Après 12 ans de tergiversations, l’Institut national de la vigne et du vin (INVV) a été officiellement lancé au ministère de l’Agriculture fin mai. Sans budget pour l’heure, cet institut vient cependant d’élire son premier bureau. Celui-ci est composé de Carlos Guillermo Adem (Château Fakra), Assad Hark (Batroun Mountains), Charles Ghostine (Château Ksara), Serge Hochar (Château Musar) et Joe Assad Touma (Château Saint-Thomas). « On ignore encore quelles seront les fonctions des uns et des autres », précise Joe Assad Touma.
À ces producteurs de vins et d’alcools sont associés des représentants des ministères : Pierre Abi Nakhoul pour l’Industrie, Elie Abou Yazbeck pour l’Economie et le Commerce ainsi que Miriam Eïd pour l’Agriculture.
Dans un premier temps, l’Institut devrait être hébergé au ministère de l’Agriculture. « Aucune décision n’a été prise pour l’emplacement de son futur siège : on parle de Beyrouth ; on évoque également le site de Tal-Amara dans la Békaa où le ministère de l’Agriculture pourrait allouer un terrain », explique-t-il.
L’INVV a pour ambition d’organiser le secteur viticole et vinicole libanais. En clair, cet organisme doit avoir un rôle de « tête de réseau national » pour les acteurs de la filière, en particulier dans la recherche et le développement.
Parmi ses priorités : le recensement des cépages employés, la mise en place d’appellations géographiques libanaises et la mise en conformité des lois libanaises avec la chartre de l’Organisation internationale de la Vigne et du Vin.
Le Royaume-Uni a présenté une requête à ses partenaires européens en vue d’inscrire le Hezbollah sur la liste terroriste européenne, et les discussions sur cette question débuteront « début juin », ont confié à l’AFP des diplomates, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat. « Nous espérons un accord pour mettre la branche armée du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes d’ici à la fin juin », a précisé un diplomate.
Cette mesure nécessite l’unanimité des 27. Les États-Unis et Israël demandent depuis longtemps aux Européens d’aller dans ce sens.
Il faut dire que Washington considère le Hezbollah comme une organisation « terroriste », sans faire de différence entre ses ailes militaire et politique. « Les nombreuses branches et filiales du Hezbollah partagent une direction, des membres et un financement communs qui soutiennent tous des actions violentes du groupe », a expliqué à l’AFP le porte-parole adjoint de la diplomatie américaine, Patrick Ventrell. Il a rappelé dans un courrier électronique que son administration était « de plus en plus inquiète des actions menées par le Hezbollah, notamment sa campagne terroriste dans le monde et l’appui décisif qu’il apporte au régime d’Assad. La lutte contre ces activités est et restera l’une de nos plus hautes priorités », a insisté le diplomate, précisant avoir « exhorté nos partenaires européens et d’autres pays dans le monde à déployer un large éventail de mesures pour réprimer le Hezbollah, notamment des sanctions et une coopération judiciaire avec les États-Unis ».
Rappelons que le président US Barack Obama s’était ému lundi auprès de son homologue libanais Michel Sleiman de l’implication militaire directe de la milice chiite aux côtés de l’armée syrienne dans sa guerre contre la Lire la suite »
RPLFrance.org est allé récemment à la rencontre du rollerblader Hady Basha, plus connu au Liban pour être aussi un DJ de renom international. Le seigneur libanais du rollerblading nous a accordé un peu de son temps entre deux acrobaties spectaculaires du côté de Aïn Mraissé, à Beyrouth. Grâce à ce virtuose de l’asphalte, nous avons remarqué que la Mode est aux sports extrêmes au Pays du Cèdre.
- Mohamad Ezzedine : Est-ce qu’il y a des lieux ou des clubs dédiés à la pratique du skateboard ou du roller au Liban ?
Hady Basha : Il y a quelques personnes qui donnent des leçons de roller au Guilbert XTreme Park à Beyrouth. Ce lieu comprend plusieurs grandes pistes, c’est un endroit parfait pour faire des compétitions.
- ME : Le Guilbert XTreme Park est donc le seul endroit intéressant pour pratiquer sa passion?
