Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Articles Tagués ‘Guerre civile’

Escalade militaire, blocage politique en Syrie : C’est parti pour des années

Publié par jeunempl le avril 27, 2013

L’Hebdo Magazine - Paul Khalifeh

Armée Arabe Syrienne - de victoire en victoireLes lignes de front ont changé en Syrie ces cinq dernières semaines. Une offensive générale lancée par l’armée syrienne à Damas, Homs et Idleb modifie les équilibres militaires et compromet les efforts des rebelles de lancer la «bataille finale» contre la capitale syrienne. Ces développements inattendus, couplés à un blocage politique entre la Russie et les Etats-Unis, risquent de prolonger pour des années le conflit syrien.

L’assassinat des quatre généraux syriens chargés de diriger la lutte contre les rebelles (dont le beau-frère du président Assad, Assef Chaoukat), le 18 juillet 2012, a donné le signal d’une vaste offensive de l’opposition armée sur l’ensemble du territoire syrien. Depuis ce jour, l’armée régulière est sur la défensive. Elle a reculé un peu partout; s’est retirée de régions entières, notamment des campagnes de Damas, Homs, Idleb, Raqqa, Deir Ezzor et Daraa; a perdu le contrôle d’une partie d’Alep, la deuxième ville du pays et de plusieurs aérodromes militaires. Les insurgés sont arrivés aux portes de Damas et se battent à moins d’un kilomètre de la place des Abbassides, dans le quartier de Jobar.

Les succès des rebelles sont dus à plusieurs facteurs. En prenant le contrôle d’une grande partie de la frontière avec la Turquie et l’Irak, ils ont pu acheminer, assez facilement, hommes, armes et matériels.

En plus des milliers de Syriens qui ont pris les armes contre le régime, de vastes réseaux internationaux ont fait passer, dans le pays, des jihadistes de 29 nationalités au moins, selon un rapport des Nations unies. L’envoyé spécial arabe et international, Lakhdar Brahimi, a avancé le chiffre de «quarante mille combattants arabes et étrangers en Syrie», lors d’une intervention devant le Conseil de sécurité, lundi dernier. Ils viennent surtout de Libye, de Tunisie, des pays du Golfe, du Pakistan, de Tchétchénie, mais aussi des pays européens, notamment la France, la Belgique et les Pays-Bas, ainsi que des Etats-Unis (Voir encadré). Les jihadistes étrangers rejoignent principalement les rangs du Front qaïdiste al-Nosra et d’autres groupes extrémistes.

Armes et matériels affluent

Ces rebelles, regroupés dans plus d’une cinquantaine de brigades plus ou moins organisées et efficaces – y compris l’Armée syrienne libre (ASL) – ont reçu un financement, des armes, du matériel militaire et un entraînement, fournis par la coalition internationale mise en place pour combattre le régime syrien, sous la direction des Etats-Unis. Selon des sources occidentales, les achats d’armement sont financés par l’Arabie saoudite et le Qatar. Les armes proviennent essentiellement des arsenaux libyens et de Croatie. Le New York Times a rapporté que 3500 tonnes d’armes ont été achetées dans ce pays avant d’être transportées vers des aéroports turcs et jordaniens dans des avions affrétés par l’Arabie saoudite, le Qatar et le royaume hachémite.

Un rapport des Nations unies élaboré par un groupe d’experts du Conseil de sécurité indique, pour sa part, que «des combattants libyens ainsi que des armes et des munitions provenant de ce pays, sont arrivés en Syrie dans le cadre d’opérations organisées par des parties basées en Libye ou dans des pays voisins de la Syrie, parfois, avec leur Lire la suite »

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Destruction du tombeau de Saint Maron et pillage de l’église à Brad en Syrie

Publié par jeunempl le janvier 13, 2013

Tayyar

L'église Julianos - BradLogo de l'Armée Syrienne Libre (ASL)Brad (Syrie) – Samedi 12 Janvier 2013 – 12h45 – Nous apprenons du Curé, Responsable de l’Eglise de Brad, située à 10 km de la Basilique Saint Siméon, que l’Eglise qui abrite le tombeau St Maron, Patron de l’Eglise Maronite, a été pillée et que la Statue du Saint a été totalement détruite.

