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A la veille du sommet de l’Union pour la Méditerranée, Nicolas Sarkozy a eu des entretiens séparés avec Bachar al-Assad et Michel Sleimane. Résultat : le démarrage de relations diplomatiques entre la Syrie et le Liban. Le président français a annoncé qu’il allait se rendre en Syrie.
C’est un communiqué commun franco-syrien qui l’annonce : le président français Nicolas Sarkozy se rendra en Syrie, à l’invitation du président Bachar al-Assad, avant la mi-septembre 2008. Auparavant, il y aura donc une visite du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, et du vice-ministre syrien, monsieur Dardari, pour préparer cette visite qui sera quand même assez importante.
Et il faut aussi noter, dans le communiqué franco-syrien, que le président français marque la disponibilité de la France à répondre à toute demande dans le cadre de négociations entre Israël et la Syrie, si les parties y trouvaient intérêt.
Et surtout, le président français se félicite de la forte détermination du président syrien à établir des relations diplomatiques avec le Liban après la toute récente formation d’un gouvernement d’union nationale dans ce pays.
Cela fait référence à cette demande de la France et aussi du Liban que la Syrie établisse des relations diplomatiques formelles avec le Liban, en particulier, accepte d’ouvrir une ambassade, ce qui serait un geste extrêmement important étant donné que la Syrie a toujours maintenu une sorte de flou diplomatique. Cette ouverture permettrait de reconnaître de manière explicite, à travers ce geste, la souveraineté du Liban, ce qui marquerait un véritable succès pour la diplomatie.
Les deux pays n’ont jamais noué de liens formels depuis la fin des mandats français et britannique dans les années 1940. Depuis le retrait des troupes syriennes du Liban en 2005, la majorité au pouvoir à Beyrouth réclame l’établissement de relations diplomatiques.
Il nous reste à savoir ce qui se passera, s’il y aura une déclaration formelle de la part de Bachar al-Assad en ce sens, avant la fin donc du sommet de l’Union pour la Méditerranée qui a lieu demain dimanche.
A la veille du baptême de l’Union pour la Méditerranée (UPM), Nicolas Sarkozy rencontre samedi à Paris quelques uns des acteurs-clé du conflit au Proche-Orient, dont le Syrien Bachar al-Assad qui revient par la grande porte sur la scène diplomatique internationale.
Construit selon un scénario qui doit mettre en valeur ses efforts de “faiseur de paix”, le marathon diplomatique du président français et président en exercice du Conseil européen se conclura à 18h00 à l’Elysée avec, en point d’orgue, la première rencontre officielle entre le numéro un du régime syrien et le président libanais Michel Sleimane.
[2 ans après le déclenchement de l'offensive israélienne sur le Liban, il n'est pas inutile de rappeler la barbarie israélienne. Cette page regroupe quelques témoignages vidéos spontanés durant la guerre de l'été 2006, filmés par les civils pris au piège des bombardements israéliens. On dit souvent que les images parlent d'elles-mêmes... c'est encore plus vrai dans ce cas précis.]
Les bombardements israéliens
Dans sa condamnation d’Israël la plus dure depuis la fin de la guerre du Liban à l’été 2006, Human Rights Watch a dénoncé des «bombardements israéliens indiscriminés» comme étant les responsables de la plupart des victimes civiles du conflit.
L’organisation de défense des droits de l’homme a jugé qu’il n’y avait aucun fondement à l’affirmation de l’État hébreu selon laquelle les victimes sont mortes parce que les combattants du Hezbollah les utilisaient comme boucliers humains.
La guerre de 34 jours, lancée après une attaque de la résistance sur un convoi militaire israélien côté libanais (village de Khiam) de la frontière, a fait plus de 1200 morts du côté libanais.
L’aviation israélienne a bombardé les infrastructures libanaises, notamment des ponts et l’aéroport de Beyrouth, et presque rasé la banlieue sud de la capitale (soit à 80km de la frontière israélienne), bastion du Hezbollah, ainsi que des villages du sud du Liban hébergeant des centres de résistance.
De son côté, le Hezbollah a combattu l’armée israélienne de face et a tiré quelque 4000 roquettes sur le nord d’Israël, causant la mort de 200 israéliens dont une très grosse majorité de soldats.
Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Right Watch, a souligné qu’il n’y avait que de «rares» cas dans lesquels le Hezbollah a opéré au milieu de la population. «Au contraire, après le début de la guerre, la plupart des responsables militaires et même beaucoup de responsables civils ont quitté les villages, a-t-il ajouté. Ce que nous avons constaté, c’est que la plus grande partie de l’activité militaire du Hezbollah était menée depuis des positions préparées en dehors des villages, dans les collines et vallées environnantes.»
Human Rights Watch, qui a étudié en détail 94 opérations aériennes et terrestres israéliennes qui ont eu pour conséquence la mort de 510 civils et 51 combattants, soit à peu près la moitié du bilan total des victimes libanaises, ajoute que de simples mouvements de véhicules ou d’individus pouvaient déclencher un bombardement israélien. Il accuse Israël d’avoir pris pour cible des civils fuyant les combats.
Bint Jbeil (au Sud)