Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Articles Tagués ‘Miliciens’

Qousseir libérée: fuite des miliciens, l’armée promet d’"écraser" les rebelles

Publié par jeunempl le juin 5, 2013

Al Manar

Libération de Qousseir (Syrie)L’armée contrôle la totalité de la ville de Qousseir, bastion des miliciens de l’insurrection en Syrie depuis plus d’un an, c’est ce qu’a annoncé mercredi matin le correspondant de notre chaine Al-Manar.

Il a précisé que l’armée syrienne a mené une attaque surprise vers 3H00 du matin contre les insurgés, provoquant un effondrement dans les rangs des rebelles.

Notre correspondant a ajouté que l’armée continue de ratisser la ville afin de la sécuriser.

AlManar a diffusé les premières images de la ville après la fuite collective des rebelles vers les villages de Dabaa et Boueida al-Charqiyah.

Les images ont montré les bulldozers de l’armée syrienne en train de sécuriser les quartiers de la ville désertés par les miliciens.

Un des soldats est vu en train de hisser un drapeau syrien portant la photo du président Assad sur la fameuse horloge au centre de la ville, un lieu symbolique pour les rebelles du Front Al-Nosra qui s’abritait dans cette région.

Notre chaine a également diffusé les images des missiles pillés par les rebelles de l’aéroport de Dabaa.

Selon le site syrien Syria Truth, un bilan premier rend compte de plus de 1.000 tués dans les rangs des miliciens, et de 300 qui ont été faits prisonniers ou se sont rendus.

Selon le correspondant d’AlManar, pas moins de 400 cadavres ont été retrouvés dans une école de la ville et semblent être ceux des miliciens tués dernièrement et qui n’ont Lire la suite »

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Y a-t-il eu réellement un massacre à Halfaya?

Publié par jeunempl le décembre 27, 2012

Al Manar

Logo de l'Armée Syrienne Libre (ASL)Les images filmées dimanche dernier sur le bombardement présumé de Halfaya dans la province syrienne de Hama, laissent planer le doute autour de la version des faits présentée par l’opposition et les médias qui la soutiennent.
D’autant plus que l’annonce par la chaine de télévision qatarie al-Jazira de la mort de 300 civils dans un bombardement aérien d’une boulangerie à Halfaya est survenue juste après l’arrivée de l’émissaire de l’ONU Lakhdar Ibrahimi à Damas dimanche dernier. Depuis le début de la crise syrienne, à chaque échéance internationale, une escalade militaire i ntervient. Et le premier accusé est toujours le régime du président Bachar elAssad.

Visionnez la vidéo en cliquant ici

Seules les images permettent de dévoiler la réalité cachée, surtout qu’elles ont été prises par les opposants eux-mêmes. Donc, pas question d’accuser le régime de falsification.
Dans cette vidéo de près de quatre minutes, on voit des miliciens se précipiter vers le lieu de l’incident. Les hommes montrés sont pour la plupart bien armés, habillés en treillis militaire. Deux mitrailleuses antiaériennes sont déployées dans cette petite rue.

Premier constat : Il s’agit d’une zone de guerre, dominée par les miliciens de l’armée syrienne libre.

Alors que les médias arabes et occidentaux ont rapporté que des dizaines de femmes et des enfants ont trouvé la mort dans ce bombardement, les images ne montrent que deux femmes et une fille. Or, elle sont saines et sauves. Le reste des victimes sont tous des hommes, dont les corps ne sont point déchiquetés comme c’est le cas normalement dans Lire la suite »

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Saïda après Tripoli : Un pas de plus vers la fitna

Publié par jeunempl le novembre 18, 2012

L’Hebdo Magazine – Jenny Saleh

Les accrochages à Saïda entre les partisans d’Ahmad el-Assir et ceux du Hezbollah ont fait craindre le pire, dimanche 11 novembre. La perspective d’une fracture supplémentaire entre sunnites et chiites inquiète, malgré l’appel unanime de la classe politique au calme.