Les huit chambres destinées à recevoir les pèlerins maronites ont été complètement saccagées. Les Bandes armées de l’Armée Syrienne « Libre », soutenue par les Etats fanatiques du Proche-Orient et les « démolicraties » occidentales, sont en train de détruire toutes les croix taillées sur les Linteaux.

Le sarcophage de Saint Maron a aussi été pillé et détruit. La foudre du Très Haut devrait s’abbatre sur ces criminels et leurs commanditaires.

Saint Maron, nous vous prions de demander à Dieu la levée de l’armée des anges pour protéger tout ce que vous avez bâti avec amour en Syrie.

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Livre – Toufic Youssef Aouad : "Les meules de Beyrouth"

Publié par jeunempl le décembre 24, 2012

Cultureopoing.com

Les meules de Beyrouth (Toufic Youssef Aouad)Mort en 1989 dans un bombardement à Beyrouth, Toufic Youssef Aouad fut longtemps considéré comme le chef de file de la littérature libanaise. Ancien diplomate, il fut également professeur de langue arabe à Damas avant de créer son propre journal, politique et littéraire au Liban, Al-Jadid. Les meules de Beyrouth, paru en 1973 au Liban, est son second livre traduit en français.

C’est un roman sur son pays. Il dresse, ainsi, un tableau saisissant de la société libanaise deux ans avant le déclenchement de la guerre civile. Prenant pour cadre Beyrouth, « juvénile et dévergondé » selon les mots de Régis Debray lors de son séjour au Proche-Orient, il met en scène les amours contrariées de Tamina et Hani et avec eux les désirs irrépressibles d’une société cloisonnée. A travers cette relation amoureuse, Toufic Youssef Aouad fait le portrait d’un pays rêvant d’émancipation mais enlisé dans les traditions. Les meules de Beyrouth préfigure l’histoire contemporaine du Liban ; roman prophétique tant les tensions communautaires décrites trouveront un exutoire particulièrement tragique.

L’œil attentif de l’auteur met en lumière les diverses aspirations de la société libanaise dans les années soixante, en particulier au sein de l’université. En effet, ces années fastes au niveau intellectuel, vont se traduire par des mouvements étudiants remettant en cause les autorités religieuses et politiques. A ce tumulte social s’ajoute la présence sur le sol libanais de Lire la suite »

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L’aéroport de Halate : Le projet des FL qui n’a jamais vu le jour

Publié par jeunempl le décembre 17, 2012

Arlette Kassas   – L’Hebdo Magazine

Base aérienne de Halate - LibanPendant les années de guerre, la mise en service de «l’aéroport de Halate» a longtemps été évoquée. En 1986, quand les Forces libanaises prennent la décision d’aménager cette piste, l’affaire prend de nouvelles dimensions.

Le commandement des Forces libanaises décide, le 15 décembre 1986, de hâter la mise en service d’un aéroport à Halate, pour desservir les régions est. L’accès à l’aéroport de Beyrouth devenant fort risqué, la nécessité d’un autre aéroport civil s’imposait. Pendant des années, la liaison maritime Jounié-Larnaka servait de relais pour les voyageurs, il était temps de penser à une alternative, surtout avec les incidents qui menaçaient la liaison maritime.

Cependant, cette initiative des Forces libanaises ne plaît pas à tout le monde, les protestations et les critiques se multiplient. L’ancien président de la République, Sleiman Frangié, considérant que l’ouverture d’un nouvel aéroport favoriserait la partition du pays, déclare que celui de Halate «ne verra pas le jour tant qu’il sera à portée de mes canons».

