Mouvement pour le Liban

Représentant le Courant Patriotique Libre en Belgique

Amnesty critique sévèrement le rapport Winograd sur la guerre au Liban

Posté par jeunempl le février 1, 2008

(AFP)

Amnesty International a sévèrement critiqué jeudi le rapport de la commission d’enquête israélienne sur la guerre du Liban à l’été 2006, estimant qu’il avait négligé des aspects cruciaux du conflit, comme les crimes de guerre.

Le “rapport Winograd”, du nom du chef de la commission israélienne Eliahou Winograd, présente de “graves lacunes”, a estimé l’organisation de défense des droits de l’homme dans un communiqué.

Ce rapport “a négligé d’enquêter sur un aspect crucial de la guerre: les politiques du gouvernement et les stratégies militaires qui n’ont pas fait de différence entre la population civile libanaise et les combattants du Hezbollah, et entre les cibles militaires et les infrastructures et les propriétés civiles”, a déploré Amnesty.

La commission d’enquête Winograd a cloué l’armée israélienne au pilori pour ses échecs au Liban malgré le fait qu’elle est la plus puissante du Proche-Orient, mais s’est montrée plus indulgente pour le Premier ministre Ehud Olmert qui échappe ainsi aux élections anticipées.

La commission a choisi de limiter son étude aux stratégies militaires et aux décisions politiques “et n’a pas fait de vrais efforts pour enquêter sur les violations de la législation humanitaire internationale, notamment les crimes de guerre commis par les forces israéliennes”, a noté Malcolm Smart, directeur du programme d’Amnesty pour le Moyen-Orient et l’Afrique du nord.

Dans une étude publiée en 2006, Amnesty avait conclu que c’était la population civile libanaise, et non les membres du Hezbollah, qui avait payé le prix le plus élevé en vies humaines.

Sur quelque 1.190 tués, la vaste majorité était des civils non impliqués dans le conflit, dont des centaines d’enfants, selon Amnesty.

L’organisation a appelé Israël à fournir à l’ONU les données sur les zones touchées par les bombes à fragmentation, utilisées par l’armée israéliennes pendant le conflit, et qui continuent de faire des victimes.

Amnesty a souligné également le besoin d’une enquête indépendante sur les violations des droits de l’Homme, dont les crimes de guerre, et demandé à Israël de réviser sa stratégie militaire.

Amnesty a par ailleurs appelé le Hezbollah, qu’elle accuse de crimes pendant le conflit de 2006, à renoncer à sa politique de représailles par des tirs de roquettes sur Israël.

Laisser un commentaire

XHTML: Vous pouvez utiliser ces étiquettes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <pre> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>