Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘Memoire’

Souvenir du 13 avril 1975, début de la guerre au Liban

Posted by jeunempl le avril 13, 2012

Dr Riad Jreige

Comment s’est opérée au Liban la modification des influences régionales depuis 1975 ?
Le Liban a-t-il la capacité de ne pas être sous influence ?

Le Liban de par sa composition pluricommunautaire, sa situation géographique et sa faiblesse militaire, s’est trouvé sinon depuis sa naissance du moins depuis plusieurs décennies, embarqué dans une scission politique souvent accompagnée de violence conduite par ses voisins immédiats ( Syrie et Israël).

La Syrie alliée de l’URSS et Israël allié des USA durant la période de la guerre froide se sont battus jusqu’en 1973 (guerre des six jours) date à laquelle la Syrie perdait le Golan déjà annexé en 1967.

Depuis 1973 plus aucun conflit d’envergure n’est venu perturber le « statut quo » établi à l’époque entre ces deux pays.
Pour le Liban, la fin de la période dite de la « guerre froide » n’a pas été de tout repos.
Le calvaire qu’a dû subir ce pays, 18 années durant et la guerre brûlante qui l’a enflammée, contrastait singulièrement avec la température plutôt fraiche vue à une échelle plus importante, celle des grandes puissances.

1975 – 1990 : La guerre froide

- USA-Israël-Chrétiens du Liban vs URSS-Syrie-Musulmans du Liban

Le communautarisme libanais a servi de terreau au rôle « tampon » entre ses deux voisins ainsi qu’un champ d’expérimentation, à moindre frais, pour les grandes puissances.
L’on a tenté une séparation entre les musulmans d’un côté, alliés de l’OLP présents massivement à l’époque au Liban, pris sous la houlette et la « protection » syrienne mais aussi de l’URSS et de l’autre, les chrétiens sensés être protégés par Israël, l’autre minorité du Proche-Orient, mais surtout principal allié et sous la protection des USA dans la région.

Outre un conflit civil armé d’une rare violence, cette scission s’est traduite sur le terrain par une présence massive militaire et influente des armées syrienne (1976) et israélienne (1978).
Bachir Gemayel, patron des Forces Libanaises a été le symbole, éphémère mais réel, de l’aide perpétrée par Israël pour son accession à la plus haute fonction de l’Etat en mai 1982.

La période de la guerre froide s’est terminée en 1989-1990.
Ceci s’est traduit dans la région par une nouvelle ère, celle de la mainmise américaine appliquée sur le terrain avec la première guerre contre l’Irak suite à l’invasion du Koweït par ce dernier.
Damas, privée de son allié soviétique, s’est rapprochée tactiquement de Washington en se déclarant l’allié des Américains dans leur expédition contre le régime de Saddam Hussein.

Au Liban, ceci s’est traduit le 13 octobre 1990 par l’invasion du « réduit chrétien » par l’armée syrienne et la reddition du Premier ministre par intérim le Général Michel Aoun.
La dichotomie Est / Ouest ou URSS / USA n’existait plus puisque le mur de Berlin était tombé, symbolisant la Lire la suite »

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Le génocide arménien : la mémoire et l’oubli (2/3)

Posted by jeunempl le décembre 30, 2011

Propos recueillis par Jérôme Gautheret – Le Monde

Professeur à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Vincent Duclert est notamment spécialiste de l’affaire Dreyfus. Son travail sur les mobilisations intellectuelles l’a amené à s’intéresser à la question du génocide arménien, et au-delà, à la vie intellectuelle en Turquie. Il a notamment publié un ouvrage sur les engagements intellectuels turcs dans les années 2000, L’Europe a-t-elle besoin des intellectuels turcs ? (Armand Colin, 2010) à travers l’étude de plusieurs pétitions emblématiques de l’évolution de la société turque, notamment celle du 15 décembre 2008 de demande de pardon aux Arméniens pour la "grande catastrophe" de 1915. La traduction de ce livre devait être publiée en Turquie par l’éditeur Ragip Zarakolu, mais celui-ci a été arrêté comme "terroriste" le 29 octobre et ses manuscrits saisis. Vincent Duclert a co-fondé avec Hamit Bozarslan, Cengiz Cagla, Yves Deloye, Diana Gonzalez et Ferhat Taylan le Groupe international de travail (GIT) "Liberté de recherche et d’enseignement en Turquie" (www.gitfrance.fr et www.gitinitiative.com).
>> Lire le premier et troisième volet de l’entretien.

Comment la mémoire du génocide se structure-t-elle en Turquie ?

Les principaux responsables s’enfuient en Allemagne à l’automne 1918 au moment de l’effondrement de l’Empire ottoman. S’installe un gouvernement issu de l’Entente libérale. Ses membres sont décidés à juger les responsables du génocide. Des déclarations très fortes sont posées, et des procès sont lancés. Mais cette phase de justice sera mise en échec après l’isolement progressif des libéraux face à la croisade nationaliste de Mustapha Kemal.