HB : C’est le meilleur parc du Liban, toutefois je tiens à faire remarquer que la ville entière est nôtre terrain de jeu !
- ME : Vous n’allez pas me dire que c’est le seul parc de « sports extrêmes » au Pays du Cèdre ?
HB : Si il y en a un vers Dbayé, mais ses pistes sont très limitées en taille et en nombre. La réalité c’est qu’il existe seulement deux parcs de ce type au Liban.
- ME : En d’autres mots, les municipalités ne font rien pour promouvoir le sport et encore moins la pratique du skateboard et du roller…
HB : Pas seulement. Quand on se réunit le week-end à Aïn Mraissé, les forces de l’ordre nous confisquent nôtre matériel et nous empêchent de pratiquer notre sport.
- ME : Où peut-on se procurer des skates ou des rollers au Liban ?
HB : Il y’a beaucoup de boutiques, mais les meilleurs en prix et en qualité sont Lire la suite »
[Note de Tayyar-intishar.org : Ce mensonge de Geagea, relayé à gogo par l'Orient le Jour, veut tout dire... Nous déplorons la campagne de l'Orient le Jour à l'encontre de l'entente chrétienne pour la loi électorale de la Rencontre orthodoxe. L'appartenance politique de ce média au clan Hariri fait complètement déraper ce qui fut un fleuron de liberté de la presse à une époque pas si lointaine.]
Voici la position réelle de Bkerké, divulguée par Mgr Mazloum, principal responsable des questions électorales au sein du patriarcat maronite.
Un simple coup de fil des Forces Libanaises pour imposer la loi mixte à Bkerké, et Geagea parle de couverture de l’église maronite… no comment. Ce petit jeu se retournera contre lui très vite, si ce n’est déjà fait.
Voici l’article de l’Orient le Jour : Geagea réaffirme le soutien de Bkerké à la loi mixte
Sous le patronage de Son Excellence le Général Michel AOUN,
Le Mouvement pour le Liban asbl. (CPL-Belgique) a le grand plaisir de vous inviter à son dîner de gala qui aura lieu le
Samedi 1 Juin 2013
Animé par le célèbre artiste, le chanteur libanais
NaderKHOURY
À l’hôtel Golden Tulip
Bessenveldstraat 15 – 1831 Diegem
Nous nous réjouissons d’ores et déjà de vous voir parmi nous ce jour-là.
20h – 20h30: accueil – entrée en salle
20h30 – 23h : dîner
23h : soirée dansante animée par le chanteur libanais NaderKhoury
p.a.f. : 65 € par personne (40€ étudiant)
Pour des questions d’organisation, nous vous prions de bien vouloir confirmer votre présence par un virement bancaire avant le 28 mai 2013 sur le numéro de compte de l’association:
Elle s’enfuit en Suède après s’être convertie au christianisme
Un Libanais a été condamné à six ans de prison et à 300 coups de fouets en Arabie saoudite pour avoir encouragé une Saoudienne à se convertir au christianisme et à quitter le pays, a rapporté le 12 mai 2013 la presse locale. Un autre Saoudien a été condamné à deux ans de prison et à 200 coups de fouets pour avoir aidé la jeune femme à fuir l’Arabie saoudite, a précisé le quotidien al-Watan. De son côté, la jeune femme s’est réfugiée en Suède où elle se trouve sous la protection d’ONG.
Le verdict a été prononcé par un tribunal de Khobar dans l’est de l’Arabie saoudite, où les trois protagonistes de cette affaire étaient employés dans une compagnie d’assurance.
L’affaire avait fait grand bruit en juillet dernier en Arabie saoudite, royaume ultra-conservateur qui applique une version rigoriste de l’islam. Les musulmans qui se convertissent à une autre religion sont passibles de la peine de mort et la pratique des autres religions est interdite dans le pays.
En Suède sous la protection d’ONG
Selon la presse locale, la Saoudienne, dont l’identité n’a pas été révélée, s’est réfugiée en Suède où elle se trouve sous la protection d’organisations non-gouvernementales. Elle est apparue sur une vidéo en affirmant avoir choisi de se convertir au christianisme.