Les pluies torrentielles, tombées dimanche sur le Liban, n’auront pas freiné les ardeurs de certains à sortir les fusils. Cette fois, le théâtre des affrontements n’est pas au Nord, à Tripoli, mais au Sud, à Saïda. A l’origine, une sombre histoire d’affiches. Dès vendredi, dans son prêche intitulé Notre paix et leur agression, le cheikh salafiste Ahmad el-Assir, connu pour ses positions clairement anti-Hezbollah, lance un ultimatum aux sympathisants du mouvement chiite dans la ville. Il leur demande d’ôter toutes les affiches à la gloire du parti, disséminées dans Saïda à l’occasion de la Journée des martyrs et de la commémoration de Achoura. Assir et ses partisans souhaitent également que soit déplacé le char israélien exposé sur l’un des ronds-points de Saïda, depuis la guerre de 2006. De leur côté, les autorités, inquiètes, tentent d’apaiser la situation.

Si certains posters sont effectivement enlevés sur les artères principales de la ville, ce n’est pas suffisant au goût de l’imam de la mosquée Bilal Ben Rabah. L’ultimatum de 48 heures arrivant à terme, dimanche, sans être exécuté totalement, les supporters du cheikh salafiste se rassemblent à la mosquée à l’appel de leur leader. Entre-temps, un autre événement intervient. Il concerne le fils d’Ahmad el-Assir, Omar. Celui-ci est interpelé par les FSI, au volant d’une voiture aux vitres fumées. Les officiers l’arrêtent, car le jeune homme, âgé de 15 ans, n’est pas en mesure de présenter de permis de conduire ni l’autorisation du ministère de l’Intérieur de rouler dans un véhicule aux vitres teintées. Cette interpellation n’est visiblement pas du goût d’Assir qui, quelques minutes plus tard, arrive sur les lieux avec quatre véhicules, pour demander qu’il soit libéré. Manu militari, Assir et ses partisans menacent les FSI qui obtempèrent et libèrent Omar.

La preuve par la vidéo

Le cheikh et sa bande, appuyés par d’autres jeunes sympathisants qui les ont rejoints, prennent la direction d’al-Taamir, un quartier pauvre, ouvertement pro-Hezbollah, à proximité du camp palestinien de Aïn el-Heloué. Un portrait de sayyed Nasrallah est déchiré, les premiers coups de feu retentissent. Un jeune Egyptien de 14 ans qui se trouvait au mauvais endroit, Ali Charbini, tombe le premier sous les balles. La fusillade se poursuit, provoquant d’abord la panique parmi les résidants d’al-Taamir, avant d’entraîner des ripostes. L’un des représentants locaux du Hezbollah, le cheikh Zeid Daher tente de calmer la situation, sans succès. Il se prend deux balles, à l’estomac et Lire la suite »

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Liban: tirs entre soldats et hommes armés dans un quartier sunnite à Beyrouth

Publié par jeunempl le octobre 22, 2012

RTBF

[Note du MPLBelgique.org à la RTBF : Comment peut-on en venir à justifier de tels actes miliciens ?]

Des échanges de tirs ont opposé lundi dans un quartier sunnite de Beyrouth des militaires et des hommes armés. Des hommes armés et cagoulés, se réclamant de l’ancien Premier ministre Saad Hariri, étaient présents lundi matin dans des quartiers sunnites de Beyrouth où ils ont fermé des rues.

Les soldats ont essuyé des tirs de la part d’hommes armés lorsqu’ils ont voulu rouvrir la route menant à Tariq al-Jdidé, un bastion des partisans de l’ancien Premier ministre sunnite Saad Hariri, et l’armée à riposté.

Dans la matinée, sur l’avenue Qasqas, au rond point Cola et sur la corniche Mazraa, proche du quartier de Tariq al-Jdidé, des hommes armés de kalachnikovs, et portant des cagoules noires, empêchaient les voitures de passer en obstruant la chaussée avec des ordures, des pierres et des morceaux de fer.

