Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

A la frontière syro-libanaise, la contrebande reste prospère

Posté par jeunempl le avril 19, 2008

(AngolaPress)

AÏHA (Liban) – Oléoduc artisanal, ânes, mules ou fourgonnettes, tous les moyens sont bons pour acheminer entre le Liban et la Syrie les marchandises de contrebande, une activité dopée par les besoins d’une population rurale appauvrie.

La nuit tombe sur les collines d’Aïha, dans le sud-est du Liban.

Des véhicules sillonnent les sentiers poussiéreux pour aller, en un temps record, livrer leurs produits en Syrie et en ramener d’autres au pays du Cèdre.

“Le travail commence à 21H00. En voitures ou fourgonnettes, nous allons vers des points de rencontre, dans la montagne, attendre l’arrivée des produits syriens”, indique M.Z., qui tient à rester anonyme.

Des ânes ou des mules sont aussi utilisés.

Du Liban partent surtout des boissons alcoolisées et du fer.

Articles textiles, bonbonnes de gaz, produits ménagers et alimentaires, ainsi que le “meassel”, un tabac utilisé pour le narguilé, font le chemin inverse.

La contrebande entre le Liban et la Syrie, qui partagent 170 km de frontière terrestre, remonte au temps des indépendances, dans les années 1940.

“L’économie libanaise a longtemps été dépendante de l’économie parallèle. Les salaires dans les deux pays sont très bas et les revenus non déclarés courants”, explique à la presse Farès Ichtay, professeur de sciences politiques à l’Université libanaise.

“Par le passé, le haschich était le principal produit de contrebande”, signale-t-il.

Mais, après la guerre civile (1975-1990), et sous la pression internationale, le Liban a fini par lutter contre cette culture présente dans la plaine de la Bekaa (est).

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