Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Archive pour juin 2010

Ecrans géants pour suivre la Coupe du Monde au siège de la FINUL

Publié par jeunempl le juin 12, 2010

Iloubnan

La Force Intérimaire des Nations Unies au Liban a installé des écrans géants dans ses sièges afin que les soldats des différents contingents puissent suivre les matches de la Coupe du Monde de la FIFA de 2010, en Afrique du Sud.

Interrogé samedi par l’Agence Nationale de l’Information, le porte-parole militaire de la FINUL a affirmé que le « sport est indispensable pour nos troupes et la Coupe du Monde est un centre d’intérêt universel ». Il a ajouté que des écrans géants ont été installés dans les locaux de la FINUL pour permettre aux troupes de suivre les matches.

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Turkije gaat nauwer samenwerken met Jordanië, Syrië en Libanon

Publié par jeunempl le juin 12, 2010

NRC.nl

L'Iran et l'Arabie Saoudite ne sont pas uniquement en concurrence pour le leadership régional, mais sont également respectivement les centres du chiisme et du sunnisme.De Turkse regering heeft nauwe samenwerking aangekondigd met Jordanië, Syrië en Libanon die moet leiden tot een unie van het Midden-Oosten’’.

Op de tweedaagse Turks-Arabische top die vandaag werd afgerond beloofden de landen elkaar samenwerking op tal van terreinen, inclusief vrijhandel en vrijreizen voor personen.

De top werd ingeluid met een gezamenlijke verklaring van Turkije en twintig Arabische landen waarin de “Israelische agressie”, tegen de hulpkonvooien naar de Gazastrook werden veroordeeld. “Kunnen we stil blijven als negen mensen worden vermoord?” sprak premier Erdogan op de top in Istanbul. “We kunnen niet onze ogen sluiten voor deze piraterij op internationale wateren.”

Erdogan sprak ook zijn afkeuring uit over de verscherping van de sancties tegen Iran. “Embargo’s en uitsluiting werken niet.” De Turkse premier onderstreepte dat de Turkse steun voor de regeringen van Iran en de Gazastrook niet mag worden verward met een ruk naar het oosten en tanend enthousiasme voor toetreding tot de Europese Unie. “Er zijn landen die het onderhandelingsproces willen vertragen. We zijn ons bewust van onze agenda, maar we zullen doorgaan met de hervormingen.”

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Electricité : 2 000 milliards de livres libanaises d’impayées

Publié par jeunempl le juin 11, 2010

L’Hebdo Magazine – A.K.

Les factures d’électricité impayées creusent le déficit accusé par l’Office de l’électricité du Liban (EDL). Depuis des années, ce secteur vit une grave hémorragie. Plusieurs facteurs cumulés le laissent dans un état insoluble.

Il  fallait bien entamer la réforme quelque part. Le ministre de l’Energie, Gebran Bassil, a décidé de commencer par les factures impayées. Il a lancé un ultimatum à tous ceux qui ne payaient pas leur facture, les appelant à les honorer au plus vite au risque de se voir couper le courant. Le montant total des factures impayées s’élève à 1 987 milliards de livres libanaises, dont 12 milliards de livres sont dus par des députés, ministres et hommes politiques.

Le délai qui leur a été accordé a pris fin le 26 mai dernier. 25% environ des personnes concernées se sont pliées à l’exigence. Quant aux autres, les mesures sont appliquées progressivement. Des objections pourraient être formulées par écrit, auquel cas, l’EDL leur accordera un délai supplémentaire d’un mois si leurs raisons sont jugées valables.

Plusieurs hauts responsables pourraient se retrouver dans le noir. Parmi les 200 noms figurant sur la liste de l’EDL, Lire la suite »

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Accord Turquie-Syrie-Liban-Jordanie sur la création d’une zone de libre échange

Publié par jeunempl le juin 11, 2010

AFP

L'Iran et l'Arabie Saoudite ne sont pas uniquement en concurrence pour le leadership régional, mais sont également respectivement les centres du chiisme et du sunnisme.Les ministres des Affaires étrangères de la Turquie, la Syrie, le Liban et la Jordanie ont signé jeudi à Istanbul un accord supprimant les visas et constituant une zone de libre échange entre leurs pays.

Leurs ministres “ont décidé d’établir un Conseil de coopération quadripartite de haut niveau et de créer un zone de libre mouvement des biens et des personnes entre nos pays”, affirme l’accord.