Tension

Sur l’avenue Qasqas, au rond point Cola et sur la corniche Mazraa, proche du quartier de Tariq al-Jdidé, bastion du Courant du futur de Saad Hariri, des hommes armés de kalachnikovs empêchaient les voitures de passer en Lire la suite »

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Liban : les dégâts invisibles des guerres

Publié par dodzi le novembre 3, 2011

RTBF

Par W. Fayoumi

Onze ans après la fin de la guerre de 2006, qui a vu une partie du pays dévastée par les bombardements israéliens, le Liban n’en finit pas de se reconstruire. Malgré la situation politique instable et la crise économique, les traces de son histoire difficile s’effacent avec les années. Mais les cicatrices de la société libanaise restent bien présentes, dans des endroits moins visibles.

La voiture nous mène vers le quartier de Bourj-al-Barajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth. Ici se concentre une grande partie de la population pauvre de la capitale. En majorité chiites, les habitants vivent dans un entrelacs chaotique de constructions en partie détruites. Des fils électriques forment une toile improbable, pendant sur les murs, traversant le ciel au-dessus des rues animées.

C’est là que nous allons, à l’hôpital dirigé par la Société du Croissant rouge palestinien (PRCS) et par l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations-unies pour les réfugiés). MSF y tient, depuis 2008, des consultations en santé mentale. "Après la guerre de 2006, le constat était effrayant. Le fossé entre les besoins et ce qui existait sur le terrain était énorme", explique Fabio Forgione, responsable du projet de santé mentale communautaire, initié en 2008.

Selon une enquête de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), menée avant le conflit, 49% de la population du Liban avait un lien direct avec les dégâts humains et matériels liés aux divers combats armés, et 17% était atteinte de troubles mentaux.

A Bourj-el-Barajneh, les traumatismes mentaux sont encore plus endémiques. 25% des réfugiés palestiniens dans le camp souffriraient de séquelles psychologiques ou psychiatriques nécessitant un suivi. Il y a surtout l’histoire du camp, suite violences armées incessantes : siège par l’armée israélienne et les milices phalangistes en 1982, blocus des milices pro-syriennes en 1984, bombardements en 1994 et en 2006… Lire la suite »

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"Et maintenant on va où ?" : la Libanaise Nadine Labaki tente d’exorciser les fantômes de la mort

Publié par dodzi le septembre 14, 2011

Le Monde

Certaines séquences d’Et maintenant on va où ? ont été tournées sous les yeux amusés et effarés de miliciens proche du Hezbollah, dans la Bekaa, qui s’étend entre Beyrouth et Damas. D’autres ont été réalisées dans la montagne chrétienne, au nord de la capitale du Liban. Tourné à l’automne 2010, Et maintenant on va où ?, présenté au Festival de Cannes, dans la section Un certain regard, est apparu comme une hirondelle cinématographique annonçant le printemps arabe.

Le second long métrage de Nadine Labaki (après Caramel, présenté en 2007 à la Quinzaine des réalisateurs) ne parle pas de multipartisme ou de liberté d’expression. A cette aune-là, le Liban n’est pas le plus mal loti des pays arabes. Et maintenant on va où ? commence par une séquence saisissante qui montre des femmes vêtues de noir, dans la poussière d’une plaine presque désertique. Elles cheminent en dansant jusqu’au cimetière. Là, le groupe homogène, la masse noire des veuves et des orphelines, se divise : les unes vont vers les croix, les autres vers les croissants.

C’est à ça, rien que ça, que Nadine Labaki a voulu se mesurer : la foi et la mort. Dans cette région du monde, on meurt encore (volontairement ou non) pour le nom du dieu qu’on invoque. De loin, dans notre Europe dont le désir de religion s’épuise comme à la fin d’un mariage interminable, on se dit que là-bas c’est ainsi, parfois avec un peu de nostalgie pour l’énergie que l’on mettait à étriper le catholique ou le protestant. La jeune réalisatrice libanaise ne veut pas tenir pour acquis ce danger permanent qui plane sur les communautés et remet en cause le fondement de la société dans laquelle elle vit. Elle a inventé un village isolé après la fin de la guerre (ni le pays ni le conflit ne sont nommés). Pour se ravitailler, il faut passer des champs de mines ; chrétiens et musulmans partagent la même pénurie, fréquentent les mêmes échoppes, le même café, la même douleur héritée de la guerre. Lire la suite »

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Côte d’Ivoire – Le cauchemar des Libanais

Publié par jeunempl le avril 2, 2011

ConnectionIvoirienne.net

Depuis jeudi matin, les Libanais de Côte d’Ivoire sont bloqués chez eux. À l’instar de tous les étrangers, leurs maisons et leurs commerces sont pillés et vandalisés.