L’avocat de sa famille, Me H’moud al-Khalidi, s’est dit satisfait du verdict, mais les deux condamnés ont annoncé leur intention de faire appel, selon la presse. Les deux hommes pourraient cependant être poursuivis pour d’autres délit, comme la corruption et la falsification de documents officiels, qui ont permis à cette Saoudienne de quitter son pays sans accord de sa famille.
En juillet dernier, le site d’information saoudien "Sabak" avait rapporté, citant les parents de la Saoudienne, que la jeune fille de 28 ans avait fui le Royaume vers Bahreïn, puis le Liban où elle Lire la suite »
Ce vendredi 10 mai, le député belge Laurent Louis a demandé au gouvernement une condamnation du dernier raid israélien en Syrie, exposant les multiples infractions israéliennes du droit international, avec le consentement des démocraties dont la Belgique.
Il a commencé par dénoncer les multiples survols israéliens de l’espace aérien libanais, violant la souveraineté d’un état indépendant, avant de rappeler les déclaration de Mme. Del Ponte sur l’utilisation d’armes chimiques par les rebelles syriens, et non par l’état syrien contrairement à ce qu’essaient de véhiculer les médias.
La réponse du ministre du Budget M. Chatel, représentant le ministre des Affaires Etrangères M. Didier Reynders, est tout simplement scandaleuse et repose sur des informations erronées. L’amateurisme du ministère belge des affaires étrangères est d’une honte déconcertante, s’en référant sans cesse aux prises de position de l’administration américaine, partie prenante dans ce conflit.
En bref, la Belgique considère avoir des preuves suffisantes de la détention d’armes chimiques par l’état syrien bien qu’Obama ait encore des doutes sur leur utilisation (oui le ministre s’en remet à Obama…). Toujours d’après le ministre, l’état syrien refuse la visite d’une commission d’enquête internationale sur la présence de ces armes en Syrie.
Or, on sait tous que le président Assad a invité la communauté internationale à visiter les sites qu’ils estiment douteux, tout en respectant la souveraineté syrienne et son droit à se défendre. Ce que refusent manifestement les alliés d’Israël qui ne cherchent qu’une seule chose: détruire ce pays.
Voici l’échange complet entre le député Laurent Louis et le représentant du ministre des affaires étrangères belge :
L’Armée libanaise a démantelé pendant les fêtes un dangereux réseau terroriste dont l’objectif était d’exécuter des actes criminels pour saper la sécurité et la stabilité du pays. La cellule était composée de quatre individus, libanais et syriens, qui sont actuellement interrogés par les services de renseignements militaires, qui les ont arrêtés à Beyrouth à l’issue d’une longue surveillance.
Des sources de sécurité qui suivent l’enquête ont rapporté que la mission de cette cellule était de mener des opérations terroristes contre des casernes de l’Armée libanaise, en coopération avec des éléments terroristes du Front al-Nosra basés dans le camp palestinien d’Aïn el-Héloué.
L’enquête a montré que les membres de la cellule projetaient de rééditer le scénario des assassinats, comme ceux qu’a connu le Liban ces dernières années. Une série d’hommes politiques et de responsables sécuritaires figurait sur la liste des cibles de ce groupe dans le but de provoquer des troubles dans la rue chrétienne et musulmane.
Les mêmes sources ajoutent que les éléments terroristes résident à Aïn el-Héloué, à Tripoli et dans la haute montagne de Ersal, et s’employaient à fonder une branche d’al-Nosra dans le camp. Ils ont commencé d’ailleurs les entrainements militaires pour réactiver l’aile militaire d’Al-Qaïda en structurant des groupes adoubés par l’organisation-mère.
[Note du MPLBelgique.org : Victimes de leur succès à l'étranger ? Ce risque de pénurie est un comble quand on sait que les infirmiers libanais sont présents en nombres dans les pays francophones, notamment en Belgique, ainsi que dans les pays du Golfe.]
Deux infirmières sur trois souhaitent quitter leur poste d’ici à 3 ans. Parmi elles un tiers compte même quitter le pays. Ainsi après une ou deux années de travail, une jeune diplômée sur cinq part à l’étranger : les destinations d’expatriation sont principalement les pays du Golfe. Enfin parmi celles qui restent au Liban, 30% désirent changer de métier.
