Alors que la presse occidentale annonce l’imminente inculpation de dirigeants du Hezbollah par le Tribunal spécial pour le Liban, la revue russe Odnako remet en cause l’ensemble de l’enquête réalisée par les Nations Unies. Selon Thierry Meyssan, l’ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri aurait été assassiné avec une arme fournie par l’Allemagne. L’ancien procureur allemand et premier responsable de l’enquête onusienne, Detlev Mehlis, aurait falsifié un indice pour masquer la responsabilité de son pays. Ces révélations embarrassent le Tribunal et renversent la donne au Liban.
Les multiples conflits du Proche-Orient se cristallisent désormais autour du Tribunal spécial pour le Liban (TSL). La paix et la guerre dépendent de lui. Pour les uns, il doit permettre de démanteler le Hezbollah, de soumettre la Résistance et d’instaurer la Pax Americana. Pour les autres, il bafoue le droit et la vérité pour assurer le triomphe d’un nouvel ordre colonial dans la région.
Ce tribunal a été créé, le 30 mai 2007, par la Résolution 1757 du Conseil de sécurité pour juger les commanditaires supposés de l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri. Dans le contexte de l’époque, cela signifiait ni plus, ni moins, juger les présidents syrien et libanais en exercice Bachar el-Assad et Emile Lahoud, les bêtes noires des néoconservateurs. Cependant il s’avéra que cette piste ne reposait sur aucun élément concret et qu’elle avait été alimentée par de faux témoins. N’ayant plus personne à juger, le Tribunal aurait pu disparaître dans les limbes de la bureaucratie lorsqu’un coup de théâtre le plaça à nouveau au cœur des conflits politiques régionaux. Le 23 mai 2009, le journaliste atlantiste Erich Follath révéla dans le Spiegel Online que le procureur s’apprêtait à inculper de nouveaux suspects : des dirigeants militaires du Hezbollah. Depuis 18 mois, son secrétaire général, Hassan Nasrallah clame l’innocence de son parti. Il affirme que cette procédure vise en réalité à décapiter la Résistance pour offrir la région à l’armée israélienne. De son côté, l’administration états-unienne se pose soudain en défenseur du droit et assure que nul ne saurait se soustraire à la Justice internationale.
Quoi qu’il en soit, la mise en accusation —que tous s’accordent à dire imminente— de leaders chiites pour l’assassinat d’un leader sunnite est de nature à enflammer la fitna, c’est-à-dire la guerre civile musulmane, plongeant la région dans de nouveaux soubresauts sanglants.
En visite officielle à Moscou, les 15 et 16 novembre, Saad Hariri —actuel Premier ministre et fils du défunt— a répété que la politisation du tribunal risquait d’enflammer une nouvelle fois son pays. Le président Medvedev lui a répondu que la Russie voulait que la Justice passe et réprouvait tout effort pour discréditer, affaiblir ou retarder le travail du tribunal. Cette position de principe repose sur la confiance accordée a priori par le Kremlin au TSL. Or celle-ci sera sûrement ébranlée par les révélations d’Odnako.
En effet, nous avons souhaité faire le point sur l’assassinat de Rafiq Hariri. Les éléments que nous avons découverts font apparaître une nouvelle piste dont on se demande pourquoi elle n’a jamais été explorée jusqu’ici. Au cours de notre longue enquête, nous avons rencontré de nombreux protagonistes, trop sans doute, de sorte que nos investigations se sont ébruitées et ont affolé ceux pour qui la piste de la Résistance armée libanaise est une bonne aubaine. Tentant de nous intimider, le Jerusalem Post a lancé une attaque préventive, le 18 octobre, sous la forme d’un long article consacré à notre travail. De manière purement diffamatoire, il y accuse Lire la suite »
“L’accès à l’internet haut débit (à travers les câbles en fibre optique) ne peut pas être réservé à une poignée de privilégiés; élargir l’accès au plus grand nombre relève de la responsabilité de l’Etat”, a déclaré mardi le ministre des Télécommunications Charbel Nahas, dans le cadre d’une conférence sur la fibre optique à domicile ( Fibre to the home- FTTH ou fibre to the building-FTTB), organisée par FTTH Council Europe.
Pour le moment, seuls 4500 appartements ou immeubles au Liban sont équipés de fibre optique, dont 4000 ont été équipés par Solidere au centre ville de Beyrouth, et 400 utilisateurs seulement sont abonnés au service, selon les chiffres du FTTH Council Europe, une association chargée de promouvoir la fibre optique dans le monde.
On est bien loin des Emirats Arabes Unis, qui comptent près de 800000 foyers câblés et plus de 245000 utilisateurs. Les Emirats figurent d’ailleurs parmi les pays les plus développés au monde en termes de fibre optique. Et dans quelques temps Abu Dhabi deviendra la première ville au monde à être entièrement équipée.
