Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Posts Tagged ‘Amin Maalouf’

Ibrahim Maalouf : le souffle d’Orient et d’ailleurs

Posted by jeunempl le avril 15, 2013

Lavenir.net

Ibrahim Maalouf - WindExilé en France avec sa famille lors de la période troublée vécue par le Liban, Ibrahim Maalouf est issu d’une famille d’artistes : un grand-père poète, un père musicien, un oncle (Amin Maalouf) écrivain de renom, tout menait Ibrahim vers une carrière artistique et une liberté d’expression défendue par ses proches depuis toujours. Avec son nouvel opus Wind, il réalise un double rêve : celui d’écrire une musique de film et de rendre hommage à un des plus grands musiciens de jazz, Miles Davis, à sa manière, c’est-à-dire avec sa trompette quart de ton :

«C’est une trompette inventée au début des années 60 par mon père et qui permet de jouer de la musique arabe, grâce à un quatrième piston, ça ne s’était jamais fait avant, et pour la musique arabe, c’était une vraie révolution. Avec cet instrument, je me rends compte qu’il y a deux mondes qui se divisent : il y a ceux qui se passionnent pour cette trompette et qui me demandent de faire des choses avec eux et il y a ceux qui ont peur de ce genre d’instrument hybride : est-ce du jazz ou pas? Est-ce de la musique arabe ou pas? Alors qu’on s’en fout! Mon instrument est un enfant de deux cultures qui évolue dans son temps et qui n’a pas besoin d’être identifié à l’une ou l’autre de ces cultures.»

Et le jazz est une musique de métissage.

Je suis entièrement d’accord, c’est pour ça que je pense que les [fondamentalistes] du jazz se trompent. Il y a beaucoup de gens dans le milieu du jazz qui vont dire que ce n’est pas du jazz. Moi je ne dis pas [c’est pas du jazz], je dis que je ne sais pas. Quand Charlie Parker est arrivé, même lui disait que sa musique n’était pas du jazz alors que quelques décennies plus tard, on se rend à l’évidence : c’est du jazz ! Donc on ne sait pas comment les choses vont évoluer, ce qui est sûr, c’est que ceux qui rejettent le métissage se trompent.

Votre nouvel album est enregistré à New York dans la configuration d’un quintet de jazz.

Les circonstances ont fait qu’on a enregistré à New York, c’est parce que deux musiciens travaillaient là-bas et ne pouvaient se déplacer. Sinon, j’aurais aimé enregistrer à Paris, comme Miles pour [Ascenseur pour l’Échafaud]. Chacun d’entre nous dans le quintet a essayé d’être respectueux d’une écriture qui a été celle de Miles Davis et d’une certaine époque, mais à la fois chacun apporte une couleur très personnelle et moi la mienne à la trompette, c’est évidemment la couleur orientale. L’environnement jazz de l’album est plus le prétexte, le contenu est ailleurs.

Wind est le fruit d’une commande de la Cinémathèque Française pour créer une bande-son d’un film muet : pourquoi La Proie du Vent de René Clair datant de 1927 ?

Parce que beaucoup de choses me plaisaient : la notion de voyage d’abord, il s’agit d’un homme qui part d’un pays pour arriver dans un autre et vit une histoire d’amour, donc il y a aussi l’amour ; une sorte de schizophrénie amoureuse, un dédoublement de personnalité qui me fascine ; c’est un aviateur, il est donc dans le Lire la suite »

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Amine Maalouf à l’Académie française : Le Liban immortalisé