Hier en journée, les Libanais de Côte d’Ivoire, confinés chez eux depuis jeudi matin, se demandaient comment ils passeront la nuit. La veille, des maisons et des commerces ont été pillés et vandalisés et tout au long de la journée ils entendaient des coups de feu en plein Abidjan… ainsi que les histoires de leurs compatriotes qui racontaient comment dans la nuit de jeudi à vendredi les miliciens ont saccagé leurs domiciles, leurs commerces et leurs autres biens. Ils préfèrent parler de faits, ne pas évoquer leur peur pour ne pas inquiéter la famille qui est au Liban et aussi pour se donner du courage ; ils savent qu’ils sont bloqués jusqu’à nouvel ordre dans ce pays qui les accueille depuis plus d’un siècle et que beaucoup considèrent comme le leur, comme une seconde patrie.

C’est que les ports, les aéroports et les frontières terrestres de la Côte d’Ivoire sont bloqués et les Libanais, comme toujours, n’ont personne vers qui se tourner, l’État figurant aux abonnés absents. En cas d’urgence, ils contacteront l’Onuci, les Casques bleus stationnés en Côte d’Ivoire ou la force française, Licorne.

Élie Abijaoudé, qui travaille dans une multinationale, raconte que les Libanais ont mis en place un réseau d’entraide. « Grâce aux téléphones portables, nous sommes au courant au moment même de ce qui se passe. Nous nous passons l’information et nous essayons d’aider », dit-il à L’Orient-Le Jour. Il évoque les combats et note que jusqu’à présent son travail et son domicile ont été épargnés. « Jeudi matin, les miliciens sont entrés dans la zone 4 d’Abidjan. C’est un quartier qui abrite le siège du Front populaire ivoirien, le parti de l’ancien président Gbagbo, ainsi que beaucoup de commerces. Dans cette zone les maisons et les magasins des Libanais ont été vandalisés et pillés. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des miliciens ont fait irruption dans des villas appartenant à des Libanais. Ils étaient Lire la suite »

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1990 – Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Chapitre 6)

Publié par jeunempl le avril 15, 2009

(Livre Blanc du conflit Armée Libanaise – Forces Libanaises)

Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Vous pouvez suivre l’intégralité de ce document sur cette page:
1990 – Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne

- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d’amnistie, toutes les exactions qu’ils ont commises durant la guerre civile,
- Parce que les médias n’assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,

5-livre-blanc_miliciens-flLe Livre Blanc reste encore aujourd’hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l’état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.

Chapitre 6: Miliciens

Les miliciens morts ont souvent été enterrés à la sauvette. Les parents ne sont pas toujours prévenus. Quoi de plus horrible pour une mère que de rester dans l’incertitude du sort de son fils ?

Combien de familles ont eu la même réponse que celle donnée à ce père de famille allé demander des nouvelles de son enfant.
Un responsable des F.L. lui a rétorqué : « Allez voir chez Aoun, il n’est pas chez nous». Alors qu’il s’apprêtait à partir, un autre milicien le prend à l’écart et lui révèle que son fils est mort et que son corps était entreposé dans la chambre froide de Zouk-Mikhaël – initialement destinée à la conservation des pommes.
Le père, au désespoir, se rend au lieu dit et reconnaît effectivement son fils.