Ces statistiques sont tirées d’une étude chapeautée par le professeur Fadi el-Jardali de l’Université américaine de Beyrouth (AUB). Les précédentes recherches sur le sujet sont trop limitées pour permettre la comparaison des données dans le temps. Cependant le professeur Fadi el-Jardali soutient que la situation risque d’empirer si les conditions de travail et la représentation sociale de cette profession ne changent pas.
Les conditions de travail et les traitements salariaux sont les principales raisons de cette désaffection. En cause, les minces perspectives de carrière et les salaires jugés insuffisants (l’étude n’en définit pas le montant), mais aussi les conditions de travail spécifiques à la profession : surcharge de travail, sous-effectif latent dans les organismes de santé, désorganisation de ses structures, manque d’autonomie ou encore des plages de travail étendues souvent incompatibles avec une vie de famille.
Le secteur de la santé et la qualité des soins pourraient gravement pâtir de cette hémorragie de personnel. Les infirmières fournissent 90% de soins aux patients.
Le paisible quartier de La Sagesse est à l’aube d’un bouleversement sans précédent. Abritant le collège de La Sagesse et l’archevêché maronite de Beyrouth, ses ruelles possèdent encore un charme particulier, les immeubles modernes qui ont réussi à s’implanter étant restés rares. Et pour cause, il y a quarante ans, une partie des bâtisses et jardins du quartier ont été expropriés par l’Etat pour y bâtir la voie rapide La Sagesse-Turk. Ce projet, remis au goût du jour par la municipalité de Beyrouth il y a trois ans, provoque la grogne et la mobilisation de la société civile.
Dans une impasse du quartier de La Sagesse, figé depuis plus d’un demi-siècle, des poules se promènent sans vergogne entre de vieilles bâtisses d’architecture traditionnelle. A travers une fenêtre, une porte, on voit des peintures d’époque et leurs emblématiques triples arcades. Sur leurs murs extérieurs, des croix rouges ne présagent rien de bon, marquées par l’association Save Beirut Heritage (SBH) pour signifier leur démolition future au passage de la voie rapide appelée Fouad Boutros. «Une trentaine de ces maisons seront détruites, annonce Giorgio Tarraf, président de SBH. Alors qu’aujourd’hui dans aucune des grandes villes de la région ou d’Occident, la voiture n’est privilégiée, le projet Fouad Boutros va provoquer des dégâts évidents sur le patrimoine, sur les habitants de la région, mais également d’un point de vue écologique. C’est un crime qu’on regrettera d’avoir commis».
Inspiré des plans du réseau routier pour Beyrouth de l’urbaniste Michel Ecochard dans les années 50, ce projet, resté dans les tiroirs de l’administration, a pourtant été remis à l’ordre du jour depuis trois ans. «Le projet avait débuté juste avant la guerre, explique Elie Hélou, responsable du projet au Conseil du Développement et de la Reconstruction. Le pont à l’intersection de l’avenue Charles Malek et Mar Mitr en avait été le premier ouvrage d’art. Cette voie est une partie du puzzle qui n’est pas encore achevé et qui doit l’être pour désengorger Achrafié». Un axe qui partirait du supermarché Spinneys, avec des embranchements sur Charles Malek frôlant les actuels restaurants et bloquant certaines rues, pour finir sa folle course sur l’avenue Charles Hélou avec un renfort de trois ponts et deux tunnels. Inacceptable pour différentes associations et urbanistes organisés en «Collectif civil».
«Le projet, un coup monté»
«En 2009, Fouad Boutros mettait la première pierre à cet axe La Sagesse-Turk, projeté, pourtant, il y a plus d’un demi-siècle, rappelle Raja Noujaim, membre du collectif. A cette époque, le quartier de La Sagesse n’avait pas plus de vingt ans et une maison était conçue sans une vision de préservation. Mais il ne faut pas réfléchir en termes de bâtiments mais de quartier, nous demandons que l’ensemble de la région soit classée. D’ailleurs, poursuit-il, l’aspect traditionnel n’est qu’un des nombreux points expliquant notre désaccord». Pour le Collectif civil, percer des voies rapides en 2013 dans des quartiers centraux est une «pratique destructrice révolue». Il souligne que ces dernières, au-delà de détruire une identité, un tissu urbain et architectural, ne résolvent les Lire la suite »