Posted by jeunempl le juin 27, 2012

L’Hebdo Magazine – Julien Abi-Ramia

«Un grand bonheur, un beau rituel, mais une cérémonie intimidante». Sur les boutons de son costume d’académicien, tout de vert orné, Amine Maalouf a tenu à border, à la place des traditionnels rameaux d’olivier, de tout petits cèdres. Cèdre que l’on retrouve aussi sur son crosse de son épée, aux côtés d’une Marianne parée. Sur l’envers, une sculpture représentant l’enlèvement d’Europe, princesse phénicienne, par le dieu Zeus déguisé en taureau. Sur la lame sont gravés d’un côté les prénoms de sa femme et de ses trois fils, de l’autre les premiers mots d’un poème composé par son père. Sous la Coupole, l’écrivain est accompagné de symboles forts. Tout ce qui fait son identité entre avec lui dans le cercle prestigieux des artisans de la francophonie. Longtemps considérée comme vieillissante et recroquevillée, l’Académie, depuis plusieurs années, se rajeunit et s’ouvre sur le monde. Elle accueille aujourd’hui l’ambassadeur le plus rayonnant d’un pays, le Liban, qui a donné tant d’adorateurs de la langue française. Comme Gebran Khalil Gebran, Amin Maalouf est élevé au rang de fierté nationale.

Intimiste et magistral

L’Académie a ses codes et ses traditions. L’une d’elles est le discours que prononce le nouvel entrant en hommage à son prédécesseur. Et au fauteuil 29, Amin Maalouf succède à l’anthropologue Claude Lévi-Strauss qui, lui-même, a succédé à Ernest Renan. A quelle plus belle lignée l’auteur du Rocher de Tanios, prix Goncourt en 1993, pouvait-il rêver? Comme parrains de son magistère, le Lire la suite »

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Amin Maalouf, « immortel », rend hommage au Liban, à la France et aux siens

Posted by dodzi le juin 13, 2012

L’Orient le Jour

Par Carole DAGHER

Demain jeudi 14 juin 2012, Amin Maalouf sera officiellement reçu à l’Académie française, un an après y avoir été élu. Le célèbre écrivain, qui occupera le fauteuil n° 29 de Claude Lévi-Strauss, n’y pénétrera pas seul : c’est tout un peuple qui fera avec lui l’entrée dans le saint des saints des lettres françaises. Jamais académicien n’aura autant porté son pays d’origine jusque dans ce moment de consécration si personnel qu’il doit à son talent, et à son talent seul.

La joie des Libanais, leur fierté seront immenses demain, comme elles le furent lors de l’annonce de son élection le 23 juin 2011. Il faut dire que les académiciens d’origine étrangère se comptent sur les doigts d’une main. Amin Maalouf est cependant bien plus qu’un écrivain du Liban. C’est une voix et une conscience de son temps. Ses «mots voyageurs», à l’instar des héros de ses romans (de Léon l’Africain au Périple de Baldassare) parlent de l’identité, du brassage des cultures, de l’émigration et de l’ouverture à l’autre, autant de thèmes abordés avec un sens de la formule devenue credo universel (ainsi en est-il des Identités meurtrières). Amin Maalouf, c’est aussi une écriture au chant profond, une plume inspirée, qui jette des ponts de sagesse et de savoir entre l’Orient et l’Occident.

Pour lui et pour son épouse Andrée, si présente et discrète à la fois, c’est la saison de la moisson. Une saison de grâces et d’allégresse partagée avec la famille spécialement venue du Liban, les amis, les confrères. Rejoindre «la vieille dame du quai Conti», comme on dénomme ce haut lieu de la langue française fondé par Richelieu, est pour un écrivain la gloire suprême, le couronnement de sa carrière. Cette période, Amin Maalouf la qualifie d’«intense»; il savoure pleinement chaque instant qui le rapproche de la date de réception, par le biais des festivités liées à l’événement. Dans son bureau encombré de livres et de dossiers, il arrête, l’espace d’un entretien, le tourbillon des préparatifs et se raconte avec la simplicité des grands qui est la sienne.

L’épée

«La principale chose pour moi est de préparer le discours qui doit traditionnellement être l’éloge à l’adresse du prédécesseur, confie-t-il. Je peux dire que j’ai passé l’essentiel de l’année écoulée à travailler sur Claude Lévi-Strauss.»

Il fallait s’occuper aussi du célèbre habit des académiciens, en drap bleu foncé ou noir brodé de rameaux d’olivier vert et or, d’où son nom d’habit vert. Il se marie avec le bicorne, la cape et l’épée. La poignée de l’épée porte en général les symboles représentant la vie et l’œuvre du futur académicien. Cette épée, emblème de sa personnalité, conçue le plus souvent par l’artiste joaillier Pascal Arthus Bertrand, lui est offerte par ses amis et admirateurs (Comité de l’épée). Quels sont donc les symboles choisis par Amin Maalouf pour figurer sur son épée?