A l’origine, le fondateur de la Turquie nouvelle s’était montré très sévère pour les responsables de la défaite et du génocide, jugeant qu’une position claire sur le sujet pourrait permettre une paix honorable. Puis sa position évolue, parce qu’il a besoin de cadres pour son nouveau pouvoir, et parce que les prétentions territoriales des Alliés menacent la souveraineté nationale. La conquête de Smyrne par les Grecs est un point de non-retour. Dès lors, l’objectif de juger des responsables unionistes du génocide est abandonné. S’ajoutent à cela les représailles commises par les Arméniens contre les Turcs sur le front russe, point de départ de la thèse de certains négationnistes d’un génocide contre les Turcs perpétré par les Arméniens…

Comment le dispositif négationniste se met-il en place ?

Globalement, la cause des survivants arméniens disparaît de l’agenda kémaliste, au point que l’idée même de reconnaissance de l’ampleur des massacres devient un danger pour la future République. Certains députés en viennent à les justifier, comme Lire la suite »

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Le dernier camp de réfugiés arméniens: La chronique du Sandjak

Posted by jeunempl le août 22, 2010

Delphine Darmency – L’Hebdo Magazine

Autoroute côtière, au niveau de Bourj Hammoud.
Pendant que l’œil du conducteur est rivé sur les files de voitures, les passagers peuvent encore remarquer les restes du camp de Sandjak, fondé en 1939 pour abriter les réfugiés arméniens.

Non loin de la place de la municipalité de Bourj Hammoud, entre la rue d’Arménie et l’autostrade, subsiste la moitié du camp de Sandjak. L’autre moitié a disparu sous les pelleteuses, laissant d’un côté un long terrain vague et, de l’autre, quelques squelettes de maisons, cloisons détruites et toits bâchés.
Mais entre les amoncellements de briques, les canapés pourrissant à l’extérieur, des antennes satellitaires et des draps pendus à des fils montrent que le camp respire encore. Des dizaines de familles y vivent toujours.

En 1939, le Sandjak d’Alexandrette (ou Liwaa Iskandaroun), alors syrien, est annexé par la Turquie à la suite d’un accord signé par la France mandataire. Des milliers d’Arméniens abandonnent leurs maisons et quittent le pays. Direction, le Liban.

A Beyrouth, ils s’installeront dans le camp qui reprend le nom de leur terre d’origine, Sandjak. «En 1946, ils sont rejoints par des familles ayant vendu leurs maisons pour partir en Arménie mais dont le voyage ne s’était pas concrétisé. Rejoints également par des familles venues du Nord du Liban», relate Mme Manqassarian, membre de la municipalité de Bourj Hammoud dans un article d’an-Nahar paru le 4 avril 2006.

Il y aurait eu dans les baraquements de bois et de tôle 750 familles. «En 1970, une partie de la population déménage dans de nouvelles habitations populaires dans les quartiers de Rawda, Bourj Hammoud ou Fanar, mais la majorité Lire la suite »

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Le théâtre Piccadilly abandonné: Cherche acquéreur pour rénovation

Posted by jeunempl le juillet 26, 2010

Delphine Darmency – L’Hebdo Magazine

Il y a des places magiques que l’on oublie malgré elles, malgré nous. Une sorte d’amnésie générale. D’abord l’endroit, puis le nom et, pour les nouvelles générations, tout ce qu’il représente dans la mémoire beyrouthine. Le Piccadilly Théâtre, celui qui fut le théâtre le plus important du Moyen-Orient, a fermé ses portes il y a une dizaine d’années à la suite d’un incendie.

Dans la rue Omar Ben Abdel-Aziz, celle des échoppes du fameux fast-food de Hamra, Barbar, des milliers de voitures frôlent chaque jour ses portes sans se douter de ce qu’il y a à l’intérieur. Au-dessus de la devanture, les lettres jaunes du Piccadilly sont en équilibre entre deux barres de fer, seul le E déjà tombé et les T jouent un jeu dangereux d’équilibristes. Les mêmes sont peintes en rouge en dessous de ce qui devait être tout un système lumineux pour faire briller de mille feux le théâtre.

Dans certains lieux de Beyrouth, il règne cette impression d’un temps qui s’est arrêté. Celle de les retrouver dans un monde parallèle, oubliés, abandonnés à leur sort. Le Piccadilly en fait partie. Dans les journaux, les blogs, les forums, la rumeur circulait il y a un an que le théâtre allait être ou avait été rénové; simples rumeurs, malheureusement. De belles poignées d’origine, que des portes banalement transparentes supportent, sont reliées par une chaîne en fer rouillée cadenassée. Le promeneur de Hamra a Lire la suite »

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Accident d’avion au Liban: la mémoire de la deuxième boîte noire récupérée

Posted by jeunempl le février 16, 2010

AFP

La mémoire de la deuxième boîte noire de l’avion d’Ethiopian Airlines qui s’est abîmé en janvier au large du Liban a été récupérée, ce qui doit permettre aux enquêteurs de comprendre les circonstances de ce drame, a affirmé l’armée mardi.