Des pays européens, de leur côté, annoncent leur refus d’accueillir tout avion en provenance d’un aéroport autre que l’Aéroport international de Beyrouth (AIB). La Belgique fut la première à Lire la suite »

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Okab Sakr répond maladroitement et son mensonge est dévoilé

Publié par jeunempl le décembre 6, 2012

MPLBelgique.org

Okab Sakr - député du Courant du Futur (clan Hariri - Liban)Le député de Zahlé, Okab Sakr, a tenu aujourd’hui à Istanbul une conférence de presse pour répondre à ses détracteurs. Des enregistrements audio avaient révélé la semaine dernière son implication dans le trafic d’armes alimentant la guerre civile en Syrie. Tout en confirmant l’authenticité des enregistrements dévoilés, Sakr a tenté de prouver l’innocence de ses actions, exercice qu’il avait manifestement bien préparé.

Si bien, qu’il s’est avéré quelques heures plus tard que les éléments présentés à la presse avaient été montés de toute pièce par le député.

La video ci-dessous explique le montage fabriqué par Sakr, et ce en décomposant techniquement les bandes son… prouvant la mise en scène. En effet, Sakr a exposé une bande son différente de celle diffusée par OTV et Al Akhbar, tentant de discréditer les dévoilations de la semaine dernière. Après analyse, le "bruit" des ondes sonores de la conversation introduite par Sakr à l’une des bandes son diffusées jeudi passé, ne correspondent pas entre elles.

Cette technique fait partie de celles utilisées pour détecter les montages et elle est difficilement contestable…

La conférence de presse de Sakr (plus tôt dans la journée)

Okab Sakr contre-attaque : "On veut m’éliminer"

(L’Orient le Jour)

Les enregistrements sonores diffusés par certains médias ont été falsifiés, assure le député de l’opposition libanaise lors d’une conférence de presse à Istanbul.

"La campagne sécuritaire, politique et médiatique me visant a réussi à ternir l’image du Courant du Futur, me Lire la suite »

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Exclusif – Affaire Hariri-Sakr : Saad Hariri dans la bataille syrienne (Partie 3/3)

Publié par jeunempl le décembre 6, 2012

Radwan Mortada – Al Akhbar
Traduit par MPLBelgique.org 

Saad Hariri - LibanSakr-SyriaLes craintes du parlementaire libanais pour sa sécurité et les informations sur son rôle dans les bombardements en Syrie est révélée dans le troisième épisode du rapport d’Al-Akhbar sur les bandes son Sakr-Hariri. Ces bombardements ont tué des dizaines de civils. Alors que Hariri continue à déléguer de loin, l’Arabie saoudite et le Qatar interviennent pour bloquer la libération des otages libanais en Syrie.

Les relations de Saad Hariri avec l’opposition syrienne – avec ceux qui adoptent l’idéologie des Frères Musulmans en particulier – date de 2005. Et Okab Sakr était un des premiers à ouvrir des lignes directes de communication entre Hariri et l’opposition.

Au début, quand Sakr était encore à Beyrouth, il gérait "la coordination médiatique" et, des fois, coordonnait des opérations sur le terrain avec des membres de l’opposition syrienne. Mais ces relations restèrent dans l’ombre.

Malgré les déclarations initiales de dissociation de Hariri lors des premiers moments de la révolte en Syrie, Sakr travaillait en privé sur le renforcement des liens de Hariri avec les membres de l’opposition syrienne.

Selon une source d’Al-Akhbar, Sakr a mis en place en 2011 un chambre d’opérations, avec une équipe de jeunes syriens et libanais pour coordonner avec un groupe similaire en Europe, et un autre en Syrie. Alors que les protestations ne s’étaient pas encore étendues au-delà de Deraa, la chambre de guerre basée à Achrafieh transportait des dispositifs de communication indétectables en Syrie.

Hariri chargea personnellement Sakr du dossier de l’opposition syrienne dès le départ, et Sakr resta en charge après que Hariri quitta Beyrouth. Dès la prise en charge, Sakr commença par appeler la coalition du 14 Mars, soutenue par l’Occident,  à déclarer ouvertement sa position sur la crise en Syrie.

Il commença alors à s’inquiéter pour sa sécurité. Lorsque son ordinateur personnel fut hacké à Beyrouth, il insista pour quitter le pays. Il discuta du problème avec Hariri et le Brigadier Wissam el-Hassan [chef de sécurité assassiné].