«J’ai choisi de graver sur la lame de l’épée un vers de mon père en arabe, et les prénoms d’Andrée et de nos trois fils: Ruchdi, Tarek et Ziad, révèle Maalouf. Le vers est le début d’un poème écrit par mon père pour la fête des Mères: “Mon Dieu, je te demande en leurs noms… (“Rabbi, sa’altouka bismihinna”).» Sur le fourreau à l’extérieur, de part et d’autre de l’épée, sont gravés en médaillons un cèdre et une Marianne. «La garde de l’épée est une sculpture qui représente l’enlèvement d’Europe et, tout en haut, il y a une turquoise qui appartient à ma mère et symbolise sa présence. J’avais envie de rendre hommage aux personnes qui me sont les plus proches et puis aux liens que j’ai avec deux pays : la France et le Liban», ajoute-t-il. Lire la suite »

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Amin Maalouf succède à Claude Lévi-Strauss à l’Académie française

Posted by jeunempl le juin 23, 2011

Sabine Audrerie – La Croix

L’écrivain chrétien libanais, défenseur de la tolérance entre les religions et les cultures, a été élu jeudi 23 juin à l’Académie française au fauteuil de Claude Lévi-Strauss, par 17 voix sur 24 votants.

Originaire de multiples patries, de cœur et d’hérédité, le Libanais francophone Amin Maalouf a obtenu jeudi 23 juin la reconnaissance de ses pairs écrivains dans son pays d’adoption. Après le prix Goncourt et plusieurs récompenses littéraires, il est reçu à l’Académie française, où il fut postulant deux fois avant cette élection, en 2004 et 2007.

Il siégera au fauteuil (N° 29) d’un autre arpenteur du monde, Claude Levi-Strauss, décédé en octobre 2009. Il a été élu au premier tour de scrutin avec 17 voix sur 24 votants, contre 3 voix au philosophe Yves Michaud, 2 bulletins blancs et 2 bulletins marqués d’une croix (vote d’opposition).
Né le 25 février 1949 à Beyrouth, dans une famille chrétienne, Amin Maalouf est l’auteur de sept romans, de livrets d’opéra et de plusieurs essais, dont Les identités meurtrières , paru en 1998, où il menait une réflexion sur les notions d’identité et d’appartenance, en corrélation avec la langue.

En octobre 2010, il avait reçu le prix Prince des Asturies pour les lettres, récompense la plus prestigieuse en Espagne, dotée de 50 000 €, et en mars dernier il avait été le seul écrivain français sélectionné pour le Man International Booker Prize.

« CONSTANTINOPLE EST UNE DE MES PATRIES ORIGINELLES »

Alors que la ville de Beyrouth, où il a grandi, est quasiment absente de son œuvre, ce sont les montagnes et le village de Machrah, où il demeurait l’été, deux à trois mois par an, qui l’ont nourrie. C’est là que son imaginaire se construit, lié à une histoire et une nostalgie familiales pour ce village où le grand-père d’Amin Maalouf (dont le propre père avait été directeur d’école, vers 1870) avait fondé une école universelle, ouverte aux filles et aux garçons de toutes confessions, laquelle serait dirigée plus tard par sa femme, fille d’un prédicateur presbytérien.

Ce sont ces racines, multiples, et l’influence de ces lieux (Le Caire, Istanbul, Machrah) que l’écrivain évoque dans Le Rocher de Tanios  (Prix Goncourt 1993) et dans Origines  (2004) : une tradition anglophone et protestante du côté paternel, où existent pourtant des racines catholiques, et une famille Lire la suite »

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Liban : Beyrouth 2011, c’est là qu’il faut être

Posted by jeunempl le février 9, 2011

Tour Magazine

Onze ans de réparation, tel est le temps qu’il a fallu à Beyrouth pour se refaire un visage avenant après la longue période de guerre qu’elle a traversée. C’est aujourd’hui une capitale à taille humaine, généreuse et dynamique, où les visiteurs français sont accueillis à cœur ouvert, et qu’il est bien difficile de quitter.

