Après avoir mis au défi les blocs parlementaires chiites de soutenir la loi électorale orthodoxe, Samir Geagea retire son soutien à cette réforme électorale cruciale pour les Chrétiens et le retour de leurs droits.
Honte à ce traitre qui avait déjà poignardé dans le dos les chrétiens lors d’un autre moment tristement historique… les accords imposés de Taëf en 1989. Et cela, après avoir contribué au retrait historique des Forces Libanaises des régions de Chouf, Aley et Saïda dans les années 80, provoquant un exode chrétien sans précédent.
Combien de temps encore ce chef de guerre, aujourd’hui converti en chef de la corruption à l’encontre des chrétiens va-t-il continuer à sévir de toute sa bêtise ?
L’accord électoral de la dernière minute conclu dans la nuit de mardi entre les Forces libanaises, le Courant du futur (CDF) et le Parti socialiste progressiste (PSP) a mélangé les cartes. L’unanimité chrétienne autour du projet orthodoxe a volé en éclat après le revirement de Samir Geagea, sans pour autant que Lire la suite »
La prise de contact entre Michel Aoun et Samir Geagea pave la voie à la formation historique d’un front commun à l’ensemble des partis chrétiens, ce qui renforce considérablement les chances de la proposition orthodoxe. Mais, à quelques jours de la séance décisive du 15 mai prochain, ceux qui s’y opposent étudient la riposte.
La semaine dernière, le leader du Courant patriotique libre (CPL) a prévenu: «Le flou entretenu ces dernières semaines par l’ensemble des forces politiques n’a que trop duré. Fini les paroles, place aux actes». Place à la politique. Principal opposant à une prorogation du mandat du Parlement, qui ouvrirait la porte à une reconduction du président Michel Sleiman, Michel Aoun avait tout intérêt à bouger et à être le premier à lancer la machine des concertations. Conformément à sa doctrine sur le sujet – «les chrétiens doivent recouvrir le droit de désigner par leurs seules voix leurs représentants» – le maître de Rabié a repris langue avec le seigneur de Mehrab, Samir Geagea.
Le dernier contact remontait à deux ans: symbole de l’importance que constitue pour Aoun le dossier de la loi électorale. Il n’en démord pas. Malgré les messages distillés dans la presse faisant état de la gêne et des réticences des partis chrétiens du 14 mars, ces derniers se sont prononcés en faveur de la proposition orthodoxe au sein de la sous-Commission. Plus profondément, le général est animé par l’opportunité historique que constituerait une loi électorale édictée par les chrétiens.
Ferzli, au secours de sa proposition
Le contact téléphonique a été qualifié par les deux parties d’extrêmement positif. Leurs leaders se sont accordés sur la nécessité de trouver une solution avant la date fatidique du 15 mai. Le contact est noué, la volonté d’une entente est entérinée. Reste à désigner la loi qui sera brandie par les partis chrétiens au Parlement.
Au cours de leur entretien, alors que Aoun a réaffirmé son soutien à la proposition orthodoxe, Samir Geagea a expliqué que son parti travaillait avec le Courant du futur à l’élaboration d’une loi mixte, inspirée de celle proposée par Nabih Berry. Une façon pour le leader des FL d’assurer le minimum syndical. Après tout, il existe une Lire la suite »
Le secrétaire général du Hezbollah Sayyed Hassan Nasrallah a assuré que la résistance dispose entre ses mains de tout l’armement dont elle a besoin pour une confrontation avec l’ennemi sioniste, et n’as plus besoin d’en apporter ni de la Syrie ni de l’Iran.
Lors d’un discours prononcé à l’occasion de la commémoration annuelle des commandant martyrs de la résistance islamique au Liban, en allusion à l’ex-secrétaire général du Hezbollah, Sayyed Abbas Moussaoui, au Cheikh Ragheb Harb, et au commandant militaire du Hezbollah Imad Moughniyyé, son éminence a exclu l’éventualité d’une frappe israélienne contre le Liban, estimant qu’Israël ne se meuve nullement dans une logique d’une petite agression contre le Liban, mais se prépare pour une bataille sur tous les fronts, dont il craint les répercussions similaires à celles de la guerre 2006.
