Nasrallah appelle le gouvernement à renforcer l’armée même à travers les marchés noirs
Posté par jeunempl le septembre 28, 2008
A l’occasion de la journée de Jérusalem, le secrétaire générale du Hezbullah, Sayed Hassan Nasrallah a prononcé un discours transmis par les chaines libanaises.
Le Sayed s’est exprimé sur la situation de Palestine et sur la situation à l’intérieur notamment les dernières réconciliations, les prochaines élections législatives, le renforcement de l’armée libanaise et le rôle de la résistance.
Nasrallah a regretté la position prise par les pays arabe face à la tragique situation à Palestine, surtout que des milliers de palestiniens meurent de faim à Gaza. Dans ce contexte, il a appelé tout les pays arabes à soutenir leurs frères dans la terre Sainte, « il faut que les libanais apportent tout le soutien pour les refugiés dans les camps, et non pas prononcer uniquement qu’ils sont contre l’implantation», a-t-il ajouté.
« Nous soutenons un amendement dans la constitution qui oblige le vote du parlement par unanimité sur tous projets qui visent à implanter les palestiniens », a-t-il affirmé.
Nasrallah a tenu à rappeler que l’état Hébreux est l’ennemi des palestiniens, des libanais, des arabes et de tout les musulmans. Il a enfin rappelé que Jérusalem est une terre Sainte pour tous les musulmans.
Sur le plan intérieur, le Sayed a abordé différents sujets. En premier, Nasrallah s’est montré stupéfié de la position prise par les Etats-Unis vis-à-vis du renforcement de l’armée libanais.
Le secrétaire général du Hezbullah a affirmé la nécessité de renforcer l’armée libanaise ; « c’est illogique et injuste de demander la permission américaine et israélienne pour armer l’institution militaire », a-t-il réitéré.
Nasrallah a affirmé que le pays a besoin d’une équipe ministérielle capable de chercher des armes même au marché noir, comme a fait la Résistance. « Si l’on doit attendre l’autorisation de Condoleezza Rice nous n’obtiendrons que des rios», a-t-il assuré.
Évoquant le sujet de la résistance, Nasrallah a déclaré que les combattants de la résistance ont tué le rêve israélien, l’état hébreux n’est plus ce grand empire qu’on ne peut pas battre.
Le chef du Hezbullah a annoncé que la résistance a su mettre fin aux dangers qui menaçaient son existence. « La Résistance n’a peur de personne lorsqu’elle remplit son devoir », a-t-il ajouté. Il a de même signalé que la force et la capacité nationales sont fondées sur le peuple et sa force.
Sur un autre plan, Nasrallah a réassuré à tout les libanais que son parti ne cherche pas à contrôler le Liban ni à monopoliser le pouvoir. « Le Liban est un pays de caractéristique spéciale, il ne peut pas être gouverné par la logique des majorités et des minorités même si nous sommes la majorité », a-t-il fortement réaffirmé.
Le Sayed a évoqué que l’intérêt des libanais est de travailler, bâtir et faire face aux défis ensemble.
Abordant le sujet des réconciliations, il a noté que son parti est sérieux pour faire réussir ces réconciliations, « on cherche à calmer les esprits, surtout dans notre chère capitale Beyrouth », a-t-il indiqué.
Le Sayed a confirmé que ces réconciliations ne changeront pas les positions politiques des deux camps, « nous resterons fideles à nos alliés », a-t-il attesté. Il a affirmé que ces réconciliations sont le fruit d’une décision bilatérale faite par les deux camps.
Le Sayed a conseillé certains écrivains d’arrêter leurs analyses qui cherchent à identifier des problèmes au sein du Hezbullah au sujet des réconciliations, car la réconciliation fait partie de la culture du Hezbullah.
Il a exprimé que le but de la réconciliation est de trouver un climat positif de nature à mettre un terme aux accidents qui se passent dans les différentes régions. Le chef du Hezbullah a assuré que les prochaines élections législatives sont le seul moyen pour trancher entre les différentes forces sur le terrain.
Nasrallah a annoncé que si l’opposition remportera la majorité dans les prochaines élections, son parti appellera à la mise en place d’un gouvernement d’union nationale remarquant que le Liban ne peut être gouverné que par une union nationale.
