché des pieds de vigne plantés par les Palestiniens] et une base militaire israélienne.
Des diplomates américains étaient à Ramallah début septembre pour mettre en garde Mahmoud Abbas contre les conséquences imprévues de la demande à l’ONU. Aussi séduisante que soit la perspective de pouvoir faire traduire des responsables israéliens devant la Cour pénale internationale, ont-ils insisté, cela ne mettra pas fin à l’occupation et risque même de rendre la situation plus terrible encore. Et si l’Autorité palestinienne vacille, c’est le Hamas qui viendra combler le vide, redoutent les diplomates, qui ont ajouté que le seul moyen d’avancer était selon eux de reprendre des négociations directes. "Les Américains tiennent à préserver le cadre existant, fait remarquer un diplomate d’un autre pays. Mais beaucoup leur disent ‘Ce cadre existant n’a donné aucun résultat. Il est temps d’avancer’. "
Parmi ceux-là figurent en première ligne les Français, y compris le président Nicolas Sarkozy, qui affirment en privé que le processus d’Oslo [accord de paix israélo-palestinien], qui encadre depuis 1993 les rapports israélo-palestiniens, est arrivé à son terme. L’heure est aux négociations bilatérales entre deux Etats, entre Israël et une future Palestine, insistent-ils. Des diplomates français assistent ainsi les Palestiniens dans l’élaboration d’une résolution onusienne qui définit l’Etat palestinien dans les frontières de 1967, avec en plus des échanges de territoires fondés sur des accords avec Israël, mais qui ralentit aussi le processus de reconnaissance bilatérale entre un Etat palestinien et d’autres Etats. Ce dernier point a pour objet de convaincre les Allemands, jusque-là peu enthousiastes. Les Européens se disent persuadés qu’il est important qu’ils soient unanimes sur cette question.
De leur côté, les Israéliens sont horrifiés. Abandonner Oslo, estiment-ils, c’est détruire tout espoir de négociations, car cela revient à jeter aux orties la base juridique du dialogue. Si une résolution des Nations unies vient effectivement définir la Palestine dans les frontières de 1967, elle définira du même coup 500 000 Israéliens [établis dans les colonies juives en Cisjordanie] comme des occupants. "Si les Palestiniens vont à l’ONU, cela marquera le début du long enterrement du processus de paix et des négociations", a averti Yuli Edelstein, le ministre israélien de l’Information et de la diaspora. Lire la suite »
Comment Obama et ses conseillers « juifs américains » osent-ils leur funeste projet de destruction d’Israël en imposant un état palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem comme capitale « négociée » ?
Durant la Guerre Froide, Israël était devenu une tête de pont des USA au Proche-Orient. Devant préserver cette région des éventuelles avancées du communisme, l’État a reçu une aide financière et militaro-économique considérable. « Sentinelle de l’Occident » face à un monde arabo-musulman pouvant basculer du côté de l’URSS, il a vécu quasiment sous perfusion constante des États-Unis. La sécurité d’Israël et sa fonction de gardien de l’ordre régional justifiaient, avec le contrôle des ressources pétrolières, la présence constante américaine dans cette région.
Débarrassée de son rival soviétique au début des années 90, l’unique super-puissance avait les mains libres pour redessiner la carte du Proche-Orient selon ses intérêts. Cela débuta par la Première Guerre du Golfe en 1991 avec l’aval des autorités internationales, puis l’intervention en Afghanistan et en 2003, l’invasion de l’Irak sous le prétexte de restaurer la « démocratie ». Aujourd’hui la menace est dirigée vers la Syrie, par l’intermédiaire des « révolutions arabes » ….
Mais plus contre l’Iran dont les USA ont sollicité l‘aide précieuse en Irak pour une alliance avec les chiites contre les « sunnites irakiens » . La dernière opération contre le Liban en 2006 a été commanditée par les États-Unis pour accélérer l’instauration de son projet de « Nouveau Proche-Orient ». Bush avait demandé à Israël d’ouvrir un front contre le Hezbollah, prélude à un soi-disant bombardement US contre les installations nucléaires de l’Iran. Cette opération s’inscrivait dans la guerre de 10 ans annoncée par Bush au lendemain du 11 septembre 2001 et qui vise à la mise en place du Grand Proche-Orient : Plan états-unien de division de la région en entités maintenues artificiellement en conflit les unes avec les autres sur des bases ethniques, religieuses ou économiques, mais toutes dépendantes des États-Unis par leur soumission aux diktats de l’OMC et du FMI. Israël a hérité alors du rôle de gendarme chargé de la répression de toutes les résistances nationales. Pour cela, Israël a obtenu de fixer lui-même ses frontières. Une première phase fut le redéploiement Lire la suite »