Le commandant de la résistance islamique au Liban a aussi riposté aux accusations infondée du chef du courant du Futur Saad Hariri, prononcées durant la célébration du martyre de son père, l’ex-Premier ministre Rafic Hariri, et selon lequel le Hezbollah est « disposé à verser un pot de vin au Premier ministre Najib Mikati, à se plier aux exigences de son allié le général Miche Aoun sur la loi électorale, à supporter les positions du chef du PSP, Walid Joumblatt hostile au régime syrien pour sauvegarder son armement » : « c’est toi qui a tenté des nous payer des pots de vins et a promis de neutraliser le TSL en échange que nous t’acceptions comme Premier ministre,…,et nous avons refusé de le faire », lui a-t-il rappelé, en allusion à l’accord que Hariri avait suggéré en 2009.
Et Sayyed Nasrallah de préciser : « C’est la résistance (contre l’ennemi sioniste, ndlr) que nous nous sacrifions pour préserver et non l’armement du Hezbollah. L’armement sans résistance ne mérite pas le sacrifice et Lire la suite »
Il est désormais certain que l’alliance du 8-Mars ne participera pas à des élections législatives organisées sur la base de la loi de 1960. Et si le commandement de cette alliance, Michel Aoun, n’a pas encore annoncé officiellement sa décision de boycotter un tel scrutin, les milieux informés savent que la décision stratégique a été prise, partant du principe que le report des élections est certes mauvais, mais il reste moins grave que son organisation sur la base de la loi de 1960. Car cela enterrerait les espoirs de réformes et de bonne représentativité pour au moins quatre ans, renouvelables.
Les composantes de l’alliance ont pris leur décision en prenant en compte les justifications suivantes:
-A l’ombre de la loi de 1960, l’égalité des chances ne sera pas garantie. En effet, cette loi permet à l’argent politique de sévir dans les circonscriptions.
Par conséquent, ceux qui disposent de plus de liquidités rafleront le plus grand nombre de sièges parlementaires. Les informations indiquent que les soutiens régionaux du 14-Mars vont débloquer de colossaux budgets pour affronter leurs adversaires, notamment le général Michel Aoun à Jbeil, Kesrouan et le Metn. Car pour eux, ces élections Lire la suite »
La rencontre entre le Hezbollah et le cardinal Raï à Bkerké est, à n’en point douter, porteuse d’une multitude de symboles, le plus évident étant le climat de rapprochement patent entre les instances du parti chiite et la plus haute instance religieuse maronite qui, depuis quelque temps, s’est clairement positionnée au centre, à égale distance des parties en présence. Un rapprochement que le patriarche a d’ailleurs voulu sceller par une invitation adressée au parti chiite pour venir assister à la cérémonie officielle de sa désignation au rang de cardinal, qui se tiendra à Rome le 24 novembre.
Certes, l’occasion était on ne peut plus officielle : la délégation du Hezbollah devait notamment présenter ses félicitations à Mgr Béchara Raï pour sa nouvelle consécration par le Vatican. Cette raison apparente ne pouvait toutefois cacher les objectifs réels de cette rencontre qui s’inscrit dans la politique actuellement suivie par Bkerké dans sa tentative de contribuer à la recherche d’un règlement de la crise libanaise.
Parallèlement à la campagne de concertations menée par le chef de l’État en vue de décanter le paysage politique qui s’assombrit au fur et à mesure que s’approfondit le fossé entre les protagonistes, Bkerké a opté pour un appui ponctuel à la ligne présidentielle, en tentant de son côté d’élargir l’espace du dialogue.
