Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Articles Tagués ‘hezbollah’

Liban – Syrie : le député Laurent LOUIS dénonce le projet du Grand Israël devant le Parlement belge !

Publié par jeunempl le mai 11, 2013

MPLBelgique.org

Laurent Louis - député belge indépendantCe vendredi 10 mai, le député belge Laurent Louis a demandé au gouvernement une condamnation du dernier raid israélien en Syrie, exposant les multiples infractions israéliennes du droit international, avec le consentement des démocraties dont la Belgique.

Il a commencé par dénoncer les multiples survols israéliens de l’espace aérien libanais, violant la souveraineté d’un état indépendant, avant de rappeler les déclaration de Mme. Del Ponte sur l’utilisation d’armes chimiques par les rebelles syriens, et non par l’état syrien contrairement à ce qu’essaient de véhiculer les médias.

La réponse du ministre du Budget M. Chatel, représentant le ministre des Affaires Etrangères M. Didier Reynders, est tout simplement scandaleuse et repose sur des informations erronées. L’amateurisme du ministère belge des affaires étrangères est d’une honte déconcertante, s’en référant sans cesse aux prises de position de l’administration américaine, partie prenante dans ce conflit.

En bref, la Belgique considère avoir des preuves suffisantes de la détention d’armes chimiques par l’état syrien bien qu’Obama ait encore des doutes sur leur utilisation (oui le ministre s’en remet à Obama…). Toujours d’après le ministre, l’état syrien refuse la visite d’une commission d’enquête internationale sur la présence de ces armes en Syrie.

Or, on sait tous que le président Assad a invité la communauté internationale à visiter les sites qu’ils estiment douteux, tout en respectant la souveraineté syrienne et son droit à se défendre. Ce que refusent manifestement les alliés d’Israël qui ne cherchent qu’une seule chose: détruire ce pays.

Voici l’échange complet entre le député Laurent Louis et le représentant du ministre des affaires étrangères belge :

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Moyen-Orient : La Russie passe à l’offensive

Publié par jeunempl le mai 2, 2013

L’Hebdo Magazine – Julien Abi-Ramia

Navire militaire russe en MéditerranéeAnimé par la volonté de préserver son indépendance et sa force de frappe énergétique, face aux pays du Golfe d’inspiration américaine, le renforcement de l’activité diplomatique de la Russie au Moyen-Orient s’explique également par la montée de l’islamisme radical qui menace l’unité de la Fédération où certaines Républiques sont à majorité sunnite.

Le retour à la présidence de Vladimir Poutine a durci la politique étrangère russe. La parenthèse Dimitri Medvedev, qui a tenté de nouer une certaine proximité avec le président américain Barack Obama, est bel et bien refermée. Les bouleversements politiques du Moyen-Orient ont conduit Moscou à revenir à ses fondamentaux. Pour la Russie, cette région du monde est d’une importance vitale. Depuis des années, elle livre contre les Etats-Unis une guerre énergétique impitoyable qui sous-tend, aujourd’hui comme hier, les rapports de force entre les pays de la région. Mais le «Printemps arabe», expression que récusent les théoriciens de la diplomatie russe qui préfèrent parler de «soulèvement islamique», a posé des enjeux encore plus profonds. Au cours des siècles, la Russie s’est donné les moyens d’être l’Eurasie, le plus vaste pays du monde, carrefour des civilisations occidentales et orientales. D’un côté, la réaffirmation de son identité chrétienne orthodoxe; de l’autre, la volonté farouche d’empêcher l’islamisme radical de prendre racine dans le pays avec lequel le pouvoir central a déjà fort à faire. Aujourd’hui, c’est tout simplement de son intégrité dont il s’agit.

Le péril de l’islamisme

Dans la foulée d’Evgueni Primakov, ancien ministre des Affaires étrangères de Boris Eltsine, considéré comme le parangon de la politique moyen-orientale de la Russie, Vladimir Poutine a saisi les avantages stratégiques d’une ouverture sur l’islam dit modéré. Dès mars 2008, dans un message à l’Organisation de la conférence islamique (OCI), le président russe assurait que «l’établissement de liens plus approfondis d’amitié et de coopération avec le monde musulman [était] une orientation stratégique de la Russie» et que Moscou «[partageait] les préoccupations concernant le danger d’une division du monde selon des lignes de fracture religieuses ou de civilisation».