« La fibre optique à domicile permet d’enlever tous les goulots d’étranglement sur le réseau, a expliqué le directeur de FTTH Council Europe Hartwig Tauber, au Commerce du Levant. Elle permet aujourd’hui de proposer une connexion internet à une vitesse allant jusqu’à Lire la suite »
Wikileaks a commencé la publication des 250 000 documents ou plutôt courriers diplomatiques concernant les télécommunications des ambassades US dans le Monde comme on le sait déjà. 243 de ces documents sont désormais accessible sur le site en question. 2046 concernent le Liban, dont 3 classés secrets, 1688 confidentiels et 388 non classés. 1 seul est accessible pour le moment en ce qui concerne l’Ambassade US au Liban.
Outre les détails plutôt croustillants de l’infirmière ukrainienne de Mouamar Kadhafi, et les « descriptifs » peu flatteurs de Berlusconi, Angela Merkel, ou Nicolas Sarkozy, je me suis plutôt intéressé sur le Moyen Orient et plus spécialement sur le Liban. Comme on peut s’en douter, les documents les plus intéressants sont issus des représentations américaines en Israël, en Syrie et concernent plus l’Iran que le Liban en lui-même. La raison en est simple, il existe en fait 2 réseaux informatiques diplomatiques américain, un peu un peu sécurisé, comme celui auquel Wikileaks a eu accès et un deuxième auquel le site n’a pas eu accès – du moins pour le moment-.
Sur les documents en question, on peut estimer qu’ils ne seront pas sans répercussion sur la politique et surtout les cadres des représentations américaines dans le Monde, il va y avoir vraisemblablement de grands « changements » dans le staff diplomatique américain. Je vois mal par exemple un ambassadeur « qui a dit beaucoup de bien » sur tel ou tel dirigeant pouvoir conserver son poste.
On en apprend peu en fait, on passe « d’une rumeur » à une confirmation en fait de la vision américaine de la région, il ne s’agit plus d’une vision américaine le plupart du temps mais d’une vision israélienne d’ailleurs.
Premier document dont je parlerais ce soir: il s’agit de la réunion entre le président yéménite et le représentant US, il s’agissait d’avions américains qui ont bombardé le Yémen et non d’avions yéménites comme le prétendaient les autorités locales. Le deuxième enseignement est la peur des pays du Golfe face à l’Iran et leur intérêt convergent avec Israël, le roi d’Arabie Saoudite ayant appelé à des opérations militaires contre Téhéran. Cela ne va pas -s’en nul doute- faciliter les choses entre les 2 pays notamment sur les plans libanais et irakiens, sans parler du problème posé par les minorités chiites présentes dans les autres pays du Golfe.
La France, elle aussi, se veut plus royaliste que le roi, et décrit l’Iran comme un pays fasciste, notamment lors de rencontres bilatérales entre représentants israéliens et français. Elle a donc changé sa position en faveur d’un règlement pacifique de la question du nucléaire iranien, qui était en faveur d’un nucléaire civil, vers une version plus « forte ». Elle a donc perdu sa capacité de médiation dans l’affaire et sa vision de politique équilibrée.
Sur le plan libanais: les demandes israéliennes aux USA à ne pas soutenir l’Armée Libanaise, y compris lors des Lire la suite »
L’Allemagne serait impliquée dans l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafiq Hariri, révèle l’hebdomadaire russe Odnako dans son édition à paraître lundi. Detlev Mehlis, ancien procureur allemand et premier président de la Commission d’enquête des Nations Unies, aurait falsifié une expertise pour créditer la théorie de la camionnette piégée et occulter les indices qui étayent la piste allemande. Le magazine, qui a mené une enquête d’une année au Liban, présente des éléments jusqu’ici passés inaperçus, dont certains apparaissent sur les photos et vidéos des agences de presse prises sur la scène du crime dans les minutes suivants l’attentat.
Odnako est une hebdomadaire de politique générale très influent dans la classe politique russe. Il est dirigé par le chroniqueur de télévision Mikhail Leontieff, un proche du Premier ministre Vladimir Poutine.
L’enquête de Detlev Mehlis avait été critiquée pour s’être basée sur des témoignages qui se sont avérés faux et pour avoir conduit à l’arrestation de quatre généraux libanais dont l’incarcération avait été qualifiée d’arbitraire par un autre organe des Nations Unies.
Les révélations d’Odnako devraient embarrasser le Tribunal spécial pour le Liban et apaiser le climat politique libanais. En effet, l’annonce de la possible inculpation de dirigeants du Hezbollah par le Tribunal spécial a créé un regain de tension : la mise en accusation de leaders chiites dans l’assassinat d’un leader sunnite risquant de réactiver les affrontements confessionnels. Jusqu’à présent la piste allemande n’avait jamais été évoquée.
Dans son dernier rapport sur la santé dans le monde, L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a salué les réformes menées au Liban pour améliorer l’efficience du système de santé, augmenter la couverture médicale et réduire les dépenses directes des ménages.