Le document précise que ce nouveau mécanisme “sera ouvert à la participation de tous les pays frères et amis de la région”.

“Il s’agit de pas très importants, historiques, vers la constitution de notre région en une zone de paix, de stabilité et de prospérité”, a commenté le chef de la diplomatie turque Ahmet Davutoglu lors de la présentation de l’accord à la presse, en marge d’un sommet Turquie-pays arabes.

Dans la pratique, l’accord regroupe et étend à toutes les parties différents protocoles bilatéraux déjà existants. La Turquie a déjà passé des accords bilatéraux supprimant les visas avec les trois pays arabes concernés, et des accords de libre échange avec la Syrie et la Jordanie.

Les relations entre la Turquie et ses voisins arabes se sont développées de manière importante au cours des dernières années, sous l’impulsion du Lire la suite »

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Le Dôme, ou le City center: La mémoire nationale dans une coquille

Publié par jeunempl le juin 11, 2010

(L’Hebdo Magazine – Delphine Darmency)

Qui, à Beyrouth, ne connaît pas le City center? Peut-être que le nom n’évoque rien, mais l’image de ce Dôme, cet œuf emblématique, ce coquillage, est encrée dans les mémoires de toutes les générations. Il fait partie intégrante de la Place des Martyrs. Celui qui n’a jamais laissé indifférent reste, malgré tout, mystérieux pour la plupart des Beyrouthins.

Le 13 mai dernier, à la clôture de la double exposition Missing d’Umam et In a sea of oblivion de Feel Collective, le public est assis dans l’ancien cinéma du Dôme. «C’est un lieu de rencontre essentiel, je dis ça pour que ceux qui veulent détruire l’espace l’entendent bien», déclare Lokman Slim, fondateur et directeur d’Umam. Dans le Dôme, la pénombre règne. Les gens sont venus s’assoir dans l’obscurité sans savoir sur quoi, ni à côté de qui. Peut-être aux côtés de Nadine Labaki, cinéaste, ou de Lamia Jreige, fondatrice du Beirut Art Center. A y regarder de plus près, il ne reste plus que des gradins, qui devaient accueillir environ 900 places. A droite de la scène, où se déroulent une performance de danse puis un concert, la projection de l’exposition “Dans un océan d’oubli” est inébranlable. Elle continue de montrer le Dôme installé dans la mer. La représentation est finie.

Alfred Tarazi, l’un des responsables de Feel Collective s’interroge: «Pourquoi n’y a-t-il toujours pas de mémorial dédié aux victimes de la Guerre civile. Le Dôme du City center pourrait devenir un mémorial permanent, il faudrait le déplacer vers un autre endroit de la capitale». Le City center est construit en 1965 selon la demande des messieurs Samadi et Saleh. Il est inauguré trois ans plus tard. Sur les plans initiaux de l’architecte Joseph Philippe Karam, il existait trois blocs. Le premier comprenait cinq étages en sous-sol, destinés à servir de garage pour un millier de voitures et de gare routière qui aurait assuré les lignes de taxi-services pour la capitale et toutes les régions du pays. Le deuxième était constitué de trois étages comprenant 144 magasins, un supermarché d’une superficie de 1000 m², un cinéma et un bar-restaurant. Le troisième bloc aurait dû Lire la suite »

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En Méditerranée, Israël s’apprête à voler le gaz du Liban avec l’aide d’une compagnie américaine

Publié par jeunempl le juin 10, 2010

Planète Non Violence – Myriam Abraham

Circulez il n’y a rien à voir ! Israël ne veut pas de bateaux d’aide humanitaire dans les eaux internationales au large de «ses côtes» pour protéger des regards indiscrets ses forages illégaux de gaz et pétrole qu’il vole aux Palestiniens et aux Libanais.

Selon un article publié dans le quotidien libanais As-Safir, un site de gaz nouvellement découvert, le Leviathan, s’étend dans les eaux territoriales libanaises obligeant le Liban à défendre ses intérêts économiques et pourrait devenir une nouvelle source de conflit avec le régime sioniste.

L’analyste des affaires israélienne du As -Safir, Hilmi Moussa, s’appuyant- sur des documents israéliens a rapporté que «la zone dans laquelle on a trouvé du gaz s’étend principalement à proximité des côtes libanaises et dans les eaux internationales entre la frontière maritime de Palestine et celle de Chypre.»