Un chiffre méconnu. Peuplée de près de 142 millions d’habitants, la Russie compterait entre 20 et 25 millions de musulmans, majoritairement sunnites, installés surtout dans le Caucase et dans la région de la Volga, autour de la ville de Kazan, plus au centre du pays. Depuis l’attaque d’un théâtre moscovite en octobre 2002, les services de sécurité russes mènent une guerre sans merci au terrorisme islamiste. D’abord cantonné en Lire la suite »

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Escalade militaire, blocage politique en Syrie : C’est parti pour des années

Publié par jeunempl le avril 27, 2013

L’Hebdo Magazine - Paul Khalifeh

Armée Arabe Syrienne - de victoire en victoireLes lignes de front ont changé en Syrie ces cinq dernières semaines. Une offensive générale lancée par l’armée syrienne à Damas, Homs et Idleb modifie les équilibres militaires et compromet les efforts des rebelles de lancer la «bataille finale» contre la capitale syrienne. Ces développements inattendus, couplés à un blocage politique entre la Russie et les Etats-Unis, risquent de prolonger pour des années le conflit syrien.

L’assassinat des quatre généraux syriens chargés de diriger la lutte contre les rebelles (dont le beau-frère du président Assad, Assef Chaoukat), le 18 juillet 2012, a donné le signal d’une vaste offensive de l’opposition armée sur l’ensemble du territoire syrien. Depuis ce jour, l’armée régulière est sur la défensive. Elle a reculé un peu partout; s’est retirée de régions entières, notamment des campagnes de Damas, Homs, Idleb, Raqqa, Deir Ezzor et Daraa; a perdu le contrôle d’une partie d’Alep, la deuxième ville du pays et de plusieurs aérodromes militaires. Les insurgés sont arrivés aux portes de Damas et se battent à moins d’un kilomètre de la place des Abbassides, dans le quartier de Jobar.

Les succès des rebelles sont dus à plusieurs facteurs. En prenant le contrôle d’une grande partie de la frontière avec la Turquie et l’Irak, ils ont pu acheminer, assez facilement, hommes, armes et matériels.

En plus des milliers de Syriens qui ont pris les armes contre le régime, de vastes réseaux internationaux ont fait passer, dans le pays, des jihadistes de 29 nationalités au moins, selon un rapport des Nations unies. L’envoyé spécial arabe et international, Lakhdar Brahimi, a avancé le chiffre de «quarante mille combattants arabes et étrangers en Syrie», lors d’une intervention devant le Conseil de sécurité, lundi dernier. Ils viennent surtout de Libye, de Tunisie, des pays du Golfe, du Pakistan, de Tchétchénie, mais aussi des pays européens, notamment la France, la Belgique et les Pays-Bas, ainsi que des Etats-Unis (Voir encadré). Les jihadistes étrangers rejoignent principalement les rangs du Front qaïdiste al-Nosra et d’autres groupes extrémistes.

Armes et matériels affluent

Ces rebelles, regroupés dans plus d’une cinquantaine de brigades plus ou moins organisées et efficaces – y compris l’Armée syrienne libre (ASL) – ont reçu un financement, des armes, du matériel militaire et un entraînement, fournis par la coalition internationale mise en place pour combattre le régime syrien, sous la direction des Etats-Unis. Selon des sources occidentales, les achats d’armement sont financés par l’Arabie saoudite et le Qatar. Les armes proviennent essentiellement des arsenaux libyens et de Croatie. Le New York Times a rapporté que 3500 tonnes d’armes ont été achetées dans ce pays avant d’être transportées vers des aéroports turcs et jordaniens dans des avions affrétés par l’Arabie saoudite, le Qatar et le royaume hachémite.

Un rapport des Nations unies élaboré par un groupe d’experts du Conseil de sécurité indique, pour sa part, que «des combattants libyens ainsi que des armes et des munitions provenant de ce pays, sont arrivés en Syrie dans le cadre d’opérations organisées par des parties basées en Libye ou dans des pays voisins de la Syrie, parfois, avec leur Lire la suite »

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Tribunal spécial pour le Liban : Où en est-on?

Publié par jeunempl le avril 7, 2013

Joumana Nahas – L’Hebdo Magazine

Tribunaal Libanon - HaririLe 14 février dernier, les Libanais avaient du mal à réaliser que huit années étaient déjà passées depuis l’attentat qui a coûté la vie à l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Beaucoup d’eau a coulé sous les ponts depuis ce funeste jour. Il y a eu beaucoup d’attentes déçues, des fuites spectaculaires dans la presse locale et internationale. Il y a eu le fameux acte d’accusation, les noms des quatre accusés rendus publics, leur affiliation au Hezbollah… Et, depuis, la stagnation. Magazine fait le point sur les avancées du tribunal le plus souhaité, en même temps, le plus contesté de l’Histoire du Liban.