Depuis quelque temps, les habitants ont retrouvé peu ou prou le décor qui manquait à leur joie de vivre intarissable.

Les bâtiments très hollywoodiens de Solidere sont terminés. Les anciennes villas princières du quartier Hamra retrouvent peu à peu leur lustre ocré dans des jardins ombreux.

Les vitrines d’Achrafiyeh regorgent de noms de créateurs internationaux et les ruelles de Gemmayizeh bruissent des rires et appels téléphoniques de Beyrouthins toujours en quête et prêts à partager la bonne adresse, le resto branché, le bar incontournable, la boîte où il faut être vu, et le Lire la suite »

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Libanees krijgt prijs Prins van Asturië

Posted by jeunempl le juin 9, 2010

Trouw

De Spaanse literatuurprijs Prins van Asturië is woensdag in Oviedo toegekend aan de Frans-Libanese schrijver Amin Maalouf. De in 1949 in Beiroet geboren Franstalige schrijver werd door de jury uit 27 mededingers verkozen.

De jury oordeelde dat Maaloufs werk, dat in meer dan twintig talen is vertaald, hem "een van de beste hedendaagse schrijvers maakt die zich in de mediterrane cultuur heeft verdiept en die (die cultuur) weergeeft als een symbolische ruimte van co-existentie en van tolerantie".

De acht verschillende prijzen van de Prins van Asturië gelden als de Spaanse Nobelprijzen. De literatuurprijs van 50.000 euro is een van die prijzen die sinds 1980 jaarlijks worden verleend.

Maalouf was journalist toen hij wegens de burgeroorlog in 1975 uit zijn vaderland Libanon uitweek. In 1977 vestigde hij zich in Parijs. Zijn eerste boek Lire la suite »

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Espagne: l’écrivain Amin Maalouf récompensé par le prix Prince des Asturies

Posted by jeunempl le juin 9, 2010

AFP

L’écrivain franco-libanais Amin Maalouf, 61 ans, a été récompensé, mercredi, par le prix Prince des Asturies 2010 pour les lettres, a annoncé le jury de cette prestigieuse récompense espagnole.

"Son oeuvre, traduite dans plus de 20 langues, fait (de Maalouf) un des écrivains contemporains ayant célébré avec le plus de profondeur la culture méditerranéenne comme un espace symbolique de coexistence et tolérance" a indiqué le jury dans un communiqué.

Né à Beyrouth (Liban) en 1949, Amin Maalouf qui vit à Paris depuis 1976, a reçu en 1993 le prix Goncourt pour son roman "Le Rocher de Tanios".

Il succède pour ce prix à l’écrivain albanais Ismail Kadaré qui avait été récompensé en 2009.

La fondation Prince des Asturies décerne chaque année huit prix parmi les plus prestigieux d’Espagne: communication et humanités, recherche scientifique et technique, sciences sociales, arts, lettres, coopération internationale, concorde et sports, dotés chacun de 50.000 euros.

Ces récompenses sont décernées officiellement en octobre à Oviedo (nord).

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Le taboulé d’Andrée Maalouf

Posted by jeunempl le juillet 13, 2009

Le Temps – Anna Lietti

Tous les jours de la semaine, une recette estivale. Premier épisode avec un tabboulé à haute valeur culturelle ajoutée.

Un mélange aigre-doux de fierté et de douleur: c’est ce que ressentent les Libanais lorsqu’ils voient, sur la table du buffet estival, la semoule jaune mouchetée de vert et de rouge qui, dans nos contrées, se fait passer pour du taboulé.

L’écrivain Amin Maalouf le dit dans la préface du livre de sa femme Andrée*: la cuisine est le seul domaine par lequel le «minuscule» Liban est devenu «une puissance respectée et conquérante». Mais le lot des puissances impériales est de voir leur culture réinterprétée à la louche en mille versions locales.