On comprend maintenant pourquoi Israël n’a pas hésité il y a plus d’une semaine à massacrer des humanitaires sur le bateau turc le Mavi Marmara et menace toute embarcation naviguant dans ces eaux internationales et à proximité de la côte de Gaza. Israël ne veut pas qu’on voit ses activités offshore illégales de pillage des ressources en gaz mais aussi en pétrole appartenant aux Palestiniens et aux Libanais.

Selon As – Safir, «Israël a reçu des garanties de la Grande Bretagne, qui n’a aucun droit sur la Palestine, pour chercher du pétrole dans la région près des côtes libanaises. La carte des ressources énergétiques telle que publiée dans les journaux d’affaires israéliens, montre l’étendue de la pénétration dans les eaux territoriales libanaises.»

Moussa, dont l’article a été publié en première page du quotidien As- Safir, sous le titre : « Israel preparing to steal gas fields in Libanon waters » (Israël se prépare à voler des champs de gaz dans les eaux libanaises) a dit que «si Lire la suite »

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Abstention du Liban lors du vote des sanctions contre l’Iran au Conseil de sécurité

Publié par jeunempl le juin 10, 2010

Xinhua

Le Liban a décidé de s’abstenir lors du vote mercredi au Conseil de sécurité de l’ONU sur un projet de résolution concernant l’imposition de nouvelles mesures de sanctions contre l’Iran en raison de son programme nucléaire, car les membres du gouvernement libanais n’ont pas pu se mettre d’accord à ce sujet, a expliqué mercredi le ministre libanais de l’Information Tarek Mitri.

Les membres du cabinet qui sont pour une abstention et ceux qui sont contre le projet de résolution sur les sanctions contre l’Iran sont à égalité, a indiqué M. Mitri.

La résolution impose un quatrième round de sanctions à l’encontre de l’Iran et a été adoptée mercredi par le Conseil de Sécurité, composé de 15 membres, par 12 voix contre Lire la suite »

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Israël vraagt de VS meer wapens

Publié par jeunempl le juin 10, 2010

Belga – Knack

Israël heeft de VS benaderd om meer bommen te krijgen en de inhoud van een wapenopslagplaats in Israël voor “dringende gevallen” met de helft te verhogen, zo heeft de Britse kwaliteitskrant The Independent op gezag van de Israëlische krant Haaretz gemeld.

Het verzoek is gedaan door defensieminister Ehud Barak toen die onlangs op bezoek was in Washington en geeft blijk van de opgelopen spanning tussen de joodse staat en zijn buren. Wat de vrees heeft doen aanwakkeren voor een imminent regionaal conflict, aldus de krant. De extra gevraagde wapens zijn JDAM-bommen of gesofisticeerde satellietgeleide projectielen. Israël heeft ze extensief gebruikt tijdens de oorlog in Libanon in 2006 en het offensief in Gaza rond de jaarwisseling 2008-2009.

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Calogero en concert exceptionnel le 9 juillet au Festival de Zouk Mikael

Publié par jeunempl le juin 10, 2010

Centre Culturel Français – Liban

L’artiste français Calogero se produira au Liban cet été, dans le cadre du festival de Zouk Mikael. Le concert aura lieu dans l’amphithéâtre de Zouk Mikael le vendredi 9 juillet 2010 à 20h30. Vous trouverez tous les renseignements nécessaires à la fin de l’article.

Après avoir fait partie du groupe Charts et écrit des titres pour Florent Pagny, Hélène Ségara, Ismaël Lo et Pascal Obispo, Calogero enregistre son premier album Au milieu des autres en 1999 sous la houlette de Pascal Obispo. Zazie et Lionel Florence signent l’essentiel des textes.

En 2002, Calogero, sort album éponyme pour lequel il recevra, en 2003, le NRJ Music Award et la Victoire de la musique pour  « L’Artiste masculin de l’année » qui l’impose comme l’une des nouvelles figures de la variété française. Calogero publie en 2004 un album intitulé 3. sur lequel il travaille avec Zazie, Lionel Florence et débute de nouvelles collaborations avec Raphaël et Passi.