Au lendemain de l’assassinat, perpétré de manière spectaculaire, en plein jour, en plein centre d’un Beyrouth que Rafic Hariri avait en grande partie aidé à reconstruire, le Liban tout entier était en colère. Et en attente d’un jugement rapide. La colère est depuis retombée, et le jugement est encore loin de devenir réalité. Qui ne se souvient pas du décompte orchestré dans l’attente de la «vérité» promise? Celle-ci a, depuis, été remplacée par le «rêve», nouveau slogan brandi le 14 mars dernier. Un rêve dont on promet pourtant la réalisation. Un rêve que de très nombreux Libanais ont relégué aux oubliettes, emportés par les soucis quotidiens, de plus en plus nombreux et, semble-t-il, insolubles.

Le Tribunal spécial pour le Liban, faut-il le rappeler, est une institution montée de toutes pièces pour juger les seuls auteurs de l’attentat du 14 février 2005 au Liban, ainsi que ceux qui l’ont précédé et suivi, jusqu’au 12 décembre 2005, à condition qu’un lien soit établi entre les affaires. Il est, par conséquent, aisément compréhensible que les Libanais s’impatientent et ne comprennent pas pourquoi un tribunal, chargé d’une seule affaire, ne soit pas plus rapide.

Il faut pour ceci comprendre que, en tant qu’institution créée spécifiquement pour une affaire d’une telle envergure, avec une tournure internationale, il a fallu, avant même de pouvoir entamer le procès, passer par une multitude d’étapes essentielles pour la garantie d’une juridiction fiable.

Au nombre de ces étapes-clés, il a fallu d’abord envisager la difficile question de la procédure à suivre devant ce tribunal ad hoc.
Pas moins de 152 pages sont ainsi prévues pour réglementer le déroulement du procès, depuis sa création, jusqu’au jugement. Rien n’est laissé au hasard dans ce code procédural, adopté en mars 2009 et amendé quatre fois depuis. Des délais, aux langues officielles, en passant par l’organisation du tribunal, sa compétence, la loi applicable, le déroulement de l’enquête, les droits de la défense, les recours et, enfin, la possibilité d’accorder une grâce ou une Lire la suite »

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Démission surprise du Premier ministre libanais

Publié par jeunempl le mars 23, 2013

Paul Khalifeh – RFI

Achraf Rifi - chef des FSIConseil des Ministres - Gouvernement Mikati IINajib Mikati, le Premier ministre libanais, a annoncé sa démission surprise, vendredi 22 mars, à l’issue d’une réunion gouvernementale houleuse. Cette démission laisse le Liban sans gouvernement à un moment particulièrement critique, aussi bien sur le plan interne qu’au niveau de la situation à ses frontières.

La démission de Najib Mikati a surpris aussi bien ses alliés au sein du gouvernement, que ses adversaires de l’opposition.

Le Premier ministre a annoncé son départ peu après une réunion houleuse du gouvernement, vendredi soir, lors de laquelle il a été mis en échec par une coalition formée de ministres chiites du Mouvement Amal et du Hezbollah et de ministres chrétiens du parti du général Michel Aoun.

Les raisons de la démission

La première porte sur la nomination des membres de la Commission de supervision des élections législatives, ce qui entrave la tenue du scrutin à la date prévue, en juin.

La deuxième concerne la prorogation du mandat du chef des Forces de sécurité intérieure, le général Achraf Rifi, qui Lire la suite »

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Mikati démissionne et appelle à un gouvernement de salut public

Publié par jeunempl le mars 22, 2013

(L’Orient le Jour)

Najib Mikati - Premier Ministre du gouvernement Libanais (juillet 2011)Le Premier ministre Nagib Mikati a annoncé vendredi soir sa démission à la suite notamment de divergences au sein du cabinet sur la préparation des législatives.
Selon la Constitution, le gouvernement est dès lors automatiquement démissionnaire, ce alors que le pays traverse une période critique en raison de la guerre civile qui ravage son voisin la Syrie et dont les répercussions se font sentir au Liban.