Après consultations, Sakr se déplaça en Belgique, planifiant d’y Lire la suite »

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Exclusif : Hariri et Sakr pris en flagrant délit (Partie 2/3)

Publié par jeunempl le décembre 2, 2012

Radwan Mortada – Al Akhbar
Traduit par MPLBelgique.org

Rappel – 1er épisode : Au coeur du commerce d’armes du Courant du Futur en Syrie

Les exploits du député du Courant du Futur Okab Sakr n’étaient pas limités à la fourniture d’armes aux combattants de l’opposition syrienne. Les enregistrements obtenus par Al-Akhbar ont également exposé son rôle clé dans le suivi proche des opérations militaires en Syrie, gérant même personnellement les chambres d’opérations militaires réparties en Turquie et au Liban.

La source qui a fourni à Al-Akhbar les enregistrements téléphoniques Hariri-Sakr – il s’agit d’un ancien associé qui travailla dans l’un des centres militaires de Sakr en Turquie – avait posé une condition à la libération des autres enregistrements : "publiez [ce que vous avez] et vous en recevrez plus".

La première série d’enregistrements contenait assez de preuves pour établir l’implication de l’ex-premier ministre Saad Hariri et du député du Courant du Futur Okab Sakr dans le conflit sanglant en cours en Syrie. Comme le révélait plus tôt cette semaine Al Akhbar, Sakr et Hariri n’ont pas seulement fourni des armes et du support logistique à l’opposition armée syrienne; ils ont également dirigé à distance les opérations militaires, en utilisant la guerre civile syrienne pour poursuivre leurs propres intérêts avec peu, voire aucune considération pour les dommages collatéraux.

Alors que la source confirma sa volonté de rester dans le camp de l’opposition syrienne pour "combattre le régime répressif", dit-il, "je suis maintenant courtisé par les 2 camps", c’est-à-dire le régime et l’opposition.

La source confirma ses affirmations d’association avec Sakr en fournissant à Al-Akhbar des photos privées avec le député du Courant du Futur, prises à différentes occasions. En outre, il parla en détails d’évènements auxquels il a assisté sur une durée de plus d’un an, travaillant avec Sakr dans les dénommées "chambres d’opérations révolutionnaires" en Turquie.

La source expliqua la nature de ces chambres, et le type de personnes qui s’y trouve le plus souvent ou qui les supervisait, pointant le fait que les chefs de l’opposition armée syrienne y rencontrèrent périodiquement Sakr, ainsi que des Lire la suite »

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Dangereuses fuites en avant au Liban

Publié par jeunempl le octobre 30, 2012

Par Elena Aoun (Opinions RTBF)

Où va le Liban ? Vers un probable chaos, estime Elena Aoun, spécialiste du Proche-Orient, un chaos où l’emmène une classe politique globalement irresponsable qui n’a rien appris du passé.

L’attentat qui a ciblé le général Wissam al-Hassan, chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure au Liban, démontre une nouvelle fois la perméabilité de ce pays à son environnement, devenu plus volatile que jamais. Depuis les années 1950, le " pays du cèdre " est l’abcès de fixation de toutes les tensions et crises régionales. Des convulsions du nationalisme panarabe qui culminent en 1958 à la résistance palestinienne qui transforme le sud en " Fatahland ", de la guerre civile qui s’achève en 1990 avec sa mise sous tutelle par Damas au coup d’éclat du Hezbollah en 2006 et ses bras de fer avec ses opposants politiques, le pays souffre de la diversité de son canevas confessionnel et de l’indigence de sa classe politique qui semble ne savoir exister qu’au travers de ses allégeances aux puissances extérieures, régionales ou internationales. Bien que le Liban ait Lire la suite »

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Liban : le spectre de la guerre civile

Publié par jeunempl le octobre 26, 2012

Par Léon Camus

Attentats, provocations et stratégie de la tension… Qui veut mettre le feu aux poudres ?