En 2007, Calogero enregistre Pomme C, un opus aux sonorités anglo-saxonnes sur des textes plus graves signés Zazie.
Pour son 5e album, L’Embellie, sorti en mars 2009, Calogero a choisi l’ouverture et la luminosité, comme en témoigne sa pochette, réalisée par une artiste néerlandaise, Ellen Kooi. Pour cet album, il a eu envie de Lire la suite »

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Charbel Nahas – Sérieux, droit, pudique

Publié par jeunempl le juin 10, 2010

L’Hebdo Magazine – Joumana Nahas

Il a 56 ans, il est polytechnicien, mais aussi ingénieur des Ponts et Chaussées, docteur en Anthropologie… et, depuis quelques mois, il a débarqué sans prévenir dans le paysage politique libanais. Notre actuel ministre des Télécommunications, désigné par le Courant patriotique libre, est un homme au parcours jalonné de luttes, un homme intègre et droit jusqu’au bout des ongles. Un homme très réservé aussi, à qui il arrive de stresser lors des séances photo dues à son nouveau poste. Magazine a essayé de percer pour vous les secrets de Charbel Nahas.

11h. Derrière son ordinateur qu’il a du mal à quitter des yeux, le ministre des Télécommunications est pourtant bien décidé à n’éluder aucune question. Le visage avenant, l’attitude bon enfant, ne doivent pas leurrer son interlocuteur: Charbel Nahas est redoutable de précision. Les rares détails concernant sa vie privée seront délivrés au compte-gouttes par un homme de poigne, habitué à ne rien laisser au hasard. C’est que quand on a passé une bonne partie de sa vie à parfaire sa formation, ou plutôt ses formations pour notre ministre, il faut reconnaître que l’on prend le pli de rester aux aguets. Charbel Nahas commence son parcours par un passage chez les Jésuites, à Jamhour, où il reste jusqu’au début des années 70.
Ses années d’école? Rudes, et réglées comme du papier à musique. De 7 à 7 tous les jours, et le samedi jusqu’à 4h. Rien à voir en somme avec les rythmes actuels! Le milieu, très peu mélangé, cloisonné et plutôt restreint aux garçons, laisse peu de possibilités au jeune Charbel de se rebeller. C’est donc un garçon plutôt sage et bon élève qui a fréquenté des années durant les bancs de l’école sans faire de vagues.

Pourtant, Charbel Nahas se remémore avoir participé à quelques mouvements estudiantins, vers la fin des années 60, notamment pour réclamer la mixité à l’école! On ressent chez le ministre une réelle nostalgie au souvenir de ses années scolaires, où, dit-il, les Libanais étaient très optimistes quant à l’avenir de leur pays, où rien ne laissait présager les horreurs qui suivraient.

Premier choc: 1967. «Dans notre milieu, nous avons senti pour la première fois le problème de fond qui nous menaçait, et duquel nous ne sommes toujours pas sortis», raconte le ministre sur un ton soudain grave. C’est que l’homme n’a jamais vécu dans l’indifférence les soubresauts qui ont déchiqueté son pays, même à l’âge de l’insouciance. Il s’est depuis toujours senti très concerné par les évolutions, positives ou négatives du Liban, et son parcours ultérieur prouve bien son amour inconditionnel pour son pays. En 1972, Nahas est inscrit en prépa, à Paris, avec pour objectif de joindre les rangs de la très prestigieuse et très sélective Ecole polytechnique de Sainte-Geneviève. Ses deux années de préparation auront été loin de l’image classique que l’on pourrait se faire d’une vie d’étudiant à Paris. La question amuse même le ministre: «C’était du sérieux! On n’avait pas le temps de nous amuser! Il y avait un concours en plus au bout du compte, donc une certaine compétition avec mes camarades… C’était dur».
A-t-il eu le temps de se faire une bande de copains insouciants? Des amourettes? Motus… Le visage s’empourpre de manière à peine perceptible, et on passe à un autre sujet.

A-t-il souffert d’une attitude de bûcheur, pas très branché parmi les jeunes? Il sourit: «L’étiquette de bosseur? Il y a pire… Non, j’avais mes amis, certains sont même restés depuis l’époque». Quelques mois après son admission en polytechnique, X pour les initiés, Charbel Nahas vit l’horreur des débuts de la guerre à distance. Il n’y croyait pas beaucoup à l’époque. Il se disait, comme tout le monde, que ce serait une question de semaines avant que les choses ne rentrent dans l’ordre.

84-85: l’optimisme finit par céder

Toujours dans l’ambiance optimiste des années 60, l’étudiant, qui cumule les diplômes les plus prestigieux en quelques années, ne s’imagine pas que l’histoire de son pays allait basculer. Jamais il n’a accepté de s’installer en France ou ailleurs dans le monde indéfiniment. Jamais il n’a songé postuler pour un emploi de cadre sup dans une grosse multinationale. Jamais il n’a songé, comme son camarade de classe en polytechnique le Libano-Brésilien Carlos Ghosn, travailler ailleurs qu’au Liban. Même s’il se marie en France à la Libanaise Magida Saba, en 1977, le couple rentre au pays en 1979, à la faveur d’une accalmie.
Le but? «Reconstruire, évidemment!», lance Nahas, presque étonné de la question.