En annonçant sa démission, Nagib Mikati a appelé toutes les forces politiques à s’entraider pour éviter au Liban les aléas de l’inconnu. Il a également appelé à un gouvernement de salut public.

"Je suis pour la tenue des élections législatives à la date prévue (courant juin), quelles que soient les circonstances, a déclaré M. Mikati lors d’une conférence de presse au Grand Sérail. Je suis également contre tout projet de loi qui saperait le rôle du Liban en tant que message". Et de poursuivre : "Mais apparemment, et d’après ce que j’ai remarqué en Conseil des ministres, aucun projet de loi ne sera adopté dans les délais constitutionnels".

La décision de M. Mikati intervient après la suspension de la séance du Conseil des ministres tenue au palais de Baabda suite à un clash entre les ministres au sujet du dossier de la commission de supervision des législatives, un complément administratif à la loi électorale de 1960 en vigueur.

Selon le ministre de l’Information par intérim, Waël Bou Faour, les avis se sont divisés sur le premier point figurant à l’ordre du jour de cette séance, à savoir la formation de cette commission, qui n’a finalement pas eu Lire la suite »

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Israël a fait chou blanc à Bruxelles : le Hezb pas près d’être inquiété par l’UE

Publié par jeunempl le mars 10, 2013

(L’Orient le Jour)

drapeaux Liban - Union Européenne (UE)IsraelIsraël n’a pas réussi à convaincre l’Union européenne (UE) d’inscrire le Hezbollah sur sa liste noire des organisations terroristes, même après que la Bulgarie eut accusé deux de ses membres d’avoir commandité l’attentat de Burgas en juillet 2012 qui avait coûté la vie à cinq Israéliens.

En attendant, cela n’a pas empêché la Commission européenne de faire savoir qu’elle est prête à envisager des sanctions sur toute faction qui s’avérerait responsable de cet attentat, mais ses dirigeants reconnaissent qu’il n’y a toujours pas suffisamment de preuves contre les deux membres du Hezbollah. Un rapport diplomatique confirme à ce sujet que l’UE n’inscrira le Hezb sur sa liste noire et n’imposera des sanctions contre ses membres que sur base d’une décision judiciaire.

Preuve en est, le président de la Commission, José Manuel Barroso, a refusé au cours de son entretien avec le président israélien Shimon Peres de se suffire des accusations lancées contre le Hezbollah par le ministre bulgare de l’Intérieur, Tsvetan Tsvetanov. M. Barroso a plutôt insisté sur l’importance d’une aide que Beyrouth prodiguerait à Sofia afin de localiser l’endroit où se cachent les deux membres du Hezbollah incriminés. Sauf que la note que José Manuel Barroso a adressée au Lire la suite »

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De Saïda à Tripoli, la discorde sectaire pointe son nez

Publié par jeunempl le mars 4, 2013

Mediarama

Saad Hariri - LibanAl Assir, l'extrémiste salafiste qui cherche à semer la discordeLes tentatives effrénées d’entrainer le Liban dans la discorde sectaire se poursuivent et se déplacent d’une ville à l’autre. Face à ce danger extrême, l’Etat réagit avec mollesse et hésitation, optant pour une stratégie visant à contenir le phénomène plutôt qu’à essayer de l’étouffer dans l’œuf.

A Saïda, l’Armée libanaise, qui a quadrillé la ville, est parvenue à contenir le mouvement subversif du cheikh intégriste Ahmad Al-Assir. Déployée en force, elle a empêché les partisans du dignitaire religieux de se diriger vers des appartements habités depuis 25 ans par des familles chiites, dont certaines sont proches du Hezbollah. Mais Ahmad al-Assir poursuit ses tentatives et veut organiser des sit-in d’une manière quotidienne. Il a réussi, dimanche, à passer au travers des filets de l’armée pour manifester brièvement sur la place de l’Etoile dans la troisième ville du Liban. Il a tenu un discours virulent contre le Hezbollah et l’Iran, avant de se replier vers sa mosquée à Abra, à l’Est de la ville.