Le document rappelle qu’en 1998, les dépenses de santé représentaient 12,4% du PIB Libanais, la part la plus élevée de la région méditerranéenne orientale. Les dépenses directes des ménages (sans recours à un tiers) représentaient 60% des dépenses de santé totales. Ce taux, qui était aussi parmi les plus élevés de la région, constituait un obstacle important pour les personnes à faible revenu.
« Depuis lors, une série de réformes a été mise en place par le ministère de la Santé afin d’améliorer l’équité et l’efficience », souligne le rapport.
Cela a permis une baisse des dépenses de santé à Lire la suite »
Le Premier ministre libanais Saad Hariri est arrivé samedi en Iran pour une visite de trois jours au cours de laquelle il devrait rencontrer l’ayatollah Ali Khamenei et le président Mahmoud Ahmadinejad.
Cette visite est notamment destinée à obtenir l’appui de Téhéran afin d’éviter des troubles au Liban si les enquêteurs de l’Onu impliquent des membres du Hezbollah libanais, le mouvement chiite pro-iranien, dans l’assassinat du père de Saad, Rafic Hariri, et de 21 autres personnes en 2005 à Beyrouth.
Saad Hariri a eu une première rencontre avec le premier vice-président iranien Mohammad Reza Rahimi qui a promis que les deux pays allaient resserrer leurs liens.
Le président Ahmadinejad a effectué une visite au Liban en octobre dernier et s’est notamment rendu dans les bastions du Hezbollah.
Le ministre de l’Energie et de l’Eau, Gebran Bassil, a indiqué vendredi que le basculement de la centrale électrique de Beddawi du fuel oil et diesel au gaz naturel permet d’économiser 260 millions de dollars par an, sur la base d’un baril de pétrole à 75 dollars.
La centrale est alimentée depuis quelques mois pas le gaz égyptien, mais le ministère des Finances a pris 21 jours de retard dans le règlement de la facture du gaz, ce qui « nous oblige à racheter du fuel oil et du diesel », entrainant des pertes de l’ordre de 20 millions de dollars, a-t-il affirmé.
Le ministre a déploré « les agissements politiciens », qui retardent les réformes alors que la situation du Liban est « catastrophique » que ce soit au niveau de l’électricité, de l’eau ou de l’énergie.
C’était la foule des grands jours hier place des Martyrs, où des centaines d’Arméniens et de sympathisants ont manifesté contre la visite au Liban du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, exigeant de lui la reconnaissance par son pays du génocide commis contre les Arméniens il y a plus d’un siècle.
Les protestataires brandissaient force banderoles, sur lesquelles on pouvait notamment lire : « La définition de la paix pour la Turquie : génocide, massacre, déportation, annihilation »…
« Qu’il nous demande pardon d’abord ; ensuite, il viendra au Liban », déplore une Lire la suite »
Le Liban et le Proche-Orient sont encore mis à l’honneur durant 5 jours à Bruxelles, à travers l’art et la culture. Téléchargez ici le dossier de presse du Projet Liban.
Projet Liban, c’est un cycle d’une semaine de rencontres, de débats, de conférences et de questionnement autour du traitement de l’actualité du Proche-Orient au théâtre qui aura lieu à l’Atelier 210 du 7 au 11 décembre 2010.
Les trois premiers soirs, du 7 au 9 décembre à 20h30, la compagnie Arcinolether présentera pour la seconde fois à l’Atelier 210 sa pièce « Les Marchands de sang » traitant des différents conflits qui ont éclatés au Moyen-Orient et aborde une réflexion sur le terrorisme d’Etat et ses outils au Moyen-Orient à partir de l’actualité 1975-1991.
La pièce met en évidence la manière dont ces conflits ont été traités dans la presse et les médias à l’époque, notamment en diffusant des vidéos et articles de presse officiels lors du spectacle. Ce spectacle sera à chaque fois suivi d’un débat.
Les ministres des Télécommunications libanais et syrien, Charbel Nahas et Imad Sabouni, ont signé mercredi un mémorandum d’entente créant un « système régional intégré », auquel des pays tiers pourront par la suite se connecter.
Il s’agit de créer un « pivot libano-syrien » pour internet, selon les termes du conseiller du ministre libanais Mahmoud Haïdar, afin de présenter un front commun face aux acteurs internationaux et par là-même augmenter leur pouvoir de négociation.
Les préambules à cette entente sont le renforcement des structures existantes et le développement des câbles de bande passante les reliant.
Le mémorandum d’entente prévoit ainsi la hausse de la capacité des câbles sous-marins Berytar (Beyrouth-Tartous), Cadmus (Beyrouth-Chypre) et Ugarit (Chypre-Tartous) et du câble terrestre reliant Beyrouth à Damas, ainsi que la modernisation du réseau micro-ondes entre le Liban et la Syrie.
Le Liban devra également étudier les moyens de faire bénéficier la Syrie de la capacité du câble IMEWE, tandis que la Syrie devra soutenir la candidature du Liban au Lire la suite »