C’est sous cet angle qu’il faut d’ailleurs comprendre les rencontres que le patriarche a déjà eues avec d’une part une délégation du 14 Mars présidée par Fouad Siniora, il y a quelques jours, puis, jeudi dernier, avec le général Michel Aoun. On parle d’ailleurs d’une assemblée chrétienne générale que parrainerait Mgr Raï et qui regrouperait Lire la suite »
Nous avons le plaisir de vous annoncer la venue du général Michel Aoun, député du Kesrouan et chef du bloc du Changement et de la Réforme, pour rencontrer la communauté libanaise au Canada.
La visite aura lieu le vendredi 26 octobre à Toronto. Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, accompagnera avec une délégation du Courant Patriotique Libre, le général du Liban el 3azim pour rencontrer le grand peuple libanais… en Amérique du Nord.
Pour plus d’informations, veuillez contacter l’équipe de COLCO (Tayyar au Canada), soit par email (canada@intishar.org), soit par téléphone (613 – 799 15 40).
L’entretien complet du Président-Général Michel Aoun à France 24
Q: Bienvenu sur cet épisode de «Dialogue» où l’hôte est le Général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre au Liban. Général Aoun, soyez le bienvenu à la chaîne France 24.
R: Bienvenu
Q: Il faut commencer par les craintes soulevées par la scène chrétienne au Liban à la suite des répercussions de la situation syrienne et ce qui est aussi connu par le printemps arabe à la suite de révolutions dans le monde arabe. Dans une déclaration récente, vous redoutiez que les chrétiens pourraient avoir à faire leurs valises et retourner au bord de la mer, exposant la peur d’un nouvel exode en raison de cette situation qui vous entoure dans le monde arabe. Pourquoi ces craintes ? Sont-elles justifiées à votre avis?
R : Je crois que le modèle des régimes arabes qui sont le résultat des coups d’Etat n’encouragent pas la démocratie, ni la modération. Non seulement les chrétiens ont peur pour le Liban, mais tous les musulmans modérés, qui ont fondé le Liban actuel, ont ces craintes. Celles-ci sont plus fortes chez les musulmans parce qu’ils seront ciblés et ce pour attraper les clefs du pouvoir au Liban, ils seront les premiers à être Lire la suite »
Au Kesrouan, l’autoroute de la montagne, un tronçon de plus de 30 kms reliant la ville de Zouk Mosbeh au sommet du Kesrouan (Kfardebian), a subi un sacré lifting. Du côté des habitants, c’est le soulagement. "Cela fait 20 ans qu’on attendait cette remise à neuf", s’exclame Joseph commerçant de meubles à Jeita. La délivrance est telle que les automobilistes prenaient de manière très inhabituelle leur mal en patience… quelques embouteillages avaient été provoqués par les travaux dans les 5 derniers kilomètres du tronçon.
Kfardebian, Faqra, Faraya, Hrajel, Mayrouba, Feytroun, Achkout, Rayfoun, Ajaltoun, Balloune, Sehailé, Jeita, Zouk Mosbeh… toutes y sont passées !
Pendant près de 3 semaines, les ouvriers n’ont pas arrêté de gratter la route, la nettoyer puis poser successivement les 4 couches de bitume avant de les aplatir, un travail minutieux réalisé selon les normes internationales.
Plusieurs aménagements accompagneront ces travaux. Signalisations, délimitations et aménagements de carrefours et rond-points contribueront à améliorer la sécurité sur cette route réputée dangereuse.
Le général Michel Aoun a pesé de tout son poids avec son bloc de députés pour réaliser ce projet dans des délais records, information confirmée lors d’une conférence de presse ce lundi 8 octobre par le ministre des Transports Ghazi Aridi. La saison de l’asphaltage s’étale du mois de mai au mois de septembre, et cette fois les travaux ont pu avoir lieu à temps.
Rappelons que le Kesrouan fut l’une des nombreuses régions "oubliées" par l’état sous l’ère Hariri, l’ancien premier ministre qui a régné 15 ans durant et dont le Conseil du Développement et de la Reconstruction était sous son contrôle (et l’est toujours aujourd’hui à travers le courant du Futur).