Mais Saïda a tenu à donner d’elle-même une autre image, celle de la ville de la convivialité, de la modération et de l’ouverture qu’elle a toujours été. La commémoration du 38ème anniversaire de la mort du leader populaire Maarouf Saad s’est transformée en réunion nationale transcommunautaire dimanche. Des milliers de personnes ont répondu à l’appel de Lire la suite »

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L’Etat impuissant face aux provocations d’Ahmed Al-Assir

Publié par jeunempl le février 25, 2013

Mediarama

Ahmad el Assir à Beyrouth pour défendre les prisonniers du Fatah al IslamLe cheikh extrémiste Ahmad el-Assir défie l’Etat, multiplie les provocations, et intensifie son discours sectaire, sans que les autorités compétentes ne lèvent le petit doigt et sans que les forces politiques, notamment celles du 14-Mars, ne fassent la moindre réaction. Pourtant, il a humilié l’Etat, que cette coalition affirme couloir défendre, et annoncé qu’il ne croyait pas à la justice libanaise.

En l’espace de quelques jours seulement, le dignitaire religieux s’est rendu coupable d’un nombre incroyable d’infractions aux lois. Après avoir bloqué la route côtière au niveau de Saïda, il a procédé avec ses partisans à un déploiement armé autour de la Mosquée Bilal Bin Rabah, où il officie à l’Est de Saïda. Portant lui-même un fusil-mitrailleur en bandoulière, il a prétexté la présence de membres des «Brigades de la résistance» dans la région, appelant à leur expulsion. Embarrassé, l’Etat n’a trouvé mieux que de le convoquer au commissariat pour l’«entendre» au sujet de l’apparition d’armes aux mains de ses partisans. Mais cheikh Al-Assir n’a même pas voulu ménager les autorités publiques, affirmant qu’il ne répondrait à la convocation que lorsque «(le président de la Chambre) Nabih Berry et le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, seront jugés pour leurs crimes».

L’imam de la mosquée Bilal Bin Rabah a transporté dimanche ses partisans vers le centre-ville de Beyrouth pour participer au sit-in organisé par des groupes fondamentalistes pour réclamer la libération des détenus «islamistes» dans les prisons libanaises.

Haranguant la foule, le cheikh intégriste a appelé à une «intifada de la dignité» afin que les détenus soient immédiatement remis en liberté. «Nous n’accepterons pas qu’ils soient jugés après six ans de détention sans procès. Qu’on les amnistie ou bien que l’on considère qu’ils Lire la suite »

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Dans le bassin de l’Oronte : L’autre guerre de Syrie

Publié par jeunempl le février 25, 2013

Julien Abi Ramia – L’Hebdo Magazine

Défense des Libanais en SyrieSur le territoire syrien, entre le Hermel libanais et Homs, une enclave libanaise de 30000 habitants, installée sur les rives du fleuve de l’Oronte et majoritairement composée de chiites, est protégée par une milice locale formée par le Hezbollah qui combat les assauts de la rébellion dans cette zone. Eclairage.

Voici ce que disait le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, en octobre dernier. «Il y a un fait que beaucoup occultent. Il s’agit du cas des villages syriens, limitrophes de la Békaa et habités en grande partie par des Libanais, toutes confessions confondues: chiites, sunnites, chrétiens, alaouites. Ces vingt-trois villages et douze fermes abritent 30 000 Libanais. Certains de ces habitants sont proches du Hezbollah, qui leur a laissé libre choix en ce qui concerne leur dissociation ou pas des événements en Syrie au début de la crise. C’est seulement lorsque les groupes armés ont attaqué leurs maisons, agressé, kidnappé et déshonoré leurs habitants que certains ont décidé de mener la bataille contre les agresseurs. Ces villages restent les cibles d’attaques quotidiennes». Quatre mois plus tard, la situation sur le terrain a changé. Dans ce secteur, délimité par Qaa dans le nord de la Békaa, Chouaghir dans le Hermel côté libanais, à dix kilomètres de la frontière à l’intérieur des terres et l’agglomération de Homs, situé à trente kilomètres de cette même frontière, plusieurs milliers d’habitants ont fui vers le Liban. Les maisons et les villages sont abandonnés. Ne restent aujourd’hui que quelque 5 000 hommes entraînés par le Hezbollah qui ont pour tâche de défendre cette zone contre l’insurrection armée.

Qusair, au cœur du combat

Autre fait marquant de ces dernières semaines, la communication du Hezbollah autour de ces événements. Depuis le discours de Nasrallah, le parti médiatise les funérailles des «martyrs du parti tombés dans l’exercice de leur devoir jihadiste». Au cours de ce week-end, un responsable du Hezbollah a affirmé à l’AFP que trois Libanais chiites avaient péri et 14 autres au moins ont été blessés dans des affrontements avec les rebelles, précisant qu’il s’agissait d’un Lire la suite »

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