Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Les partisans du CPL se retrouvent au Palais des congrès de Dbayé pour célébrer le 14 mars

Posté par jeunempl le mars 17, 2008

Le chef du CPL se prononce pour un nouvel accord national loin de toute ingérence étrangère…

(L’orient le jour)

Commémoration du 14 mars - Rassemblement du Tayyar (Courant patriotique libre)Dans une initiative qui vise à rappeler la longue lutte du CPL et de son chef le général Michel Aoun pour l’indépendance du Liban, depuis le 14 mars 1989 lorsqu’il a déclaré « la guerre de libération contre la Syrie », jusqu’à aujourd’hui, le courant aouniste a organisé un vaste rassemblement samedi au Palais des congrès à Dbayé. Les 2 500 places de la grande salle étaient occupées alors que les jeunes se pressaient aussi dans la cour, brandissant des drapeaux libanais et des portraits du général en tenue militaire ou en vêtements civils. La couleur orange dominait et l’enthousiasme était lisible sur tous les visages.

Mais l’émotion a atteint son apogée lorsque, à travers des écrans géants installés dans la cour et dans la salle, Michel Aoun s’est adressé à la foule. Le général était apparu en tenue militaire. Il prononçait un discours à partir du palais de Baabda, à l’occasion de la fête de l’Indépendance en novembre 1989. Près de vingt ans plus tard, les mêmes propos sont toujours de mise et les organisateurs ont voulu ainsi montrer que la lutte pour l’indépendance se poursuit sous d’autres formes et contre d’autres adversaires, mais que l’esprit est le même. En costume et à partir de son bureau à Rabieh, Michel Aoun a ensuite pris la parole pour affirmer qu’aujourd’hui ne ressemble pas seulement à hier, mais qu’il pourrait aussi ressembler à demain si la même équipe restait au pouvoir. « L’indépendance a-t-elle été atteinte, s’est demandé le chef du CPL, alors que les responsables continuent à se presser devant l’ambassade du plus puissant, guettant ses instructions et ses moindres signes ? Tout comme ils le faisaient à Anjar… » Le général Aoun s’est aussi demandé quelle est la différence entre un maître et un autre, du moment que leur présence est une atteinte à la liberté et à la volonté des Libanais. Il a aussi mis l’accent sur la similitude entre les équipes qui tenaient le pays sous la tutelle syrienne et maintenant, « ces mêmes équipes qui, avant, ignoraient la volonté du peuple et se cachent aujourd’hui derrière les fenêtres du Sérail, ignorant la population qui réclame la souveraineté, la participation, la réforme et le pain ». Le chef du CPL a encore précisé que le pouvoir actuel vole les slogans des forces vives qui ont subi son oppression dans le passé et qui le retrouvent aujourd’hui dans un clonage parfait. « Peut-on mettre sur un pied d’égalité ceux qui ont subi les affres de la prison et de la persécution avec ceux qui ont volé l’argent du peuple et contribué à détourner sa volonté et à saboter son indépendance ? » a demandé Michel Aoun.
« Les esclaves d’hier sont-ils devenus les hommes libres d’aujourd’hui, alors qu’ils n’ont même pas le courage de saluer la main tendue vers eux si leur nouveau maître ne leur en donne pas l’autorisation ? » a encore affirmé le général.
Dénonçant la marginalisation d’une grande partie des Libanais, Michel Aoun a critiqué le refus de la majorité de consolider la présidence de la République par la formation d’un gouvernement d’union nationale qui consacrerait l’unité de décision. Il s’est aussi demandé si la majorité souhaite imposer un nouveau Taëf, international cette fois, sous la menace de la discorde confessionnelle et des guerres régionales. Il a par contre préconisé l’adoption d’un nouvel accord national interne qui serait le fruit d’une entente entre toutes les parties loin des interférences étrangères. Il a conclu son intervention en annonçant au peuple du Liban que « l’aube viendra malgré l’obscurité qui règne actuellement. Cette équipe qui monopolise le pouvoir et se place sous les ordres de l’étranger sera remplacée par une autre transparente, libre et nationaliste, à la hauteur de vos espoirs et de votre aspiration à une vie digne pour vous et vos enfants »…
Auparavant, la cérémonie présentée par la journaliste Shirley Murr avait commencé par la diffusion d’un film sur la période allant du gouvernement militaire présidé par le général Aoun à celle de la lutte des jeunes partisans du général contre la tutelle syrienne. Des militants qui ont accompagné Michel Aoun dans sa lutte depuis cette époque jusqu’à aujourd’hui se sont ensuite succédé à la tribune pour évoquer leur combat et les différentes étapes par lesquelles il est passé. Hekmat Dib, Kamal Yazigi, Ziad Abs, Walid Achkar, Antoine Khoury-Harb, Bachir Haddad et Chadi Hanna ont ainsi pris la parole, expliquant leur propre parcours, « pour témoigner et rétablir la vérité ». Rappelons encore que tout au long de la cérémonie retransmise en direct par la chaîne OTV et la radio Sawt al-Ghad, les responsables de ces médias se sont plaints d’un brouillage systématique.

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