Donc. Le véritable taboulé libanais, expliquent Andrée Maalouf et son complice le chef Karim Haïdar, est «à dominante Lire la suite »

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Amin Maalouf : Monde multiple

Posted by jeunempl le mai 11, 2009

Le Courrier – Anne Pitteloud

Amin Maalouf - Ecrivain libanaisLIVRE Dans «Le Dérèglement du monde», l’écrivain franco-libanais appelle à imaginer de nouvelles valeurs pour faire face aux crises actuelles.

LIVRE Dans «Le Dérèglement du monde», l’écrivain franco-libanais appelle à imaginer de nouvelles valeurs pour faire face aux crises actuelles. Avoir grandi au Liban lui a donné «une connaissance intime de la cohabitation, du conflit et de la réconciliation», dit-il avec ce doux accent aux «r» légèrement roulés, signe de ses origines orientales. Mardi à Genève, Amin Maalouf s’entretenait avec le public sur le thème «De l’Orient à l’Occident, quelle place pour un dialogue des cultures?» Lui qui appartient aux deux univers met ce dialogue en pratique au quotidien: depuis plus de trente ans, par le biais du roman comme de l’essai, il s’attache à montrer et à comprendre le monde selon le point de vue de l’autre. Rencontré à Lausanne avant le débat genevois, l’écrivain franco-libanais se dit aujourd’hui «très inquiet pour les deux civilisations».
Cette inquiétude est au coeur de son dernier essai, Le Dérèglement du monde, où il renvoie à leurs responsabilités un Occident qui a trahi ses valeurs et un monde arabo-musulman terrassé par un sentiment d’humiliation, où haine de soi et haine de l’autre forment le terreau de la violence. Face aux dérèglements intellectuels, financiers, économiques et climatiques, l’humanité semble désorientée et son système de valeurs impuissant à la sortir de l’ornière. Aurait-elle atteint son «seuil d’incompétence morale»? «Nous vivons une situation qui n’a pas de précédent, le reconnaître est le commencement de la sagesse, relève Amin Maalouf. Il s’agit de chercher une solution à ces problèmes spécifiques, d’inventer des Lire la suite »

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Amin Maalouf parie pour un monde moins suicidaire

Posted by dodzi le avril 11, 2009

24heures

INTERVIEW | La société est déboussolée, mais le pire, annoncé, pourrait être salutaire.

amin-maalouf

Amin Maalouf: «Jamais le double langage de l’Occident n’a été aussi manifeste que durant l’ère Bush, et jamais le monde arabo-musulman n’a paru plus enfermé dans une impasse.»

Les plus cuisants échecs aboutissent parfois à de nouvelles avancées. C’est l’une des hypothèses du romancier Amin Maalouf (Goncourt 1993 pour Le rocher de Tanios ), auteur d’un essai percutant ( Les identités meurtrières ) qui a fait le tour du monde. Originaire du Liban, qu’il a quitté en 1976 pour s’établir en France, Maalouf incarne l’émigré-passeur entre cultures différentes. Or, l’Occident, constate-t-il, s’est aliéné une grande partie du monde en trahissant ses idéaux; et le monde arabe, humilié, se replie dans la déprime. Sur fond de crise majeure annoncée, Maalouf propose, avec Le dérèglement du monde , un bilan sévère de nos faillites matérielles et morales, dont il étudie les tenants avec beaucoup de nuances.

– Après deux guerres mondiales, la Shoah, le goulag et autres génocides, quel nouveau «dérèglement» pointez-vous?
– Les tragédies que vous citez font partie de l’Histoire de l’humanité, dont le dérèglement global que je décris risque de marquer le terme. Ce n’est pas du catastrophisme: voyez la crise financière et la crise climatique. Et le dérèglement est non seulement économique et géopolitique, mais aussi intellectuel et éthique. Tout le monde se sent d’ailleurs déboussolé. Jamais le double langage de l’Occident n’a été aussi manifeste que durant l’ère Bush, et jamais le monde arabo-musulman n’a paru plus enfermé dans une impasse. Lire la suite »

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