C’était une séance fructueuse qui a eu lieu hier au siège du Conseil des Ministres. Parmi les points les plus importants: la discussion et l’approbation de la proposition de la nouvelle loi électorale basée sur la proportionnelle. Le débat tournait notamment autour de la taille des circonscriptions, plutôt que sur le système à implémenter – la proportionnelle ou la majoritaire à taille réduite. Au final, un compromis a permis à une nouvelle proposition de loi de naître: 13 circonscriptions de taille moyenne. Bien qu’approuvée par le Conseil des Ministres, la proposition de loi doit encore passer par l’Assemblée Nationale. Dans l’opposition, on cite déjà un projet mort-né.
Un pas vers l’avant, malgré certaines irrégularités
D’après nos analyses, la loi électorale proposée met certains arrangements en question: pourquoi une telle différence de taille entre les districts de Baabda-Matn (14 sièges) et de Bekaa-Ouest (6 sièges)? En effet, il était possible de réarranger les districts existant tout en évitant une telle divergence de taille entre le plus grand et le plus petit district. Pour comprendre, il s’agit de deux districts ayant de nombreuses minorités. Mais en allouant à un district 14 sièges et à un autre que 6, le système risque de soutenir les petits groupes (partis politiques ou communautés) dans l’un, et de les discriminer dans l’autre. En effet, afin d’obtenir un siège à Baabda-Matn, il ne faudra obtenir qu’un minimum de 7,14% des voix, alors qu’il faudra obtenir un minimum de 16,66% des voix à Bekaa-Ouest.
Or les communautés druzes et chiites ne représente que 14% de la population de Bekaa-Ouest chacune. Insuffisant pour faire élire un représentant par eux-même. Une répartition proportionnelle des communautés dans un district permet donc de faire élire plus de députés que dans un autre.
L’ouverture du débat et l’action qui s’en est suivie en faveur de la proportionnelle constitue néanmoins un pas dans la bonne direction. Le système offre une meilleure représentativité des minorités dans les grands districts, permet l’accès au Parlement pour les petits et moyens partis, et permet au long terme de sortir du système confessionnel.
De plus, la loi électorale fait une avancée supplémentaire vers plus de démocratie, en allouant un quota de 10% pour les femmes. On est bien loin des 30% suggérés par certains progressistes, mais il s’agit d’une première au Liban. Les expatriés pourront également bénéficier du droit de vote dans les ambassades et les consulats. 6 sièges, 3 chrétiens et 3 musulmans ont été ajouté pour ceux-ci, portant à 134 le nombre total de députés au Parlement. Plus encore, les militaires auront pour la première fois le droit de vote en 2013.
D’autres réformes aux aspects plus techniques ont également été apportés. Citons entre autre plus de facilités pour les handicapés.
Le chef du Courant Patriotique Libre (CPL) Michel Aoun s’est prononcé une nouvelle fois en faveur de la loi électorale proportionnelle sur base de la circonscription unique. "Ceux qui ont un autre point de vue doivent l’exprimer au parlement", a-t-il affirmé, lundi, à l’issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire.
Faisant référence au chef du Parti socialiste progressiste (PSP), Walid Joumblatt, qui s’est prononcé contre la loi proportionnelle, M. Aoun a ajouté : "Nous ne sommes pas obligés de gonfler son poids politique". "Parfois, nous oublions les vols, mais nous ne tolérerons pas le vol de notre liberté", a-t-il martelé.
Le chef du CPL a en outre évoqué indirectement la polémique qui l’oppose depuis quelques jours au chef de l’État depuis sa séance de questions-réponses sur Facebook et Twitter, se demandant « pourquoi ce dernier s’était senti visé alors que je ne l’ai pas du tout cité lorsque j’ai parlé du président consensuel ».
Sur l’affaire des dépenses du gouvernement hors budget, M. Aoun a annoncé la formation d’un comité parlementaire chargé de contrôler les dépenses budgétaires effectuées depuis 1993. "L’ère de la débauche est révolue", a-t-il dit. L’objectif est d’améliorer la situation administrative et financière, Lire la suite »