"Les plongeurs de la marine libanaise ont pu récupérer l’enregistreur des conversations du cockpit appartenant à la deuxième boîte noire", a indiqué un communiqué de l’armée.

L’enregistreur, qui a été remis à la commission d’enquête, doit être envoyé en France, où la première boîte noire, celle comprenant les données du vol, a été analysée.

Le Boeing 737-800 de la compagnie éthiopienne, avec 90 personnes à bord, s’est écrasé le 25 janvier en mer quelques minutes après son décollage en pleine tempête de l’aéroport de Beyrouth.

Selon le rapport préliminaire de l’analyse de la première boîte noire, Lire la suite »

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Communiqué MPL – Commémoration du 13 octobre 1990

Posted by jeunempl le octobre 20, 2009

MPL Belgique

Le Mouvement Pour le Liban (CPL Belgique) a commémoré ce dimanche 18 octobre 2009 la mémoire des martyrs du 13 octobre 1990 lors d’une messe célébrée par le Père Ghassan Nasr, accompagné par le Mgr Jean Aboud et Père Fadi Rahi à l’église Saint Adrien à Bruxelles.

Parmi les nombreux Libanais et amis du Liban présents, ont assisté à la messe, Madame Johanna Azzi, chargée d’affaires, représentant l’ambassadeur du Liban en Belgique Monsieur Adnan Mansour, les membres du corps diplomatique de l’ambassade M. Rayan Said et M. Wael Hachem, ainsi que des responsables des partis politiques libanais, les cadres et les responsables du MPL ainsi que des personnalités du monde politique culturel et social.

Cette occasion était un moment fort de témoignage et de recueil à la mémoire de tous les martyrs, civils et militaires tombés lors de ce jour noir qui a marqué l’histoire de notre pays.

Nos pensées allaient de même aux nombreux disparus et détenus libanais dans les geôles syriennes, notamment les deux Pères Antonins A.Cherfane et S.Abi Khalil.

Nos prières étaient destinées également aux martyrs Dany Chamoun et sa famille, le Général François Hajj ainsi qu’à tous les soldats de l’armée libanaise tombés sur les champs de bataille en défendant leur patrie.

Nos martyrs sont morts pour que notre Liban, reste à jamais, libre, Souverain, unis et indépendant ; Que leurs mémoires soient pour toujours une flamme présente en nous.

Les photos de la cérémonie sont disponibles en cliquant sur ce lien.

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1990 – Devoir de mémoire: La population libanaise témoigne

Posted by jeunempl le avril 8, 2009

MPLBelgique.org

- Parce que les politiques ont voulu effacer de notre mémoire à travers une loi d’amnistie toutes les exactions qu’ils ont commises durant la guerre civile,
– Parce que les médias n’assurent pas leur rôle de conscientisation de la population,

1-livre-blanc_soutien-aounLe Livre Blanc reste encore aujourd’hui une référence pour rappeler à la population, de tous bords, les malheurs que peuvent engendrer tout conflit l’opposant à son frère libanais. En attendant que l’état assure un jour pleinement ce rôle de mémoire au niveau de ses institutions, nous vous publions en plusieurs parties le Livre Blanc, rédigé à la fin de la guerre civile par de jeunes étudiants français (l’Union des Jeunes Européens), extérieurs au conflit, dans le seul but de comprendre. Pour cela, ils partent à la rencontre de la population témoin des exactions de la milice des Forces Libanaises dans le conflit l’opposant à l’Armée Libanaise.

Programme

Introduction
Préface
Avant-Propos

1- Privations et vexations
2- Drogue
3- Utilisation de la terreur
4- Population civile prise en otage
5- Les prisonniers
6- Miliciens

Conclusion
Annexe
Postface

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NDU : L’héritage culturel comme point d’union

Posted by jeunempl le mars 30, 2008

(Magazine)

Magazine NDULe patrimoine est créateur d’identité et de rassemblement. Pour les étudiants de l’Université de Notre-Dame, la préservation des traditions et des coutumes est fondamentale, puisqu’elle peut servir à renforcer les liens entre Libanais. Magazine les a interrogés.

Tyr, Baalbeck et Byblos sont les trois sites inscrits sur la Liste du patrimoine de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco). Vue de l’étranger, la sauvegarde du patrimoine libanais est importante pour sa contribution à l’identité nationale et multiculturelle du Liban. Qu’en est-il en interne? C’est sur cette question que Magazine a sondé les étudiants de la NDU: Lire la suite »

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