Bush lie la démocratie au Liban à la paix globale au proche-Orient
Posté par mplbelgique le novembre 27, 2007
Le président américain George W. Bush a lié mardi l’existence d’un Liban démocratique “sans interférences et intimidations extérieures” aux efforts plus larges en vue d’apporter la paix au Proche-Orient.
En ouvrant la conférence internationale d’Annapolis visant à mettre fin au conflit israélo-palestinien, M. Bush a promis de soutenir le Liban dans sa lutte pour sortir de l’impasse politique en se dotant d’un nouveau président.
“Les Libanais sont dans le processus d’élection d’un président. Cette décision revient au peuple libanais. Et il doit pouvoir le faire sans interférences et intimidations extérieures”, a-t-il dit dans un discours.
M. Bush n’a jamais mentionné l’influence de la Syrie sur son voisin. Des responsables syriens étaient présents dans la petite ville d’Annapolis, proche de Washington, pour cette conférence d’une journée sur la paix au Proche-Orient.
M. Bush s’est fortement engagé dans la reprise des négociations visant à une solution à “deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte-à-côte dans la paix et la sécurité”. Israéliens et Palestiniens sont convenus à Annapolis de tenter de parvenir à un accord de paix d’ici à la fin 2008.
“Et c’est pourquoi nous continuons à soutenir le peuple libanais. Nous croyons que la démocratie apporte la paix. Et la démocratie au Liban est vitale également pour la paix au Proche-Orient”, a-t-il dit.
“Au moment où il s’engage dans ce processus, le peuple libanais doit savoir que le peuple américain se tient à ses côtés. Et nous avons hâte de voir le jour où les Libanais pourront jouir des bienfaits de la liberté sans craintes de violence ou de coercition”, a-t-il ajouté.
La semaine en cours est décisive pour le Liban, dont le parlement doit élire un nouveau président, et beaucoup d’observateurs craignent que le pays ne sombre dans le chaos si le vide politique persiste.