Pourtant, dès son arrivée au Liban, les choses n’ont pas été faciles pour le jeune homme, même bardé de diplômes. Il va apprendre, à ses dépens, qu’on ne rentre dans certaines institutions de l’Etat et dans les projets de reconstruction que si on a des affinités politiques avec les personnes influentes du moment. Il s’occupera quand même des tronçons d’autoroutes Tabarja-Chekka et Khaldé-Jiyé, en même temps qu’il achève sa thèse d’Anthropologie: analyse des discours de la guerre.

En 1980, il travaille en collaboration avec d’autres ingénieurs pour constituer la faculté de Génie de l’Université libanaise. Le projet démarre sur des chapeaux de roue, résiste à l’invasion israélienne de 1982, avant de tomber à l’eau, comme presque tout au Liban, vers le milieu des années 80.
Pour le ministre, en 84-85, l’optimisme a fini par céder. Il ne voyait à l’époque pas du tout le bout du tunnel… Il n’a pourtant jamais approché aucun des mouvements politiques en place, pas même celui du général Michel Aoun vers la fin des années 80 (voir encadré).

Aujourd’hui, le ministre estime que le Liban a une chance unique de pouvoir enfin se relever vraiment, et compte bien mettre toute son énergie et tout son savoir au service de son pays. Quant à ses hobbies tels la gravure, la sculpture ou la peinture, ils vont devoir attendre des jours plus relax: «Je vis un défi excessivement important, il prime sur tout actuellement…». Du sérieux, du travail et de l’efficacité, voilà ce que promet Charbel Nahas aux Libanais.

Ce qu’il en pense

Le 14 février 2005
«Ce fut un grand choc pour tout le monde, évidemment! Les Libanais, comme un ressort longtemps comprimé, ont laissé éclater tous leurs espoirs les plus fous. Nous avons manqué de sagesse par contre. Nous n’avons pas su intégrer le changement de donne internationale à notre avantage. Nous avons, à mon avis, évité le pire de peu… Les institutions qui restaient de l’Etat sont tombées. Il aurait fallu qu’on sache saisir la chance qui s’offrait à nous, mais nous n’avons pas su, malheureusement».

La privatisation des télécoms
«Ce n’est pas un thème en soi! Privatiser quoi dans les télécoms? Tenez, quand on parle de téléphonie mobile. Ce qui s’est passé est très simple: le secteur était privatisé; nous avons rompu le contrat à l’avance, et nous connaissons les conséquences. Mais pourquoi avons-nous voulu étatiser à nouveau le secteur? Parce que cela s’est avéré être une manne, non? Eh bien, cette manne a été malheureusement construite sur le dos du contribuable. Il faut rationaliser le débat autour du sujet!».

Le Budget proposé par la ministre des Finances
«C’est un budget qui, malheureusement, est en continuité avec tous ceux d’une phase qu’on espérait révolue. Il faudrait profiter de ce qu’on a la chance de vivre une paix relativement durable pour le moment pour travailler autrement. On ne peut pas se permettre de continuer avec la même politique économique d’avant. Ce serait rater encore une fois notre chance de changement».

Un froid avec Rafic Hariri

Vers le milieu des années 80, Charbel Nahas fait la connaissance d’un homme dont le nom va changer l’histoire du Liban: Rafic Hariri. A l’époque homme d’affaires seulement, Rafic Hariri inclut Charbel Nahas dans son équipe au sein d’Ogero. L’entente, hélas, ne durera que le temps des roses. Très vite, des différends séparent les deux hommes, notamment au sujet de Solidere.
Nahas n’a jamais jugé opportun que le centre-ville soit géré par Solidere, somme toute une entreprise privée. Charbel Nahas raconte que tout au long du reste de son parcours, il n’a jamais reculé et il n’a jamais accepté de changer de position politique, de se soumettre à l’état des faits, même si cela devait lui valoir quelques gros projets qui lui filent sous le nez. C’est probablement pour cette raison que l’actuel ministre des Télécoms a été approché par le CPL, mais aussi parce que Nahas avait, dès 1998, travaillé en étroite collaboration avec le courant aouniste lors des municipales…

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