Tous n’ont pas eu cette « chance ». Des parents continuent de vivre encore dans le doute comme le montrent les faits suivants:

Après la bataille d’Ajaltoun, des miliciens sont allés chercher un Père du haut Kesrouan et ils lui ont bandé les yeux dans la voiture pour qu’il ignore sa destination. Une fois arrivé, on lui enlève son badaud et le religieux découvre un camion rempli de cadavres qu’il devait bénir et un énorme trou qui devait les contenir. Cette nuit-là, les habitants avaient entendu un bulldozer sur une colline proche du Casino du Liban creuser un trou pendant environ un quart d’heure.

Un autre Père a rapporté le même événement à la différence près qu’on ne lui avait pas bandé les yeux et qu’il n’y avait que 6 cadavres.

Pourquoi cette dissimulation ? S’agit-il de ne pas porter atteinte au moral des troupes en évitant de publier des chiffres trop élevés de victimes ? Ou ces morts seraient-ils des déserteurs que l’on enterre en cachette pour ne laisser aucune trace de leur exécution ?

Car les miliciens des F.L. sont obligés de combattre. Et toute défection est passible d’exécution sans autre forme de procès.
Combien auraient déserté sans cette menace ? Nous avons rencontré des miliciens complètement démoralisés. Beaucoup ne Lire la suite »

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1990 – Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Chapitre 2)

Publié par jeunempl le avril 11, 2009

(Livre Blanc du conflit Armée Libanaise – Forces Libanaises)

Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Vous pouvez suivre l’intégralité de ce document sur cette page:
1990 – Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne

- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d’amnistie, toutes les exactions qu’ils ont commises durant la guerre civile,
- Parce que les médias n’assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,

Le Livre Blanc reste encore aujourd’hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l’état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.

Chapitre 2 : La Drogue

Le Liban est le pays des rumeurs. L’une d’elle concerne la drogue : on conditionnerait les miliciens en les droguant ce qui expliquerait leur comportement bestial pendant les combats. En revanche aucune rumeur de ce genre ne court sur l’Armée. Nous avons cherché à démêler le vrai du faux. Mais des conclusions définitives sont très difficiles à tirer puisque nous n’avons aucun chiffre. Après réflexion, nous avons décidé de publier ce que nous savons en restant très prudents sur certaines hypothèses.

Mais avant d’aborder la question de la consommation de drogue, nous avons voulu en savoir un peu plus sur Lire la suite »

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1990 – Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne (Chapitre 1)

Publié par jeunempl le avril 10, 2009

(Livre Blanc du Conflit Armée Libanaise – Forces Libanaises)

Ce texte entre dans le cadre plus large de la publication du Livre Blanc, regroupant les témoignages de la population lors de la guerre civile libanaise en 1990. Vous pouvez suivre l’intégralité de ce document sur cette page:
1990 – Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne

- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire, à travers une loi d’amnistie, toutes les exactions qu’ils ont commises durant la guerre civile,
- Parce que les médias n’assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,

Le Livre Blanc reste encore aujourd’hui une référence pour rappeler à la population, de tous ages, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit opposant un Libanais à son propre frère libanais. En attendant que l’état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français, extérieurs au conflit, venus au Liban dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.

Chapitre 1 : Privations et vexations

Tout conflit engendre des privations : les gens sont terrés chez eux et manquent de tout. Les derniers événements dans la Région Libre n’y ont pas échappé. Combien sont-ils, à avoir passé 22 jours dans des escaliers avec pour seuls vivres un peu de pain sec et du fromage ? Combien sont restés sans eau, sans électricité, sans gaz, sans essence ou sans nourriture, faisant du pain sur un feu de bois chez eux, s’éclairant aux bougies, recueillant l’eau de pluie et la faisant bouillir pour qu’elle soit potable, protégés du froid par un dérisoire nylon remplaçant les vitres brisées. Et l’angoisse ! Les membres d’une même famille ne pouvaient plus se joindre par téléphone, et toutes les routes étaient bloquées.

Mais lorsque ces privations semblent volontaires et s’accompagnent de vexations, on se pose des questions.

Aussi les Libanais s’interrogent-ils : pourquoi dès les premiers jours du conflit, la centrale de Zouk contrôlée par les Forces Libanaises s’est-elle arrêtée de fonctionner, privant d’électricité Jounieh et Lire la suite »

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