Après Beyrouth et son fief chrétien d’Achrafieh, c’était, deux jours plus tard, le dimanche 21 octobre, au tour de Damas d’être frappé en son quartier de Bab-Touma – la Porte de St Thomas – par un meurtrier attentat à la voiture-piégée… treize morts, des dizaines de victimes. Le rapprochement qui s’impose entre ces deux événements fait planer une pénible interrogation quant à l’identité des ordonnateurs et des exécutants de l’attentat d’Achrafieh. Peut-il s’agir des mêmes, et dans le cadre de quelle monstrueuse “stratégie de la tension” ?

L’ombre de la guerre civile plane sur Beyrouth quadrillé depuis lundi matin par les blindés de l’armée libanaise tandis que des tirs sporadiques se font entendre. Craignant un embrasement général, les représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité – États-Unis, Russie, Chine, France, Royaume-Uni – ont appelé à « l’unité nationale ». Vendredi 19 octobre, le chef du renseignement de la Sécurité libanaise, le général Wissam el-Hassan avait perdu la vie ainsi que sept autres personnes, 78 autres ayant été blessées dans un attentat à la voiture piégée non revendiqué mais immédiatement imputé à Damas et à son allié le Hezbollah chiite.

Saad Hariri, tête de file du Courant du Futur 1 et de l’Alliance du 14 mars, depuis son exil de Jeddah en Arabie saoudite, a aussitôt accusé Bachar al-Assad. Quant au Druze Walid Joumblatt, hier Lire la suite »

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En dépit des risques, Benoît XVI a personnellement souhaité maintenir son voyage au Liban

Publié par dodzi le septembre 12, 2012

La Croix

Benoît XVI exprime sa volonté de maintenir son voyage au Liban du 14 au 16 septembre, malgré la proximité de la guerre civile en Syrie.

« Le pape a souhaité personnellement maintenir son voyage au Liban, même dans ce contexte si particulier. » Le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, n’a laissé planer aucun doute, ce 11 septembre à Rome, sur la volonté personnelle exprimée par Benoît XVI de rendre visite comme prévu aux chrétiens d’Orient, même et surtout en raison de la proximité de la guerre civile en Syrie, qui fait rage à quelques dizaines de kilomètres de Beyrouth.

Il est pourtant clair que l’objectif de ce voyage, du 14 au 16 septembre, dépassera largement le Liban, et les chrétiens. Certes, le pays du Cèdre est celui, au Moyen-Orient, où les chrétiens sont les plus nombreux, mais c’est également le seul où la liberté religieuse est assurée.

Le 4e voyage au Moyen Orient

Le motif officiel de ce voyage est la signature, vendredi 14 septembre à 18 heures, puis la remise, le dimanche matin 16 septembre, au cours d’une messe devant des centaines de milliers de personnes sur le front de mer de Beyrouth, de l’exhortation apostolique « L’Église au Moyen-Orient ». Celle-ci reprendra l’essentiel des 44 propositions formulées par l’ Assemblée spéciale pour le Moyen-Orient du synode des évêques, du 10 au 24 octobre 2010. Au sommaire : le dialogue avec l’islam, la lutte contre les fondamentalismes, l’impératif œcuménique, l’ancrage dans leur propre pays d’origine des chrétiens d’Orient, le rejet de l’antisémitisme, le respect des libertés fondamentales. Et ce texte, très attendu, concerne, bien au-delà du Liban, les 17 pays où sont présents les 20 millions de chrétiens d’Orient, dont 5,5 millions de catholiques. C’est donc, au total, aux 350 millions d’habitants de la région que s’adressera Benoît XVI.

Présentant le programme de ce 24e voyage pontifical, le quatrième au Moyen-Orient, après la Turquie, la Terre sainte et Chypre, le P. Lombardi, s’il a détaillé « les complexités libanaises » (18 religions présentes, dont sept Églises catholiques et quatre patriarcats d’Églises orientales), a précisé que « le pape ne se présente pas comme un leader politique. Il est le responsable d’une communauté religieuse qui, par son témoignage et son engagement, se trouve au service des pays où vivent ses membres ». Lire la suite »

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